Aubin Bigorie du Chambon
Aubin Bigorie du Chambon, né le à Lubersac (Corrèze) et mort tué par la garde nationale le , est un député régicide.
| Aubin Bigorie du Chambon | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de la Corrèze | |
| – (8 mois et 29 jours) |
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| Gouvernement | Convention nationale |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Lubersac, France |
| Date de décès | (à 36 ans) |
| Lieu de décès | Lubersac, France |
| Nationalité | |
| Parti politique | Girondins |
| Père | François (de) Bigorie |
| Conjoint | Marie Marguerite Elisabeth Tixier de Lachapelle |
| Entourage | Joseph Souham (cousin[1]) |
| Profession | Trésorier |
| députés de la Corrèze | |
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Biographie
modifierIssu de la famille de Bigorie, Aubin Bigorie du Chambon est membre du directoire départemental lorsqu'il est élu député de la Corrèze, le quatrième sur sept, à la Convention nationale. Il siège sur les bancs de la Gironde. Il est élu au Comité de Sûreté générale le [2] et au Comité de Surveillance des Subsistances des Armées le , où il siège aux côtés de Ramel-Nogaret, Boissy d'Anglas, Dupont de Bigorre, Lidon, Couthon, Delacroix (de la Marne), et Dornier[3].
Lors du procès de Louis XVI, il vote pour la mort en sollicitant l'appel au peuple et en demandant que « l'assemblée délibère promptement sur le sort des Bourbons ». Il s'abstient de voter sur la question du sursis. Il vote en faveur de la mise en accusation de Marat[4] et en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[5]. Il est dénoncé en par Marat dans son journal Le Publiciste de la République française[6] et par la Commune insurrectionnelle de Paris. Il est mis en état d'arrestation à son domicile parisien à l'issue de la journée du 2 juin[7]. Il s'enfuit en province et est déclaré traître à la patrie le [8].
Il est retrouvé dans sa ville natale et, opposant résistance à la garde nationale venue l'arrêter, il est tué le [9].
Sources
modifier- « Aubin Bigorie du Chambon », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
Références
modifier- ↑ Gérard Souham, Le Général Souham sur tous les champs de bataille de la Révolution et de l'Empire, , 240 p. (ISBN 978-2-234-10814-1, lire en ligne), p. 25.
- ↑ Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 56, séance du 9 janvier 1793, p. 617.
- ↑ Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 64, séance du 12 mai 1793, p. 601.
- ↑ Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793, p. 69.
- ↑ Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793, p. 532.
- ↑ Michel Pertué, « La liste des Girondins de Jean-Paul Marat », Annales historiques de la Révolution française n°245, 1981, p. 379-389.
- ↑ Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 2 juin 1793, p. 708
- ↑ Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 69, séance du 28 juillet 1793, p. 631.
- ↑ Archives départementales de la Corrèze, registre d'état-civil de Lubersac, décès de 1793 à l'an X, E DEP 121 E3.
Liens externes
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