Asrir
Asrir (en tamazight ⴰⵙⵔⵉⵔ) est une commune rurale marocaine de la province de Guelmim[1], dans la région Guelmim-Oued Noun, qui comprend une série d'oasis.
Géographie
modifierÉconomie
modifierLa nappe phréatique a beaucoup baissé de niveau dans la seconde moitié du XXe siècle, et le système d’irrigation traditionnel est à bout de souffle, compromettant fortement la production agricole et le maintien de l’oasis. L’agriculture est aussi touchée par la fusariose (bayoud), champignon qui tue les arbres[2].
Le programme de sauvegarde des oasis du gouvernement marocain a permis de construire le barrage de Fam El Hisn : cette petite retenue crée des infiltrations qui réalimentent la nappe souterraine[2]. La coopérative Waha élabore plusieurs produits à partir du cactus (huile, alimentation pour le bétail, confiture)[2].
Enfin, l'oasis de Tighmert dispose d'un gîte pour accueillir le tourisme.
Démographie
modifierAsrir a une population composée par des tribus différentes : Azwafits, ait al khanouss, mbark ou said, ...
Au XIe siècle, l'oasis a pu abriter environ 100 000 habitants[2]. Actuellement, la baisse du niveau de la nappe phréatique et les conditions de vie difficile ont fait baisser la population à environ 4 000 habitants[2]. De 1994 à 2004, la population de la commune est passée de 3 754 à 3 715 habitants[1].
Administration et politique
modifierPatrimoine
modifierOn situe la ville disparue de Noul Lamta[3] dans les restes de fortifications encore présent sur une colline dominant Asrir[4]. Cette cité qui connu son heure de gloire sous les Almoravides constituait un terminus caravanier relié à l'Océan par l'Oued Noun, premier cours d'eau permanent au nord du Sahara.
Depuis le , une série d'oasis — 28° 27′ 00″ N, 10° 06′ 36″ O — situées dans la commune d'Asrir a été indiquée par le Maroc en tant que bien culturel susceptible d'être proposé[5], par ses soins, pour une inscription sur la liste du patrimoine mondial établie par l'UNESCO. Au préalable, en , un programme de sauvegarde et de valorisation de ces oasis avait été lancé[6].
Notes et références
modifier- 1 2 [PDF] Haut-commissariat au Plan, Recensement général de la population et de l'habitat de 2004 : Population légale du Maroc, La Vie éco, 68 p. (lire en ligne), p. 43
- 1 2 3 4 5 6 7 Gaëlle Dupont, « Quand l’oasis reverdit », Le Monde, Paris, , p. 12 (lire en ligne)
- ↑ « Nûl Lamta », sur https://archeologie.culture.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Collectif sous la direction de Mustapha Naïmi, « Sidi Waggag b. Zalluw al-Lamtî, aux origines du malékisme étatique nord-ouest africain » [PDF], (consulté le )
- ↑ « Le chapelet d'oasis de Tighmert, région présaharienne du Wad Noun », sur UNESCO (consulté le )
- ↑ MAP, « S.M. le Roi lance le programme de sauvegarde et de valorisation des oasis de Guelmim », Le Matin, 3 décembre 2007` (lire en ligne, consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Ahmed Joumani, L'Oasis d'Asrir : Éléments d'histoire sociale de l'oued Noun, Casablanca, La croisée des chemins, coll. « Histoire et sociétés du Sud marocain », , 431 p. (ISBN 978-9954-1-0233-6, OCLC 897644550, BNF 42503558, présentation en ligne) [aperçu en ligne]
