Arthur Arnould

écrivain et journaliste français

Arthur Arnould (aussi connu sous les pseudonymes d'Arthur Matthey et Jean Mattheus) (Dieuze (Meurthe), Paris, ), est un journaliste, écrivain, militant socialiste et théosophe français.

Arthur Arnould
Arthur Arnould vers 1890 photographié par Pierre Petit (photographe).
Fonction
Adjoint au maire
4e arrondissement de Paris
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 62 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Edmond Arthur Arnould
Pseudonymes
Arthur Matthey, A. MattheyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Conjoint
Delphine de Cool (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Idéologie
Membre de
Influencé par
signature d'Arthur Arnould
Signature.

Ancien employé de l’Assistance publique sous le Second Empire, il milite au sein de l'Association internationale des travailleurs (AIT) puis participe à la Commune de Paris[1]. Exilé en Suisse où il se rapproche de Bakounine, il revient en France en 1880 et devient un adepte de l'ésotérisme et de la théosophie.

Biographie

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Journaliste et militant socialiste sous le Second Empire

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Arnould naît dans une famille aisée et intellectuelle. Son père, Edmond Arnould, était professeur au Collège de France. Après une courte carrière administrative à la préfecture de la Seine, Arthur Arnould, devient journaliste d'opposition au Second Empire. Il fut aussi théosophe et martiniste[2].

D'abord secrétaire de rédaction à la Revue nationale puis rédacteur à la Revue moderne, il a publié des articles sur différents auteurs, notamment sur Edgar Allan Poe. Il débuta en politique dans l'Opinion nationale et dans L'Époque, où il fait l'objet d'une condamnation à la suite d'un article, « La foire aux sottises », dans lequel il avait critiqué sans ménagement les sergents de ville parisiens[3]. Il fonde le Journal du peuple avec Louis Noir et quelques autres rédacteurs de la Marseillaise. Il écrit aussi dans l'Avant-Garde.

La Commune de Paris et l'exil

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Après la proclamation de la République, le , il est nommé adjoint au maire du IVe arrondissement. Le , il est élu au Conseil de la Commune par le IVe et le VIIe arrondissements, avec 8 608 voix. Il est d'abord membre de la Commission des Relations extérieures, puis de celle du Travail et de l'Échange (), puis des Subsistances () et enfin de l'Enseignement (). Le il est chargé du Journal Officiel de la Commune. De tendance proudhonienne et anarchisante, il appartient à la minorité du Conseil et vote contre la création du Comité de Salut public. Il demande que les séances du conseil soient aussi publiques que possible, que les rapports militaires soient affichés et que le secret soit supprimé.

D'après Paul Delion (auteur des Membres de la Commune et du Comité central en 1871), Arthur Arnould était très isolé au sein du Conseil, à la fois traité d'aristocrate à cause de sa mise soignée et de réactionnaire à cause de ses protestations.

Après la Semaine sanglante, il se réfugie en Suisse et ne revient en France qu'après l'amnistie de 1880. Pendant son exil en suisse, il participe au journal anarchiste Le Travailleur, publié à Genève par Charles Perron et Élisée Reclus[4].

Théosophie et fin de vie

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En 1890, il épouse l'artiste Delphine de Cool. Il meurt dans le 10e arrondissement de Paris en 1895[5], à 62 ans, après avoir vécu plusieurs années retiré dans leur villa d'Aulnay-les-Bondy, se consacrant à la théosophie. Président de la branche française de la Société théosophique, il prend la suite d'Hélène Blavatsky à la direction de la rédaction du Lotus Bleu, et rédige plusieurs ouvrages spiritualistes[6].

Œuvres

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Il a écrit L'État et la Révolution (1877), une Histoire populaire et parlementaire de la Commune de Paris, éditée en 1878 à Bruxelles par Henry Kistemaeckers, et quelques romans sous le pseudonyme d'Arthur Matthey, Matthey du nom de sa première épouse.

Œuvres sur la Commune de Paris

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  • Arthur Arnould (préf. Bernard Noël), Histoire populaire et parlementaire de la Commune de Paris, Paris, Klincksieck, coll. « Critique de la Politique », (lire en ligne).
  • Arthur Arnould (préf. Bernard Noël), L'État et la Révolution, Lyon, Jacques-Marie Laffont et associés, .
  • Gustave Lefrançais et Arthur Arnould (préf. Marc Vuilleumier), Souvenirs de deux communards réfugiés à Genève, 1871-1873, Genève, Collège du travail, .

Romans sous le pseudonyme d'Arthur Matthey

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Œuvres spiritualistes

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  • Les croyances fondamentales du bouddhisme, Paris, Société théosophique, , 72 p. (OCLC 901808263).

Œuvres historiques

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Notes et références

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  1. « ARNOULD Arthur », dans Dictionnaire des anarchistes (lire en ligne).
  2. Richard Raczynski, Un dictionnaire du Martinisme, Paris, Dualpha éditions, , p. 57.
  3. Le Constitutionnel, , p. 3.
  4. René Bianco, « Le Travailleur : revue socialiste révolutionnaire », sur Le Bianco (consulté le )
  5. Son acte de décès (n° 5073) dans le registre des décès du 10e arrondissement de Paris pour l'année 1895.
  6. Le Grand Echo du Nord de la France du 27 novembre 1895 sur Gallica.

Voir aussi

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Notices biographiques

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Articles connexes

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Liens externes

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