Église catholique orthodoxe de France
L'Église catholique orthodoxe de France (ECOF), également appelée Église orthodoxe de France, est un groupe religieux[1] pratiquant l'orthodoxie de rite occidental.
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ECOF |
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Présence orthodoxe |
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Histoire
modifierCréation
modifierL'ECOF est fondée en [2].
Dans l'Église orthodoxe russe
modifierDe 1936 à 1953, l'ECOF fait partie de l'Église orthodoxe russe (ÉOR)[3].
Rupture avec l'ÉOR, entrée dans l'ÉORHF
modifierEn 1957, l'ECOF entre dans l'Église orthodoxe russe hors frontières (ÉORHF)[3].
"En définitive, la Liturgie [célébrée selon le rite des Gaules] étudiée constitue une œuvre orthodoxe traditionnelle" conclut le rapport de la commission liturgique de l'Église russe hors frontière présidée en 1961 par l'archevêque Jean Maximovitch de San Francisco[4].
En 1966, il y a rupture entre l'ECOF et l'ÉORHF[3] ; selon l'ECOF, cette rupture s'est faite « pour des raisons de principe et d'incompatibilité idéologique » et ce « afin de préserver la vocation occidentale et française [de l'ECOF] »[5].
Entrée dans le Patriarcat de Roumanie et sortie
modifierEn 1967, l'Église catholique orthodoxe de France fête le quarantième anniversaire de sa création, en [2].
En 1970 meurt Eugraph Kovalevsky (aussi appelé Jean de Saint-Denis), premier hiérarque de l'Église orthodoxe de France depuis 1966.
En 1972, l'ECOF rejoint le Patriarcat de Roumanie[3]. En 1974, le Patriarcat de Roumanie fait de l'ECOF un de ses diocèses[6]. Le Patriarcat de Roumanie consacrera un évêque pour l'ECOF : Gilles Bertrand-Hardy, sous le nom de Germain de Saint-Denis[3].
En 1993, l'Église de Roumanie retire sa reconnaissance canonique à l'ECOF[7]. Le Patriarcat rompt donc la communion avec l'ECOF[3] et l'évêque Germain est réduit à l'état laïc "par le Saint-Synode de l'Église de Roumanie". Une partie des fidèles quittent à cause de cela l'ECOF et la plupart de ces derniers rejoignent le Patriarcat de Roumanie[8]. En 1999, l'ECOF compte environ 4 000 fidèles[7].
Situation actuelle
modifierLe , le prêtre Jean-Louis Guillaud, désigné candidat à l'épiscopat par un vote des fidèles, est sacré évêque de l'ECOF sous le nom de Benoît par l'ex-évêque Germain de Saint-Denis et l'évêque Cassien (Moukhine) de Marseille (anciennement dans l'Église orthodoxe russe en exil)[9]. Le même jour est formé le Synode de l’Église catholique orthodoxe de France[9].
L'ECOF a aujourd'hui une trentaine de paroisses (auto-déclarées)[10].
Institut Saint-Denys
modifierEn 1944, avec le Comité Saint-Irénée et la participation de quelques intellectuels parmi lesquels Gabriel Marcel et Gérard Cordonnier, fut ouverte à tous une faculté et institut de théologie orthodoxe de langue française sous le patronage de saint Denys l'Aréopagite. Les membres étudiaient avec le Père Evgraf Kovalevsky l’enseignement des Pères de l'Église et de saint Denys. L'académie de Paris lui donna une reconnaissance officielle le . Ce fut la seconde faculté orthodoxe de Paris avec l’Institut Saint-Serge.
Notes et références
modifier- ↑ Vernette Jean, Dictionnaire des groupes religieux aujourd'hui : religions, églises, sectes, nouveaux mouvements religieux, mouvements spiritualistes, Presses universitaires de France, 2001, ©1995 (ISBN 2-13-052026-X, OCLC 56322322, lire en ligne), p. 22, 27, 34, 67-68, 165, 229
- 1 2 Jean d'Yvoire, « L'Église catholique orthodoxe de France fête le 40e anniversaire de sa création », Le Monde, (lire en ligne).
- 1 2 3 4 5 6 Anne-Laure Zwilling et Collectif, Les minorités religieuses en France, Bayard Culture, , 1152 p. (ISBN 978-2-227-49706-1, lire en ligne), « VII. Religion et société »
- ↑ « Commission 1961 – Eglise Catholique Orthodoxe de France » (consulté le )
- ↑ « À propos de l'Église catholique orthodoxe de France », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Protocole 1974 – Eglise Catholique Orthodoxe de France » (consulté le )
- 1 2 « Orthodoxie », La Croix, (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « L'Orthodoxie en France », Études, no 399, (lire en ligne)
- 1 2 « Situation canonique », sur Eglise Catholique Orthodoxe de France (consulté le )
- ↑ « En France », sur eglise-orthodoxe-de-france.fr via Internet Archive (consulté le ).
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Pierre Erny, « Une nouvelle arrivée dans le paysage religieux de la France de l’Est : l'Église catholique orthodoxe de France », Revue des sciences sociales, no 12, , p. 225-233 (lire en ligne).
- (ru) Жуньеви К., « Попытка создания галликанской церкви: Католическая православная церковь Франции (ECOF) » [« Tentative de création d'une église gallicane : l'Église catholique orthodoxe de France (ECOF) »], Альфа и Омега, — 2002. — № 4 (34). (consulté le ), p. 328—345
- (ru) Шабанова Н. Ю., « Православная католическая церковь Франции: история и современность » [« L'Église catholique orthodoxe de France : Histoire et modernité »], Государство, религия, церковь в России и за рубежом, 2011. № 3-4 , p. 231—237
- « Église catholique orthodoxe de France », dans Jean Vernette, Dictionnaire des groupes religieux aujourd'hui, Paris, Presses universitaires de France, 2001, p. 91 (ISBN 2-13-052026-X).
- Alexis Van Bunnen, « Heurs et malheurs de l’Église catholique orthodoxe de France », Contacts, no 279, 2022, p. 272-288.
Complémentaire
modifier- (ru) Кострюков А. А., « О некоторых причинах неудачи православия западного обряда » [« Sur certaines des raisons de l'échec de l'orthodoxie de rite occidental »], Вестник ПСТГУ. Серия II: История. История Русской Православной Церкви., 2016. Вып. 2 (69)., p. 80—98
- Élie de Foucauld, Évêque Jean de Saint-Denis (Eugraph Kovalevsky): biographie: 1905-1945. Tome I, Clelles, Forgeville, (ISBN 978-2-902117-01-7)
- Élie de Foucauld, Évêque Jean de Saint-Denis (Eugraph Kovalevsky): biographie: 1945-1953. Tome II, Clelles, Forgeville, (ISBN 978-2-902117-15-4)
- Élie de Foucauld, Évêque Jean de Saint-Denis (Eugraph Kovalevsky): biographie: 1953-1970. Tome III, Clelles, Forgeville, (ISBN 978-2-902117-16-1)
Liens externes
modifier- Site officiel
- Site de l'Institut Saint-Denys