Armando Bacelar
Armando Filipe Cerejeira Bacelar, né le à Vila Nova de Famalicão au Portugal et mort le dans la même ville, est un avocat, écrivain et homme politique portugais.
| Armando Bacelar | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre des Affaires sociales | |
| – (1 an, 6 mois et 7 jours) |
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| Président | António Ramalho Eanes |
| Premier ministre | Mario Soares |
| Gouvernement | Ier gouvernement constitutionnel portugais |
| Prédécesseur | Jorge Sá Borges |
| Sous-secrétaire d'État à l'Administration Judiciaire | |
| – (2 mois et 2 jours) |
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| Président | António de Spínola |
| Premier ministre | Adelino da Palma Carlos |
| Gouvernement | Ier gouvernement provisoire portugais |
| – (10 mois et 9 jours) |
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| Président | Francisco da Costa Gomes |
| Premier ministre | Vasco dos Santos Gonçalves |
| Gouvernement | IIIe gouvernement provisoire portugais IVe gouvernement provisoire portugais |
| Député portugais | |
| – (5 ans, 5 mois et 10 jours) |
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| Réélection | 26 avril 1976 2 décembre 1979 |
| Circonscription | Braga |
| Législature | Constituante Ire |
| Groupe politique | PS |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Vila Nova de Famalicão |
| Date de décès | (à 78 ans) |
| Lieu de décès | Vila Nova de Famalicão |
| Nationalité | Portugaise |
| Parti politique | PCP (1941-1958)
PS (à partir de 1974) |
| Conjoint | Elisa Amado Bacelar |
| Enfants | Manuela, Rui et Eva |
| Profession | Avocat, Ecrivain |
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Homme de lettres et avocat, il participe très jeune à la résistance antifasciste portugaise face au régime dictatorial d'Antonio de Olivera Salazar. Arrêté à de nombreuses reprises et emprisonné pour ses combats et son appartenance au Parti communiste portugais, il dédiera sa carrière d'avocat à la défense des prisonniers politiques.
Après la révolution des œillets et la chute de l'Estado Novo, il devient Sous-secrétaire d’État à l'Administration Judiciaire (puis à la Justice) dans presque tous les gouvernements provisoires successifs. Sa notoriété populaire ayant atteint Mario Soares qui le propulse en 1976 au poste de ministre des Affaires sociales.
Membre du Parti socialiste portugais, il devient député de Braga en 1975 jusqu'en 1980 d'abord sous la législature constituante puis sous la première législature et le premier gouvernement constitutionnel portugais.
Écrivain néo-réaliste, il laisse sa postérité tant au sein de la littérature portugaise que dans les journaux, activité qu'il exercera jusqu'à son sa mort.
Il décède le à l'âge de 78 ans.
Biographie
modifierJeunesse et formation
modifierNé le à Vila Nova de Famalicão au Portugal. Très jeune, il développe un attrait pour la littérature.
Durant les années 1920, le Portugal connait l'une des plus grandes crises économiques et sociales de son histoire, la république récemment instaurée après la chute du régime monarchiste n'ayant pas réussi à atteindre ses objectifs de redressement. Alors qu'Armando Bacelar est devenu lycéen, le président du conseil des ministres Antonio de Olivera Salazar, proclame en 1933 l'Estado Novo, épilogue d'une période d'instabilité politique. Le régime, dictatorial et corporatiste, pousse le jeune Armando Bacelar à rejoindre plusieurs journaux (dont le bimensuel académique Alma Nova) comme premier acte de résistance[1].
Étudiant le droit à l'Université de Coimbra où il obtiendra son diplôme d'avocat, il s'engage au sein du bloc académique antifasciste.
Il rencontre au sein des cercles antifascistes Elisa Amado, activiste féministe et membre du Conseil national des femmes portugaises au sein de l'Association portugaise féminine pour la paix. Tous deux se marient à la fin des années 1940. De leur union naît trois enfants : Manuela, Rui et Eva. En parallèle, elle occupe la profession de traductrice d'œuvres féministes.
Engagement politique après du Parti communiste
modifierDans les années 1940, il continue son combat en militant auprès de journaux locaux et nationaux, au sein de Via Latina et Estrela do Minho. En 1941, il assiste régulièrement à des réunions clandestines du Parti communiste portugais où il rencontre notamment Pedro Soares. Il mit ses compétences d'écrivain au sein du parti dans l'objectif de réorganiser la résistance politique en réutilisant notamment, plusieurs journaux organes du Parti socialiste dissous. Beaucoup de ces organes de presse furent dissous quelques années plus tard[1].
En parallèle, Armando Bacelar initie au Portugal le mouvement philosophique du néo-réalisme qu'il implante dans la littérature et la critique.
En 1947, Bacelar est arrêté et emprisonné pour complot contre la sécurité de l'État. Il est relâché peu après.
Unification de l'opposition
modifierDans les années 1950, il s'allie avec plusieurs avocats pour fonder le Mouvement national démocratique qui soutient la candidature de Ruy Luis Gomes aux élections présidentielles.
Entre 1957 et 1969, Armando Bacelar s'engage avec d'autres avocats dans la demande d'ouverture de plusieurs affaires autour de la PIDE et des violences commises par la police salazariste. En 1961, il rejoint le Front patriotique de libération nationale basée à Alger. Il rédige plusieurs manifestes politiques à l'attention du mouvement et continue d'écrire ses œuvres de littérature. En 1958, face à un parti communiste qui défend de plus en plus une vision radicale de son idéologie, il quitte l'organisation. En 1969, il tente de rassembler l'ensemble des partis d'opposition dans l'objectif de faire front au parti du régime, sans succès. Il parvient toutefois à se faire élire en 1957 au Conseil de l'Ordre des avocats, place proche du pouvoir[1].
Chute du régime salazariste et montée du socialisme
modifierAprès le renversement du régime en 1974 lors de la révolution des Œillets, Armando Bacelar, jouissant d'un très grande popularité, est appelé à rejoindre un poste gouvernemental dans l'objectif de réformer la justice. De mai à juillet 1974 et de septembre 1974 à août 1975, il devient sous-secrétaire d'état au ministère de la justice dans les premier, troisième et quatrième gouvernements provisoires. Alors que le régime républicain restauré est menacé de disparaître face à la menace de militants d'extrême-gauche cherchant à généraliser le communisme dans le pays, Armando Bacelar s'engage auprès du Parti socialiste et brigue en 1976 le poste de député dans la circonscription de Braga, ville dans laquelle il a énormément écrit et publié ses visions politiques dans les journaux. Il est élu le et réélu le au sein de la nouvelle assemblée constituante[1],[2].
Après la victoire du Parti socialiste mené par Mario Soares en 1976, le premier ministre socialiste élu nomme son nouveau gouvernement dans lequel Bacelar occupe désormais la position de ministre des Affaires sociales. Il n'est toutefois par reconduit en 1978 dans le second gouvernement de Mario Soares.
Départ de la vie politique
modifierLe , Armando Bacelar est décoré de l'Ordre de l'Infant Dom Henri au grade de Grand-Croix pour sa contribution au rayonnement de la culture Portugaise et son parcours politique.
Il décède le à Vila Nova de Famalicão, sa ville de naissance.
Parcours politique
modifierArmando Bacelar rejoint dans sa jeunesse plusieurs mouvements antifasciste affiliés à l'extrême-gauche portugaise (notamment auprès du Parti communiste) en travaillant dans plusieurs organes de presse clandestins du parti socialiste dissous. Le communisme étant sévèrement répréhensible sous le régime de Salazar, il adopte plusieurs dizaines de noms de plume afin d'éviter son incarcération. De 1941 à 1958, il s'engage officiellement auprès du PCP et rejoint le Front patriotique de Libération National d'où il publie plusieurs manifestes à destination des expatriés portugais souhaitant lutter contre le régime dictatorial. Il quitte le PCP en 1958, jugeant la ligne du parti trop autoritaire et extrémisme. Peu à peu, il se rapproche du courant socialiste et attire la sympathie de militants de gauche socialiste expatriés à l'étranger dont Mario Soares qui, une fois de retour au Portugal en 1974, le nommera ministre des Affaires sociales dans le premier gouvernement constitutionnel.
Après la révolution des œillets, Armando Bacelar, déjà remarqué par sa défense des militants de gauche emprisonnés par le régime, est appelé à participer à la transition vers un régime démocratique et républicain. Entre 1974 et 1975, il occupe deux fois la charge de Sous-secrétaire d'État à l'Administration judiciaire (ministère de la Justice) en pleine instabilité politique rythmée par la chute des gouvernements dirigés par la Junte de salut national.
Le 26 avril 1975, il parvient à se faire élire député dans la circonscription de Braga, circonscription symbolique de son combat (de nombreux journaux dans lesquels il a travaillé sont publiés depuis Braga, centre de l'opposition de gauche sous le régime d'Estado Novo. Il entre alors à l'Assemblée de la République pour la première législature constituante.
Le Parti socialiste ressort victorieux de ces premières élections parlementaires et propulse Mario Soares au poste de chef du gouvernement. Le premier ministre appointe alors Bacelar au poste de ministre des Affaires sociales, poste qu'il conservera jusqu'en 1978, date à laquelle il démissionne en affirmant avoir accompli son travail au sein du ministère.
Armando Bacelar est réélu député le 2 décembre 1979 dans la première législature constituante de l'Assemblée de la République. Il ne siègera cependant qu'un peu moins d'un an avant de démissionner de son poste. Il se retire alors de la vie politique.
Toutefois, Armando Bacelar continuera d'animer les réunions du Parti socialiste et intervient souvent sur la question de la justice et de la liberté sociale.
Ouvrages
modifierHonneurs et distinctions
modifierHonneurs
modifier- En , il fait partie des 120 avocats prisonniers et résistants au régime de l'Estado Novo honorés à l'Assemblée de la République.
Distinctions
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Grand officier de l'Ordre de l'Infant Dom Henri (
Portugal) (1996)[3]- Médaille d'or de la commune de Villa Nova de Famalicão
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 « Armando Filipe Cerejeira Pereira Bacelar | Memória Comum », sur memorial2019.org (consulté le )
- ↑ (pt) « Biografia » [archive du ], sur www.parlamento.pt (consulté le )
- ↑ « ENTIDADES NACIONAIS AGRACIADAS COM ORDENS PORTUGUESAS - Página Oficial das Ordens Honoríficas Portuguesas », sur www.ordens.presidencia.pt (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique :

