Arnold Meijer

personnalité politique hollandaise

Arnoldus Jozephus Meijer, né le 5 mai 1905 à Haarlemmermeer et mort le 17 juin 1965 à Oisterwijk, est un homme politique néerlandais fasciste.

Arnold Meijer
Biographie
Naissance
Décès
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Oisterwijk ou Oisterwijk (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Arnoldus MeijerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Partis politiques
Condamné pour

Arnold Meijer naît à Haarlemmermeer. Élevé dans la foi catholique romaine et formé au sein de plusieurs séminaires, il subit promptement l’influence de Wouter Lutkie, prêtre catholique et partisan du fascisme[1]. Après un séjour éphémère au Parti d’État catholique-romain, qu’il estime excessivement modéré, Meijer entreprend de collaborer au périodique autoritaire De Rijkseenheid ainsi qu’au journal De Fascist de la Ligue fasciste générale néerlandaise[1]. Il adhère bientôt à ladite Ligue et, disposant de l’héritage paternel, fonde son propre organe de presse, Zwart Front[1]. Accédant à une position d’influence au sein de la Ligue, il entre en différend avec le dirigeant Jan Baars et, en 1934, provoque une scission, entraînant dans son sillage un certain nombre d’adeptes[1]. Peu après, il revendique le nom de Front noir pour son nouveau mouvement et se rend même auprès de Benito Mussolini, accompagné de Lutkie, afin d’obtenir l’assentiment du chef fasciste[1].

Le Front ne parvient toutefois pas à exercer une influence notable sur le terrain électoral. Lors des élections générales de 1939[2], il n’obtient ainsi que 0,2 % des suffrages, bien qu’Arnold Meijer recueille personnellement 21,4 % des voix dans la circonscription d’Oisterwijk. Cette faible implantation conduit la faction de Meijer à être intégrée, en 1940, au nouveau Front national[1]. Le mouvement est interdit par les autorités nazies le 13 décembre 1941, principalement en raison de son caractère catholique[3]. Malgré cette interdiction, Meijer est autorisé à se retirer de la vie politique sans faire l’objet de poursuites immédiates[1]. Arrêté le 27 octobre 1944, il est incarcéré dans l’ancien camp de concentration SS de Vught jusqu’au 7 mai 1945, date à laquelle il parvient à s’évader et à gagner la Belgique. La même année, il publie un ouvrage consacré au traitement réservé aux anciens collaborateurs, intitulé Pruisische practijken in herrijzend Nederland!. Il regagne les Pays-Bas en 1946 afin d’y purger une peine de cinq années d’emprisonnement pour aide à l’ennemi, peine qui est ramenée à quatre ans en appel[1].

Meijer est libéré de prison en 1948 et reprend une activité dans le domaine politique en collaborant au journal Aristo, favorable aux positions de Lutkie. Il ne renouvelle toutefois pas son engagement antérieur au sein d’un parti politique. Il meurt à l’âge de 60 ans à Oisterwijk.

Meijer se montre davantage attiré par le fascisme italien que par le nazisme allemand, tout en partageant avec ce dernier un antisémitisme virulent. Par la suite, il infléchit toutefois quelque peu ses positions et adresse notamment à Adolf Hitler des lettres dans lesquelles il condamne la persécution des Juifs[4].

Références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Arnold Meijer » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 Philip Rees, Biographical Dictionary of the Extreme Right Since 1890
  2. R.J.B. Bosworth, The Oxford Handbook of Fascism, Oxford University Press, 2009, p. 454
  3. Bosworth, The Oxford Handbook of Fascism, p. 458
  4. (nl) Adriaan Venema, « Schrijvers, uitgevers en hun collaboratie. Deel 2 De harde kern », dbnl.org, Digitale Bibliotheek voor de Nederlandse letteren, (consulté le )

Liens externes

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