Ateliers Diéderichs
La Société de Tissage et des Ateliers de Construction Diéderichs (abrégés Ateliers Diéderichs, ou TACD) est une entreprise spécialisée dans la construction de métiers à tisser, fondée en 1882 sur les vestiges de la Société Perregaux par Théophile Diéderichs. Ses usines sont à cheval sur les communes iséroises de Bourgoin et de Jallieu[1].
Histoire
modifierThéophile Diéderichs, originaire d'une famille allemande, s'installe en 1855 au Dauphiné, puis reprend en 1882 la société de la maison Perregaux, installée à Jallieu depuis déjà un siècle. Les Ateliers verront leur âge d'or avec le développement de l'industrie de la soie dans la région, avec plus de 3 000 employés et s'étalant sur 21 hectares. Le début des années 30 verra un déclin, la société enchainant crise sur crise, ne comptabilisant plus que 1 200 personnes en 1984. Elle cessera ses activités en 1992 au bout de 100 ans d'activité, laissant place au Parc des Lillates de Bourgoin-Jallieu[2],[3].
Inventaire des types de métiers à tisser
modifierVoici une liste non-exhaustive et non-complète des différentes machines à tisser construites par les dits ateliers. Tous les métiers ci-dessous sont fabriqués en métal et en bois.
Type CRK
modifierLe métier à tisser CRK est un métier automatique à petites largeurs, équipé d’un système de changement de navettes par cotonnades et d’un empeignage de 43,5 cm. Sa production et sa distribution remontent au premier tiers du XXe siècle. Il mesure 1,9m de haut, pour une longueur de 2,9m et une largeur de 1,7m. Un exemplaire, le numéro 127540, est conservé à Saint-Laurent-de-Cerdans, dans les Pyrénées-Orientales, département d’Occitanie, au 8 bis rue Jean Jaurès[4].
Type C
modifierLe métiers à tisser petites largeurs Diéderichs (ou type C) pour cotonnades, à changement de navettes non automatique, à empeignage 32 cm, a lui aussi été produit au alentour du premier tiers du XXe siècle. Il mesure 1,70m de long, est large de 1,4m, et haut de 2m. Cinq exemplaires, dont un métier étant en "mauvais état", sont conservés au sein de la commune occitane d'Arles-sur-Tech, en Pyrénées-Orientales, sur la Rue du 14 Juillet[5].
Machine à Talons
modifierMachine à tisser les talons est un métier à navette, non automatique, à empeignage 7 cm, faisant 1,9m de long, pour 2,1m de large et 1,95m de haut. Elle a été produite, vendue et distribuée au court de la première moitié du XXe siècle. Un exemplaire de ce modèle, le numéro 136379, est présent au 8 bis rue Jean Jaurès, dans le village de Saint-Laurent-de-Cerdans, au sein de la région Occitanie[6].
Notes et références
modifier- ↑ Jérôme Rojon, « L'entreprise Diederichs (1882-1938) », Bulletin du Centre Pierre Léon d'histoire économique et sociale, vol. 1996, no 1, , p. 79–98 (DOI 10.3406/pleon.1996.1521, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Musée de Bourgoin-Jallieu, « Fiches-parcours-textile »
[PDF] (consulté le ) - ↑ « Parc des Lilattes - Alpes Isère » (consulté le )
- ↑ Caliste Lisa, « métier à tisser petites largeurs Diederichs, », sur L'Inventaire général du patrimoine d'Occitanie, (consulté le )
- ↑ Caliste Lisa, « 5 métiers à tisser petites largeurs (32 cm) Diederichs, », sur L'Inventaire général du patrimoine d'Occitanie, (consulté le )
- ↑ Caliste Lisa, « machine à talons Diederichs, », sur L'Inventaire général du patrimoine d'Occitanie, (consulté le )
