Association Bernard-Gregory
L’association Bernard Gregory ou ABG est une association française qui affiche comme objectif de préparer et aider à la poursuite de carrière en entreprise des titulaires d'un doctorat. Elle a été fondée en 1980, et nommée d'après le physicien des particules Bernard Gregory.
| Forme juridique | Association loi de 1901 |
|---|---|
| But | poursuite de carrière des titulaires de doctorat |
| Zone d’influence | France et international |
| Fondation | 1980 |
|---|---|
| Fondateur | José Ezratty, Pierre Averbuch |
| Siège | Paris, France |
|---|---|
| Président | Jean-Luc Beylat |
| Directeur général | Chantal Vernis |
| Site web | Site Internet |
Histoire
modifierContexte menant à son apparition
modifierL’ABG est née autour du concept de formation par la recherche défendu par Bernard Gregory alors qu'en , il dirigeait la Délégation générale à la recherche scientifique et technique (DGRST)[1],[2],[3]. Celui-ci mit sur pied un groupe de travail sur la poursuite de carrière des jeunes scientifiques et comprenant Jacques Friedel (président), Pierre Averbuch et José Ezratty[4],[5],[6] menant à la création de l'Andès.
L'origine de ce concept — jusque là le doctorat était présenté comme un doctorat pour la recherche — ayant prévalu à la création de l'ABG , tient aux difficultés structurelles rencontrés par les jeunes diplômés de la filière doctorale française, dont les effectifs en forte hausse au début des années 1970 (+ 60 % entre 1968 et 1973) ont connu des difficultés significatives d'insertion dans l'emploi en l'absence de débouchés dans la recherche publique, du fait d'une corrélative division par sept du taux de postes offerts. L'objectif est alors de trouver des débouchés dans le secteur privé, avec des premières initiatives concrètes de bourses d'emploi menées par des physiciens de Grenoble et d'Orsay[7].
Création
modifierL’ABG fut créée le [8] et nommée d'après le nom de Bernard Gregory[9],[4],[6]. Fondée sous l'égide de quatre ministères (éducation, études supérieures, industrie et travail)[2] et plus précisément « la mission de la recherche du ministère des universités, la délégation à l'innovation et la technologie du ministère de l'industrie, le secrétariat général à la formation professionnelle et la délégation générale à la recherche scientifique et technique »[4], tous représentés dans un conseil de 16 membres dont François Furet (de l'EHESS)[10][réf. à confirmer]. Cette association regroupe puis systématise les 32 Bourses de l'emploi (45 en [3]) qui s'étaient constituées dans diverses institutions[4],[6],[11].
Actions
modifierElle lance des enquêtes sur l'emploi des docteures et docteurs, et édite de 1982 et 2003 la lettre périodique Formation par la recherche[7].
L'association se spécialise dans l'accompagnement et le recrutement de doctorants et docteurs en promouvant auprès des entreprises la formation par la recherche[8],[6],[12]. Elle établit un réseau de correspondant dans les universités ou organisations de recherche, dans le monde (France, Belgique, Irlande, Royaume-Uni) et organise des séminaires de jeunes chercheurs, appelées Doctoriales, leur permettant de développer les compétences requises pour les entreprises[6]. En 2003, l'ABG dispose de plusieurs bases de données dont un guide international avec des informations sur le marché de l'emploi dans chaque pays d'Europe et à l'extérieur de l'Europe. Á la même époque, elle gère aussi une base de données appelée ABG-jobs recensant les offres d'emploi[6]. En , elle a un programme intitulé AvanThèse permettant d'évaluer la « pertinence ou non de poursuivre en doctorat »[8].
Fin , l’Association Bernard Gregory fait évoluer son rôle dans le contexte du vote de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités, qui vient renforcer la mission d’insertion professionnelle des universités auprès de leurs étudiants, y compris des doctorants, et des docteurs, que s'était fixée l'association[13]. Elle devient alors Intelli'agence[13],[14].
En , Jean-Luc Beylat succède à Pierre Beuzit (président depuis 2011) à la tête de l'ABG[15],[16]. En , Chantal Vernis est nommée directrice générale de l'ABG[17].
Références
modifier- ↑ Louis Leprince-Ringuet, « Bernard Gregory est mort Un grand seigneur de la science », Le Monde, (lire en ligne)
- 1 2 (en) José Ezratty (fondateur et directeur de l'ABG), « Research training and employment for holders of doctorates in France - The activities of the Association Bernard Grégory (ABG) », dans Research training : present & future, Paris, OECD Publications, , 226 p. (lire en ligne), p. 219-226
- 1 2 Philippe Lazar (Directeur de publication), « L’Association Bernard Grégory », INSERM Actualités. Bulletin de l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, Paris, INSERM, no 18, , p. 3 (ISSN 0755-4178 (édité erroné), lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 Le Monde, « Une association Bernard-Grégory veut favoriser l'emploi des jeunes chercheurs » (annonce de création), Le Monde, vol. 37e année, no 11012, , p. 14 (lire en ligne
, consulté le ) - ↑ Encyclopædia Universalis, « BERNARD GREGORY », sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 (en) Kirstie Urquhart, « European Web Sites to Watch: the Association Bernard Gregory », Science, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 Pierre Verschueren, La thèse et le doctorat: Socio-histoire d’un grade universitaire (XIXe-XXIe siècle), Presses universitaires de Franche-Comté, (ISBN 978-2-38549-160-4, lire en ligne), p. 551-552
- 1 2 3 M. Grangier, « L’Association Bernard Gregory : rapprocher monde économique et académique », sur Fundit.fr (ISSN 2493-1195, DOI 10.58079/owa5, consulté le )
- ↑ Marine de Lassale, Dominique Maillard, Daniel Martinelli, Jean-Jacques Paul et Cathy Perret, De la compétence universitaire à la qualification professionnelle : l'insertion des Docteurs, Centre d'études et de recherches sur les qualifications (CEREQ), , 136 p. (ISBN 9782307141198, lire en ligne), Note 5
- ↑ Sophie Fisher, « L'Association Bernard Gregory » (compte-rendu d'échanges), Journal des anthropologues, vol. Année 1981, , p. 43-44 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Coridian 1992, p. 119.
- ↑ S. Denis, « L’Association Bernard Gregory : pour l’évolution professionnelle et le recrutement des docteurs et doctorants ! », La Gazette des Laboratoires, no 283, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 « Mobilité professionnelle des docteurs : l’association Bernard Gregory (ABG) devient Intelli’agence », sur www.letudiant.fr, (consulté le )
- ↑ (en) Brigitte Gemme et Yves Gingras, « Academic careers for graduate students: a strong attractor in a changed environment », Higher Education, vol. 63, no 6, , p. 667-683 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Julien Jankowiak, « Jean-Luc Beylat est élu président de l’Association Bernard Gregory », sur AEF info, (consulté le )
- ↑ « ABG : Jean-Luc Beylat élu président, « lancer une grande politique du doctorat en France » », sur News Tank éducation & recherche, (consulté le )
- ↑ Julien Jankowiak, « Association Bernard Gregory : Chantal Vernis est nommée directrice », sur AEF info, (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Charles Coridian, « L'association Bernard-Grégory », dans Les 3es cycles scientifiques, L'Étudiant, , 231 p. (ISBN 9782867453359), p. 119
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives aux organisations :