Armée des Pyrénées occidentales
L’armée des Pyrénées occidentales est une armée de la Révolution française. Elle se battit en Pays basque et en Navarre, sous les ordres, entre autres, des généraux D'Elbecq et de Moncey, jusqu'à la paix en 1795. Thomas Alexandre Davy de la Pailleterie Dumas dit le général Dumas, nommé commandant en chef en , la quitta sans jamais l'avoir commandée.
Création et évolution
modifier- créée, par décret du 1er mai 1793[1], de la division de l'armée des Pyrénées en armée des Pyrénées orientales et en armée des Pyrénées occidentales, au déclenchement de la guerre contre l'Espagne ;
- elle est dissoute par arrêtés des 26 Thermidor, 8 et 30 Fructidor An III (13, et ) et cesse d'exister le 20 vendémiaire An IV () après conclusion de la paix avec l'Espagne (traité de Bâle (22 juillet 1795)).
Généraux
modifier- du au : général Servan
- du 5 au , par intérim : général de La Bourdonnaye
- du au : général d'Elbecq
- du au , provisoirement : général Deprez-Crassier
- du au , provisoirement : général Muller (en l'absence de Muller en , c'est le général Jean Henri Guy Nicolas de Frégeville, marquis de Grandval qui commande l'armée).
- du au : général Moncey
- Observations
Le général Alexandre Dumas, nommé général en chef de l’armée des Pyrénées occidentales par arrêté du Conseil exécutif du , rejoignit bien cette armée le ; mais les représentants en mission s'opposèrent à ce qu'il prenne le commandement en chef et le conservèrent provisoirement au général Muller, par un arrêté en date du 29.
Au commencement de décembre, sur un nouvel ordre du Conseil exécutif, le général Dumas quitta l’armée des Pyrénées occidentales sans l'avoir commandée, pour conduire une colonne de renfort à l'Armée de l'Ouest.
Quartier général
modifierLe quartier général est d’abord placé à Bayonne, puis à Saint-Jean-de-Luz[2].
Effectifs
modifierLors de son déploiement au printemps 1793, elle compte 8 000 hommes, organisés en deux divisions, elles-mêmes regroupant 15 bataillons et 18 compagnies franches.
Mi-1794, ses effectifs atteignent 66 000 hommes.
La division de gauche (PC : Saint-Jean-Pied-de-Port) est commandée par le général Lamoureux de Genettière[3]. Blessé, il est remplacé le par le général Dubouquet[4].
Elle est divisée en deux divisions, la 3e de l’armée commandée par le général Moncey, et la division de réserve, basée à Saint-Jean-Pied-de-Port par le général Mauco. Les autres divisions de l’armée des Pyrénées occidentales sont alors commandées par les généraux Delaborde et Frégeville. Les divisions de front ont 31 bataillons.
En , une nouvelle division est formée, sous les ordres du général Marbot.
En , elle compte 66 bataillons et quatre régiments de cavalerie[5].
À la dissolution de cette armée :
- 18 bataillons et un régiment de troupes à cheval restèrent en garnison dans l'arrondissement de l'armée.
- 36 bataillons et 2 régiments de troupes à cheval rejoignirent l'Armée de l'Ouest.
Composition
modifierRégiments et demi-brigades ayant fait partie de l'armée des Pyrénées occidentales[6].
Opérations
modifierVoir aussi
modifierSources
modifier- C. Clerget : Tableaux des armées françaises pendant les guerres de la Révolution, Librairie militaire, 1905.
- Louis de Marcillac, Histoire de la guerre entre la France et l'Espagne pendant les années de la Révolution française 1793, 1794 et partie de 1795, Paris, Magimel, 1808, 343 p.
- Mémoires sur la dernière guerre entre la France et l'Espagne dans les Pyrénées occidentales, Paris, Strasbourg, Treuttel et Wurtz, 1801, 234 p.
Notes
modifier- ↑ Guy Lalanne, Urrugne, Ekaïna, , p. 140.
- ↑ Gérard Folio. La citadelle et la place de Saint-Jean-Pied-de-Port, de la Renaissance à l’Époque Contemporaine, in Cahier du Centre d’études d’histoire de la défense n° 25 Histoire de la fortification, 2005 (ISBN 2-11-094732-2), En ligne www.cehd.sga.defense.gouv.fr, consulté le 3 mars 2007, p 134
- ↑ Gérard Folio, op. cit., p 135
- ↑ Gérard Folio, op. cit., p 136
- ↑ Gérard Folio, op. cit., p 138
- ↑ L'armée des Pyrénées occidentales. Éclaircissements historiques sur les campagnes de 1793, 1794, 1795 par E Ducéré page 165
- 1 2 Le nombre et les numéros des bataillons ne sont pas indiqués dans l'ouvrage