Association française pour l'étude du sol
L’Association française pour l’étude du sol (AFES) est une association loi de 1901 qui a pour objectif de promouvoir la discipline science du sol, aussi appelée pédologie (du grec pedon = sol).
| Fondation |
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| Sigle |
AFES |
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| Type | |
| Forme juridique |
Association déclarée |
| Objectif | |
| Pays |
| Président |
Michel Brossard (d) (depuis ) |
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| Affiliation | |
| Site web |
| SIREN | |
|---|---|
| OpenCorporates |
L'association a été créée en 1934 et ses statuts ont été revus 2007. Elle est déclarée en préfecture du Loiret. L’association a rang de Comité National Français de Science du Sol[1] auprès du Comité Français des Unions scientifiques Internationales (COFUSI), structure placée auprès de l’Académie des sciences et qui a pour objet de soutenir les associations scientifiques du pays.
Elle est dirigée par un conseil d’administration de 20 personnes et par un bureau comprenant principalement un président, des vice-présidents, un secrétaire général et un trésorier. Elle comprend environ 500 adhérents et environ 1 500 personnes affiliées à ses listes mails sur lesquelles l’inscription est gracieuse (forum de discussions, annonce des thèses, annonces d’emploi dans le secteur, nouvelles diverses…).
Actions
modifierLes principales actions de l’AFES sont les suivantes, outre le maintien des listes mails et la rédaction d’une Lettre interne :
- édition de la revue scientifique et technique Étude et Gestion des Sols (EGS), trimestrielle ;
- maintien d’un site web ;
- organisation de journées spécialisées, congrès nationaux et internationaux sur des thèmes touchant les sols, leurs fonctions, leur protection, leur utilisation[2] ;
- organisation d’excursions relatives aux sols dans les régions (jusqu'à 8 ou 9 par an); organisation d'écoles thématiques au laboratoire ou sur le terrain ;
- distribution de bourses « Demolon » destinées à subventionner la participation de jeunes à des congrès ;
- soutiens de différentes natures à l’édition scientifique en français dans la discipline : subventions, groupes de rédaction, publicité gracieuse[2]…
- mise en relation des scientifiques et utilisateurs de la discipline, relations avec les Ministères français, relation avec la communauté internationale en particulier l’Union of Soil Science (IUSS)[2].
Problématique
modifierLes principaux problèmes qui affectent actuellement les sols de France sont les suivants:
- Consommation excessive de terres pour les constructions (habitations, voies de communications, infrastructures diverses). Cela représente une perte d’environ 30 000 à 20 000 ha par an (entre 2009 et 2023), soit une moyenne d'environ 80 à 50 ha par jour c’est-à-dire 800 000 à 500 000 mètres carrés de terres artificialisées[3]. Les conséquences de l'artificialisation sont préocupantes, le changement d'usage des sols étant la principale cause de la crise de la biodiversité[4]. De plus, l'imperméabilisation des surfaces augmente le ruissellement des eaux pluviales, pouvant acroître la vulnérabilité aux inondations ainsi que dégrader la qualité chimique des eaux[5]. C'est également une perte de surface agricole[5] et donc un frein à la souveraineté et à la sécurité alimentaire[6], en plus d'être une pression pour le secteur agricole dans certains cas. L’augmentation considérable des rendements agricoles dans les cent dernières années a permis de pallier cette diminution des surfaces. Toutefois, les rendements ont commencé à plafonner en France, mais également à échelle mondiale, 1.7 milliard de personnes vivent dans des régions qui connaissent une baisse de rendement agricoles dues à la dégradation des terres agricoles causée par les activités humaines[7]. De plus, l'agriculture intensive notamment en utilisant largement engrais chimiques et produits phytosanitaires est largement mise en cause dans le déclin de la biodiversité actuel[8],[9] ainsi que pour une dégradation de la santé humaine avec la recrudescence de nombreuses maladies, particulièrement de cancers[9].
- Pollution des sols par toutes sortes de produits : résidus de pesticides et excès d’engrais phosphatés (agriculture), résidus pétroliers et chimiques divers (industrie), métaux lourds comme ceux qu’on trouve dans les piles, les batteries, les résidus d’ordinateurs (déchets des villes). Bref, tout le monde pollue sans penser que le sol doit exercer sa fonction de filtre pour les eaux de source que nous buvons et sa fonction de garde-manger pour les plantes que nous consommons ; la pollution des sols risque donc de nous revenir en boomerang.
- Érosion des sols. L’agriculture qui met les sols à nu lors des labours ou sous les plantes sarclées (maïs, vigne, etc.) favorise entraînement de la terre par l’eau pluviale dès qu’il y a un peu de pente. L’érosion du sol qui en résulte est la plus souvent insidieuse. Les calculs montrent qu’il faut souvent plusieurs siècles pour éroder un sol jusqu’à sa racine c’est-à-dire jusqu’à la roche qui est dessous. Ce n’est pas une raison pour ne pas s’en préoccuper. Par exemple, une partie du terroir cultivé à l’époque de la Gaule romaine a disparu et a été remplacé par de la garrigue et du maquis lesquels poussent directement dans la roche. Plus question de cultiver quoi que ce soit dans ces zones !
Certes les chercheurs et responsables étudient ces questions et s’efforcent de trouver des solutions. Mais le citoyen doit être informé des risques. Cela concerne son avenir, les financements via ses impôts et aussi sa responsabilité car son action de tous les jours peut aggraver ou minorer les dégâts. D'un autre côté, il est juste d'ajouter que l'action de l'humain a souvent été positive sur les sols : construction de murets de soutènement et nivellement, épierrage, fertilisation, irrigation de zones sèches, drainage de terres humides avant cela improductives et insalubres...
L’AFES se préoccupe de ces questions et a justement pour vocation d’être un relai à l’interface entre monde de la recherche et grand public.
Références
modifier- ↑ « COFUSI », sur syrte.obspm.fr (consulté le )
- 1 2 3 Association Française pour l'Etude du Sol, « Note pour COFUSI IUSS AFES », sur https://syrte.obspm.fr/cofusi/index.php?body=unions-cofusi.html, (consulté le )
- ↑ « Le Cerema publie les données 2009-2023 de consommation foncière | Cerema », sur www.cerema.fr, (consulté le )
- ↑ (en) IPBES, Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services. S. Díaz, J. Settele, E. S. Brondízio E.S., H. T. Ngo, M. Guèze, J. Agard, A. Arneth, P. Balvanera, K. A. Brauman, S. H. M. Butchart, K. M. A. Chan, L. A. Garibaldi, K. Ichii, J. Liu, S. M. Subramanian, G. F. Midgley, P. Miloslavich, Z. Molnár, D. Obura, A. Pfaff, S. Polasky, A. Purvis, J. Razzaque, B. Reyers, R. Roy Chowdhury, Y. J. Shin, I. J. Visseren-Hamakers, K. J. Willis, and C. N. Zayas (eds.). IPBES secretariat, Bonn, Germany., « Summary for policymakers of the global assessment report on biodiversity and ecosystem services of the Intergovernmental », IPBES report, , p. 25 (lire en ligne)
- 1 2 « Artificialisation des sols | Insee », sur www.insee.fr (consulté le )
- ↑ « Agriculture et artificialisation des sols : une menace pour l’environnement et notre souveraineté alimentaire », Site des Chambres d'Agriculture en France, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ « Rapport de la FAO: Les baisses de rendement agricole dues à la dégradation des terres touchent 1,7 milliard de personnes », sur Newsroom (consulté le )
- ↑ Haiyue Jing, Yu Liu et Jing Hou, « Impacts of agricultural intensification on biodiversity: Habitat loss, agrochemical use, water depletion, and soil degradation », Journal of Environmental Management, vol. 395, , p. 128036 (ISSN 0301-4797, DOI 10.1016/j.jenvman.2025.128036, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 Leo Horrigan, Robert S. Lawrence et Polly Walker, « How sustainable agriculture can address the environmental and human health harms of industrial agriculture », Environmental Health Perspectives, vol. 110, no 5, , p. 445–456 (ISSN 0091-6765, PMID 12003747, PMCID 1240832, DOI 10.1289/ehp.02110445, lire en ligne, consulté le )
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressource relative aux organisations :
