Astrakan (fourrure)
L'astrakan est la fourrure d'un agneau originaire de Russie d'Asie, dans les provinces d'Afghanistan, de Boukarie[1],[2]. Il y a une sorte inférieure appelée Chiras. Il existe plusieurs types d'astrakan: curl, chaqmaqi, kalangul, argul kalangul, etc.[3]. Cette fourrure est très prisée par l'industrie du luxe pour confectionner des toques, des manteaux, etc.[1],[4].




La récolte des peaux se fait chaque année au printemps et à l'automne, principalement au printemps. Les peaux, après le dépouillage, sont débarrassées des graisses adhérents, salées du côté cuir, mises en piles de 40 à 50 peaux pendant quelques jours. elles sont disposées ensuite dans une cuve contenant un "confit" d'eau salée et de farine d'orge, qui adhère progressivement au cuir. au bout de 12 à 15 jours, les peaux, sorties des cuves, sont lavées, séchées, battues : elles peuvent ainsi être conservées plusieurs années. Elles sont alors classées par catégories (boucles plates, fortes, moyennes, petites) et qualités[1].
II existe aussi une autre variété d'astrakan, connue sous les noms d'astrakan lustré ou breitschwang, qui provient des fœtus arrivés à deux ou trois semaines de leur terme. Les fœtus sont extraits (du ventre de la mère) et leur fourrure est prélevée. De façon diverse, la mère est tuée et éventrée pour en extraire le fœtus à la fourrure soyeuse. La surface obtenue étant très petite, il faut une trentaine d'agneaux pour confectionner un manteau[5],[6],[7],[8],[9].
Dans l'Empire ottoman, le bonnet d'astrakan appelé kalpak, symbole du nationalisme turc, est adopté par les officiers et responsables officiels à la suite de la révolution des Jeunes-Turcs en 1908[10].
En Union soviétique, les officiers supérieurs recevaient traditionnellement une toque et un col d'astrakan pour leur uniforme de parade. Cette pratique est abolie lors de la dislocation de l'URSS, qui coïncide avec l’effondrement de la demande en fourrure dans le monde entier mais rétablie en 2007 dans la fédération de Russie par le président Vladimir Poutine[2].
Les noces d'astrakan sont fêtées aux 64 ans de mariage dans le folklore français[11],[12].
Références
modifier- 1 2 3 D. Faucher, « Le commerce des peaux d'astrakan », Annales de géographie, no 242, , p. 212 (lire en ligne)
- 1 2 « Derrière la fourrure d’astrakan, le mouton karakul », Courrier international, (lire en ligne)
- ↑ D. Faucher, « Le commerce des peaux d'astrakan », Annales de géographie>, , p. 212 (lire en ligne)
- ↑ « Astrakan dira-t-on », Les Échos, (lire en ligne)
- ↑ Marise KASSAB, « Pashmina et astrakan… à quel prix ! », L'Orient-Le Jour, (lire en ligne)
- ↑ Annales de zootechnie, (lire en ligne), p. 49-50
- ↑ Science & vie, Excelsior publications, (lire en ligne), p. 401-406
- ↑ Tinka Kemptner, Cécile Poutiers-Slanka, Chinez votre garde-robe : guide des pépites vintage : Prêt-à-porter français des années 60 à 80, Eyrolles, , 168 p. (ISBN 9782212334296, lire en ligne)
- ↑ G.Duval & H.Albertella, Manuel du fourreur, JB Baillière & fils, p. 25
- ↑ Jean-Paul Roux, La Turquie : géographie, économie, histoire, civilisation et culture, Payot, 1953, p. 118.
- ↑ « Noces d'astrakan. Une fête pour 64 ans de mariage », sur Le Télégramme,
- ↑ « Noces d’astrakan pour Michelle et Bernard Chofardet », sur L'Est républicain,