Asayel
Asayel (en arabe أصايل), auparavant Asayel Slay, pseudonymes d'Asayel Bishi, ou Aṣāyel al-Bīshī, née à La Mecque, est une rappeuse saoudienne.
Biographie
modifierC'est en s’intéressant à la musique qu'Asayel apprend l'anglais, langue qui n'est alors pas enseignée à l'école. Elle écrit des chansons dans cette langue[1].
Asayel sort en 2020 un clip vidéo d'une chanson intitulée Bint Mekka (« la fille de La Mecque »), chantée en arabe et en anglais, célébrant les femmes de la ville de la Mecque[2]. Le prince Khalid Ben Faisal (en), gouverneur de la Mecque, s'offusque du contenu de la chanson, offensant selon lui « les mœurs et les traditions des Mecquois et contredis[ant] la haute identité et les coutumes des fils de La Mecque »[3]. Il réclame l'arrestation et l’emprisonnement de la chanteuse. Le clip est supprimé sur Youtube, et la chaine de la chanteuse suspendue. Outre le fait que le rap féminin ne soit pas en faveur auprès des autorités, Asayel est métisse d'origine africaine, et elle fait l'objet de commentaires racistes sur les réseaux sociaux, le racisme s'y mêlant à la misogynie[2],[4]. L'affaire attire l'attention des médias dans le monde entier[5],[6],[7].
La peau noire d'Asayel n'est pas un motif de censure de la part des autorités, contrairement à son statut de rappeuse, mais révèle un racisme présent dans la société saoudienne à l'égard de la minorité Asmar (« noire »)[8].
Asayel déclare par la suite avoir été simplement interrogée par le procureur pour avoir tourné une vidéo sans permis[9].
Après avoir remporté un concours musical, XPerform, en 2023, elle signe avec le label saoudien MDLBeast[1].
Son premier single, Asliyah, est ponctué d'argot Hejazi, et se présente plus comme une performance parlée que comme un rap. Elle déclare avoir été motivée pour sortir ce morceau par la perspective de créer une « communauté musicale féminine »[10].
Au titre de ses influences, elle cite le chanteur saoudien Abdallah al-Ruwaiched (en), et la rappeuse américaine Doja Cat[1].
Singles
modifier- 2024 : Asliyah
Prix
modifier- 2023 : XPerform.
Références
modifier- 1 2 3 Nada Alturki, « Pour la chanteuse saoudienne Asayel, plus qu’un art, la musique est un langage », sur arabnews.fr, .
- 1 2 Nada Alturki, « En Arabie saoudite, la chanson de la rappeuse Asayel Slay crée la controverse », sur France Info, .
- ↑ Anthony Bellanger, « La "fille de La Mecque" et les conservateurs », sur France Inter, .
- ↑ « Les autorités de La Mecque ordonnent l’arrestation d’une rappeuse saoudienne », sur Le Monde, .
- ↑ (en) Shireen Khalil, « Saudi officials have called for rapper Asayel Slay to be arrested over her music clip Mecca Girl », sur news.com.au, .
- ↑ (da) Morten Bjerregaard, « Ny musikvideo var for meget for saudiarabisk prins: Kvindelig rapper beordret anholdt », sur DR, .
- ↑ (en) « Mecca governor orders arrest of Saudi female rapper », sur Al Jazeera, .
- ↑ (en) Coline Houssais, « “Visible invisibility”: from traditional ṭaggāgāt to Samra female pop stars, representations and performativity of race and gender in the northern Arabian Peninsula », Arabian Humanities, vol. 18, (lire en ligne).
- ↑ (en) « Saudi female ‘Mecca Girl’ rapper: I was not detained, planning new video », sur Al Arabiya English, .
- 1 2 Adam Grundey, « La rappeuse saoudienne Asayel évoque son premier single, «Asliyah» », sur arabnews.fr, .