Arzier-Le Muids
Arzier-Le Muids, appelée simplement Arzier jusqu'en , est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de Nyon.
| Arzier-Le Muids | ||||
Vue du bâtiment communal à Arzier. | ||||
Armoiries |
Drapeau |
|||
| Administration | ||||
|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||
| Canton | ||||
| District | Nyon | |||
| Localité(s) | Arzier, Le Muids, Le Montant, La Chèvrerie | |||
| Communes limitrophes | Le Chenit, Bassins, Vich, Genolier, Givrins, Saint-Cergue, France | |||
| Syndique Mandat |
Louise Schweizer 2021-2026 |
|||
| NPA | 1273 | |||
| No OFS | 5702 | |||
| Démographie | ||||
| Gentilé | Brénard | |||
| Population permanente | 2 968 hab. (31 décembre 2024) | |||
| Densité | 57 hab./km2 | |||
| Langue | Français | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 46° 28′ nord, 6° 13′ est | |||
| Altitude | 881 m |
|||
| Superficie | 51,91 km2 | |||
| Localisation | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Suisse
Géolocalisation sur la carte : Suisse
Géolocalisation sur la carte : canton de Vaud
| ||||
| Liens | ||||
| Site web | www.arzier.ch | |||
| Sources | ||||
| Référence population suisse[1] | ||||
| Référence superficie suisse[2] | ||||
| modifier |
||||
Géographie
modifier
Localisation
modifier| Bois d'Amont |
Le Chenit | |||
| Les Rousses |
N | Bassins | ||
| O Arzier-Le Muids E | ||||
| S | ||||
| Saint-Cergue | Genolier Givrins |
Begnins Vich |
Composée de deux villages (Arzier et Le Muids) et de deux hameaux (Le Montant et La Chèvrerie), cette commune est la plus étendue du district. C'est sur son territoire, que fut établie en 1146 la chartreuse Notre-Dame d'Oujon, qui est la plus ancienne chartreuse de Suisse[3]. Le territoire communal forestier (la commune étant la 41e plus boisée de Suisse (soit 3 690 ha)[réf. nécessaire]) s'étend sur une partie du parc naturel régional Jura vaudois.
Population
modifierGentilé et surnom
modifier
Les habitants d'Arzier s'appellent les Brénards[4], à l'origine un surnom[5] venant d'un grand incendie dans le village[réf. nécessaire] (« brenards » vient de l'allemand brennen[réf. nécessaire], qui veut dire « brûler »).
Les habitants de Le Muids sont surnommés les Raffis[4], qu'on peut rapprocher de raffa, soit la diarrhée en patois vaudois[5].
Histoire
modifierNom de la commune
modifierDepuis leur création par les moines d'Oujon en 1304, les deux villages d'Arzier et de Le Muids ne forment qu'une seule administration. Lors de son autonomie communale érigée en 1657, la commune est alors dirigée par un conseil dont les membres viennent pour moitié de chacun des villages. En 1962, le Conseil d'État, suivant en cela le Répertoire officiel des communes de Suisse fédéral, ampute le nom de la commune pour ne garder que celui d'« Arzier », et ceci malgré un recours déposé par les autorités communales. Le , le conseil communal accepte un préavis demandant un retour au nom originel de la commune ; à la suite de préavis favorables rendus par la Commission cantonale de nomenclature et par l'Office fédéral de topographie, le Conseil d'État approuve ce changement de nom lors de sa séance du [6].
En 1862, lors du traité des Dappes, la frontière avec la France fut repoussée au nord-ouest parallèlement à l'ancienne (sauf en face du bourg de Bois d'Amont) où l'ancien tracé est resté. Arzier s'accroit donc aux dépens de Bois d'Amont et des Rousses sur le versant ouest du Noirmont.
Patrimoine bâti
modifierÉglise réformée, anciennement Saint-Antoine. Elle est bâtie en même temps que la cure, ensuite de la fondation de la paroisse en 1306. Chœur transformé en logement vers le milieu du XIXe siècle. Subsistent la nef rectangulaire et un clocher en façade muni d’un porche. Chaire du XVIIe siècle [7].
Cure reconstruite en 1647-1648, avec conservation de rares vestiges médiévaux. Construction d'un étage et d'une annexe de 1752[7].
Le couvent, ancienne chartreuse Notre-Dame d’Oujon.
La Violette, maison rurale transformée en 1875 en « chalet à l’Américaine » par Henry-Isaac Brbey-Lorillard, originaire de Chexbres mais établi à New-York et Bellevue. Il en fait sa maison d’altitude, à 1000 m, pour y passer les mois les plus chauds de l’été. Si l’on connaît les principaux artisans de cette transformation, comme Auguste Dorier, tailleur de pierre, Félix Bricolens, plâtrier, et Louis Cujean, charpentier, on ignore cependant encore le nom de l’architecte[8].
Centre communal et scolaire, 1987, par Vincent Mangeat.
Vie politique
modifierLa commune d’Arzier-Le Muids est administrée par une municipalité de 5 membres (exécutif) et un Conseil communal de 55 membres (législatif). Louise Schweizer, fille de l’ancien syndic Eric Schweizer[9], est élue syndique le 8 mai 2016[10]. Largement réélue lors des élections communales de 2021[11], elle exerce cette fonction jusqu’en 2026. À l’issue des élections communales de mars 2026, Philippe Dieffenbacher est élu à la Municipalité puis désigné tacitement syndic[12].
Références
modifier- ↑ « Bilan démographique selon le niveau géographique institutionnel »
, sur Office fédéral de la statistique (consulté le ). - ↑ « Portraits régionaux 2021: chiffres-clés de toutes les communes »
[xls], sur Office fédéral de la statistique (consulté le ). - ↑ Auberson, p. 24
- 1 2 « Présentation de la commune », sur arzier.ch
- 1 2 Charles Roux, Noms et sobriquets des Vaudois, Yens-sur-Morges, Cabédita, , 129 p. (ISBN 2-88295-339-9), p. 14
- ↑ [PDF] Canton de Vaud, Exposé des motifs et projet de loi modifiant la loi du 30 mai 2006 sur le découpage territorial (LDecTer) (lire en ligne)
- 1 2 Guide artistique de la Suisse : Jura, Jura bernois, Neuchâtel, Vaud, Genève, vol. 4a, Berne, Société d'histoire de l'art en Suisse, , 642 p. (ISBN 978-3-906131-98-6), p. 313.
- ↑ Catherine Schmutz Nicod, « Chalétisation à l’Américaine. La Violette à Arzier », Monuments vaudois, vol. 13, , p. 23-30 (ISSN 1664-3011).
- ↑ Caroline Gebhard, « L’ancien syndic Eric Schweizer s’en est allé », Quotidien, , Page 7 (lire en ligne
[html]) - ↑ Yves Merz, « Louise Schweizer est élue syndique d'Arzier », 24 heures, (lire en ligne)
- ↑ « Résultats communales 2021 - Arzier-Le Muids: quatre élus seulement au premier tour », Quotidien, (lire en ligne
[html]) - ↑ Bureau électoral, « Commune d’Arzier-Le Muids : Élection à la Syndicature du 26 avril 2026 (1er tour), Procès-verbal d'élection tacite »
[PDF], sur arzier.ch,
Bibliographie
modifier- Laurent Auberson, L'Ancienne chartreuse Notre-Dame d'Oujon, Arzier (VD), Berne : Société d'histoire de l'art en Suisse, 1996 (ISBN 3857826002)
- Gilbert Rochat, Histoire d'Arzier-Le Muids, Nyon : Impressions multigr., 1967. (OCLC 84513700)
Liens externes
modifier- Site officiel
- Ressource relative au spectacle :
- Alphabet des communes vaudoises