Arianne Clément
Arianne Clément est une photographe québécoise dont le travail porte sur les représentations sociales du corps, du vieillissement et de la mémoire[1]. Son travail a fait l’objet d’une couverture médiatique et de portraits dans plusieurs médias nationaux et internationaux[2],[3]. Diffusée à l’international, sa pratique se situe à la croisée de la photographie documentaire et d’une réflexion sur les normes visuelles contemporaines.
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Biographie
modifierBasée au Québec, Arianne Clément développe une pratique photographique centrée sur des récits individuels et les contextes sociaux dans lesquels ils s’inscrivent.
Elle est titulaire d’une maîtrise en photographie journalistique et documentaire de l’Université des arts de Londres, obtenue avec mention d’honneur[4].
Son travail a été présenté au Canada et à l’international, notamment en Europe, en Amérique du Nord et en Océanie[5].
Démarche artistique
modifierLe travail d’Arianne Clément s’intéresse à la représentation de corps et d’expériences peu visibles dans l’espace médiatique.
Ses séries portant sur le vieillissement proposent des représentations du grand âge, abordant la sexualité, la vulnérabilité, les relations affectives, la longévité, la santé et les formes d’exclusion sociale[6].
Certains projets documentent les rituels de beauté et les expériences du vieillissement, en proposant des représentations qui s’éloignent des normes sociales associées à la jeunesse[7].
Ses travaux ont été décrits comme explorant les notions d’apparence, de désir et de représentation à un âge avancé[3].
Ils interrogent les mécanismes sociaux qui influencent ce qui est montré ou invisibilisé dans les images[8].
Ses projets documentaires l’ont menée à explorer différentes approches du vieillissement à travers le monde, y compris dans des régions reconnues pour la longévité de leurs populations, dites « zones bleues »[9].
Son travail aborde aussi les questions d’amour et de sexualité au troisième âge[10].
Il s’inscrit dans des initiatives liées à la recherche sur le vieillissement, réunissant pratiques artistiques, institutions et milieux scientifiques[11].
Dans ce contexte, ses projets participent à interroger les représentations du vieillissement et à remettre en question les formes d’âgisme présentes dans les images contemporaines[12].
Dans une évolution récente, son travail s’oriente vers les questions de mémoire collective et de violence institutionnelle. Elle développe des projets consacrés à des enfants placés dans des institutions au Québec au XXe siècle, en s’intéressant aux mécanismes de silence, d’effacement et de transmission.
Œuvres majeures
modifier- 100 ans, âge de beauté[13]
- L’art de vieillir
- Comment vivre 100 ans
- Vieillir queer
- Les Amazones
Expositions
modifierLe travail d’Arianne Clément a été présenté dans plusieurs expositions individuelles et collectives à l’international, notamment au Griffin Museum of Photography (États-Unis, 2019)[14], au Helsinki Photo Festival (Finlande, 2019 et 2022)[15], au Head On Photo Festival (Australie, 2020)[16], au Festival Fotografico Europeo (Italie, 2021)[17], ainsi qu’au FotoFest Hawke’s Bay (Nouvelle-Zélande, 2023)[18].
Certaines images de son travail ont également été sélectionnées au World Report Award du Festival della Fotografia Etica, notamment en 2017[19], en 2019[20] et en 2022[21].
Son travail a par ailleurs été présenté dans divers contextes muséaux et événements internationaux, dont une exposition au Musée canadien pour les droits de la personne (Winnipeg, Canada)[22], au Museu da Água (Lisbonne, Portugal)[23], ainsi que dans des événements tels que Pride Photo[24].
Publications
modifier- Comment vivre 100 ans, livre photographique autoédité portant sur la longévité.
Réception
modifierLe travail d’Arianne Clément a fait l’objet de portraits, d’articles et d’analyses dans plusieurs médias au Canada et à l’international[25].
Des publications comme The Guardian, The Boston Globe, Newsweek, Radio-Canada, CBC, La Presse et HuffPost ont abordé son travail sous l’angle de la représentation du vieillissement, de la sexualité et des normes sociales[1],[5],[2].
Son travail a également été présenté dans des médias culturels et plateformes éditoriales telles que My Modern Met, Konbini, Urbania, Lifegate et Dodho Magazine, contribuant à sa diffusion internationale[3],[10].
Certaines publications mettent en lumière la manière dont son travail contribue à renouveler les représentations du vieillissement et à interroger les normes visuelles dominantes[26].
Distinctions
modifier- Grand prix canadien de photographie Regards sur notre monde (2017)
- Médaille d’or, Tokyo International Foto Awards (TIFA), catégorie Editorial Photo Essay (Professional) (2017)
- Prix Focus, catégorie portrait, Musée national de la photographie (2019)
- Moscow International Photo Awards : médaille d’or (Fine Art Nude) et médaille d’argent (Editorial Photo Essay), pour la série L’art de vieillir (2019)[27]
- Prix ÉquiLibre pour la série L’art de vieillir (2020)[28],[29]
- Muse Photography Awards (or et platine, 2021)
- New York Photo Awards (trois médailles d’argent, 2021)
Références
modifier- 1 2 « Article sur la représentation du vieillissement », sur The Guardian,
- 1 2 « Article sur les portraits de centenaires », sur Newsweek
- 1 2 3 « Portraits de personnes âgées et beauté intemporelle », sur My Modern Met,
- ↑ Caroline Lepage, « [PHOTOS] Elle rend hommage à la sensualité chez les aînées », sur Journal de Montréal,
- 1 2 « Article sur les perspectives photographiques du vieillissement », sur The Boston Globe,
- ↑ « Article sur la sensualité et le vieillissement », sur Lifegate,
- ↑ « Reportage sur les rituels de beauté chez les aînées », sur HuffPost Québec
- ↑ « Article sur la représentation de la vieillesse », sur Radio-Canada,
- ↑ « Essai photographique sur la longévité », sur Dodho Magazine,
- 1 2 « Article sur l’amour au troisième âge », sur Konbini,
- ↑ « Initiative pour contrer l’âgisme », sur GIRA
- ↑ « Article sur la lutte contre l’âgisme », sur Centre de recherche sur le vieillissement
- ↑ « Présentation du projet 100 ans, âge de beauté », sur Radio Canada International,
- ↑ « 100 Years, Age of Beauty », sur Griffin Museum of Photography
- ↑ « Arianne Clément – The Art of Aging », sur Helsinki Photo Festival
- ↑ « The Art of Aging », sur Head On Photo Festival
- ↑ « Festival Fotografico Europeo », sur Euro Photo Festival
- ↑ « How to Live to 100 », sur FotoFest NZ
- ↑ « World Report Award – Shortlist », sur Festival della Fotografia Etica
- ↑ « World Report Award 2019 – Shortlist », sur Festival della Fotografia Etica
- ↑ « World Report Award 2022 – Shortlist », sur Festival della Fotografia Etica
- ↑ [15]
- ↑ [16]
- ↑ « Arianne Clément », sur Pride Photo
- ↑ (en-GB) « 'We are who we are': what these 100-year-old women teach us about beauty », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-US) « Four photographers, four perspectives on aging and loss - The Boston Globe », sur BostonGlobe.com (consulté le )
- ↑ « Prix internationaux de photographie », sur Radio Canada International,
- ↑ « Prix ÉquiLibre et projet photographique », sur HuffPost Québec,
- ↑ « Le prix ÉquiLibre célèbre la beauté des aînés », sur La Presse,
Liens externes
modifier- Site officiel
- Victor André Pinheiro Cantuário, « Capturando os anos: a representação da velhice nos projetos de Arianne Clément », Anuário de Literatura, vol. 26, , p. 01–12 (ISSN 2175-7917 et 1414-5235, DOI 10.5007/2175-7917.2021.e77989, lire en ligne, consulté le )
- « Culturel : l'Estrienne Arianne Clément expose ses photographies à Valcourt | OHdio | Radio-Canada », sur ici.radio-canada.ca, (consulté le )
- « Arianne Clément ou les secrets de la longévité », sur Le Soleil, (consulté le )
- « « Comme Marilyn Monroe »… Arianne photographie la sexualité des aînés », sur 20 Minutes, (consulté le )
- « Culture : l'exposition Comment vivre 100 ans, d'Arianne Clément | OHdio | Radio-Canada », sur ici.radio-canada.ca, (consulté le )
