Astroscale est une société japonaise fondée en 2013 dont l'activité porte sur l'élimination des débris spatiaux et plus généralement le développement de la maintenance en orbite de satellites. Elle réalise des démonstrations spatiales et conçoit des équipements utilisés pour ce type de mission.

Astroscale
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Siège
Pays
Organisation
Effectif
130 employés ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web

Historique

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La société est créée en 2013 à Singapour par Nabu Okada dans le but de contribuer à rendre l'activité spatiale durable en prenant notamment en considération l'élimination des débris spatiaux. Le siège de la société est transféré à Tokyo en . La filiale anglaise est créée en 2017. En , la société effectue son introduction à la bourse de Tokyo (Growth Market)[1].

Projets

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Satellite IDEA OSG 1: inventaire des débris spatiaux (2017)

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Vue d'artiste du satellite IDEA OSG A.

IDEA OSG 1 est un micro-satellite de 22 kg dont l'objectif était d'effectuer un inventaire des débris de petite taille (à compter de 100 µm) se trouvant en orbite basse en utilisant deux plaques sensibles de 35 × 35 cm. Le satellite devait en fin de mission déployer une voile pour accélérer sa désorbitation. OSG 1 a été détruit le lors de son lancement par une fusée Soyuz-2-1a Fregat à la suite d'une défaillance de cette dernière[2].

ELSA-D (2021)

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Vue d'artiste du satellite ELSA-D « chasseur ».

ELSA-D (End-of-Life Service by Astroscale - demonstration) est une mission spatiale réalisée en 2021 dont l'objectif était de valider des techniques de rendez-vous et d'amarrage à un débris spatial (satellite non coopératif) en utilisant pour sa capture un système magnétique. Cette démonstration reposait sur un satellite « chasseur » de 175 kg et un satellite cible de 17 kg. Les deux satellites, développés par la société anglaise SSTL, ont été placés ensemble en orbite le par une fusée Soyuz-2-1a Fregat. Le satellite chasseur s'est séparé ensuite de la cible puis a réalisé à trois reprises la capture puis la libération de celui-ci dans des configurations de plus en plus complexes en utilisant des senseurs optiques, des algorithmes pilotant le rendez-vous orbital et l'amarrage et un mécanisme de capture redondant[3],[4].

ADRAS-J (2024)

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Vue d'artiste du satellite ADRAS-J et de sa cible.

ADRAS-J (Active Debris Removal by Astroscale-Japan) est une mission dont l'objectif était de tester des techniques utilisées pour l'élimination de débris de grande taille non coopératif. Le satellite, placé sur une orbite basse le par un lanceur Electron a réalisé un rendez-vous spatial avec un étage supérieur du lanceur japonais H-2A de 11 mètres de long, 4 mètres de diamètre et d'une masse de trois tonnes. Il a effectué des opérations à proximité de l'engin spatial en fournissant des images de sa cible et en synchronisant ses mouvements avec ceux de ce débris spatial. ADRAS-J disposait d'une propulsion constituée par 12 petits moteurs-fusées à ergols liquides de 1 newton de poussée en brulant du dinitramide d'ammonium[5].

ELSA-M est une mission développée par la filiale anglaise de Astroscale. Elle est en partie auto-financée mais bénéficie d'une participation de l'Agence spatiale britannique dans le cadre du programme ARTES de l'Agence spatiale européenne et d'un partenariat public-privé avec la société Eutelsat. La mission est une expérience d'élimination de débris spatial. En utilisant les techniques mises au point dans le cadre des missions ELSA-D et ADRAS-J (rendez vous spatial, amarrage à l'aide d'un système magnétique), ELSA-M doit déclencher la rentrée atmosphérique d'un satellite en fin de vie de la constellation OneWeb d'Eutelsat. Le satellite ELSA-M d'une masse de 520 kg doit être placé en orbite par le lanceur Spectrum de la société allemande Isar Aerospace[6].

ADRAS-J2

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ADRAS-J2 prend la suite de ADRAS-J. L'objectif est de désorbiter un étage supérieur de fusée « non coopératif ». Le satellite nettement plus lourd (850 kg contre 180 kg) utilisera un bras robotique pour se saisir de l'étage. La mission est financée par l'Agence spatiale japonaise à hauteur de 13,2 milliards de yens (72 millions d'euros)[7],[8].

Notes et références

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  1. (en) « About », sur Astroscale (consulté le )
  2. (en) Gunter Krebs, « IDEA-OSG 1 », sur Gunter's Space Page (consulté le )
  3. (en) Gunter Krebs, « ELSA-d Servicer (ELSA-d Chaser) », sur Gunter's Space Page (consulté le )
  4. (en) Gunter Krebs, « ELSA-d Client (ELSA-d Target) », sur Gunter's Space Page (consulté le )
  5. (en) Gunter Krebs, « ADRAS-J », sur Gunter's Space Page (consulté le )
  6. (en) « Astroscale Selects Isar Aerospace to Launch ELSA-M In-Orbit Demonstration Mission », sur Astroscale,
  7. (en) « ADRAS-J2 », sur Astroscale (consulté le )
  8. Frédéric Monflier, « Présent aux Assises du New Space, Astroscale se prépare à nettoyer l’espace de ses débris », sur L'Usine Nouvelle,

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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