Asrir

commune rurale marocaine de la province de Guelmim, dans la région Guelmim-Oued Noun

Asrir (en tamazight ⴰⵙⵔⵉⵔ) est une commune rurale marocaine de la province de Guelmim[1], dans la région Guelmim-Oued Noun, qui comprend une série d'oasis.

Asrir
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Noms officiels
(ar) اسرير
AsrirVoir et modifier les données sur Wikidata
Noms locaux
(ar) ‫اسرير‬, (tzm) ⴰⵙⵔⵉⵔVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays
Région
Préfecture ou province
Coordonnées
Démographie
Population
3 217 hab. ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Fonctionnement
Statut
Commune rurale du Maroc (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Carte

Géographie

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Asrir se situe à environ 200 km de Agadir et à 800 km au sud de Rabat[2], il comporte plusieurs monuments historiques.

Économie

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La nappe phréatique a beaucoup baissé de niveau dans la seconde moitié du XXe siècle, et le système d’irrigation traditionnel est à bout de souffle, compromettant fortement la production agricole et le maintien de l’oasis. L’agriculture est aussi touchée par la fusariose (bayoud), champignon qui tue les arbres[2].

Le programme de sauvegarde des oasis du gouvernement marocain a permis de construire le barrage de Fam El Hisn : cette petite retenue crée des infiltrations qui réalimentent la nappe souterraine[2]. La coopérative Waha élabore plusieurs produits à partir du cactus (huile, alimentation pour le bétail, confiture)[2].

Enfin, l'oasis de Tighmert dispose d'un gîte pour accueillir le tourisme.

Démographie

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Asrir a une population composée par des tribus différentes : Azwafits, ait al khanouss, mbark ou said, ...

Au XIe siècle, l'oasis a pu abriter environ 100 000 habitants[2]. Actuellement, la baisse du niveau de la nappe phréatique et les conditions de vie difficile ont fait baisser la population à environ 4 000 habitants[2]. De 1994 à 2004, la population de la commune est passée de 3 754 à 3 715 habitants[1].

Administration et politique

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Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
    Mbarek Nafaoui[2]    

Patrimoine

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On situe la ville disparue de Noul Lamta[3] dans les restes de fortifications encore présent sur une colline dominant Asrir[4]. Cette cité qui connu son heure de gloire sous les Almoravides constituait un terminus caravanier relié à l'Océan par l'Oued Noun, premier cours d'eau permanent au nord du Sahara.

Depuis le , une série d'oasis  28° 27′ 00″ N, 10° 06′ 36″ O  situées dans la commune d'Asrir a été indiquée par le Maroc en tant que bien culturel susceptible d'être proposé[5], par ses soins, pour une inscription sur la liste du patrimoine mondial établie par l'UNESCO. Au préalable, en , un programme de sauvegarde et de valorisation de ces oasis avait été lancé[6].

Notes et références

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  1. 1 2 [PDF] Haut-commissariat au Plan, Recensement général de la population et de l'habitat de 2004 : Population légale du Maroc, La Vie éco, 68 p. (lire en ligne), p. 43
  2. 1 2 3 4 5 6 7 Gaëlle Dupont, « Quand l’oasis reverdit », Le Monde, Paris, , p. 12 (lire en ligne)
  3. « Nûl Lamta », sur https://archeologie.culture.gouv.fr (consulté le )
  4. Collectif sous la direction de Mustapha Naïmi, « Sidi Waggag b. Zalluw al-Lamtî, aux origines du malékisme étatique nord-ouest africain » [PDF], (consulté le )
  5. « Le chapelet d'oasis de Tighmert, région présaharienne du Wad Noun », sur UNESCO (consulté le )
  6. MAP, « S.M. le Roi lance le programme de sauvegarde et de valorisation des oasis de Guelmim », Le Matin, 3 décembre 2007` (lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

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Bibliographie

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Article connexe

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