Auflance
Auflance est une commune française située dans le département des Ardennes, en région Grand Est.
| Auflance | |
Vestiges du château. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Ardennes |
| Arrondissement | Sedan |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Portes du Luxembourg |
| Maire Mandat |
Jean-Marie Turchi 2026-2032 |
| Code postal | 08370 |
| Code commune | 08029 |
| Démographie | |
| Population municipale |
82 hab. (2023 |
| Densité | 13 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 37′ 11″ nord, 5° 17′ 31″ est |
| Altitude | 193 m Min. 176 m Max. 281 m |
| Superficie | 6,16 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Carignan |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
modifierLa commune est délimitée à l’est par la frontière franco-belge et au sud-est par la rivière Marche, un affluent de la Chiers.
Hydrographie
modifierLa commune est dans le bassin versant de la Meuse, au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau la Marche, le ruisseau le Paquis, le ruisseau la Coquette et le ruisseau des Pres de Pure[1],[Carte 1].
Le ruisseau la Marche, d'une longueur de 16 km en France, prend sa source dans la commune de Williers et se jette dans la Chiers à Margut, après avoir traversé sept communes[2].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré[5] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 930 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 9,8 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Linay à 5 km à vol d'oiseau[9], est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 969,0 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 42 °C, atteinte le ; la température minimale est de −24 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (31,2 %), terres arables (30,7 %), zones agricoles hétérogènes (27,7 %), forêts (10,3 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierLe nom Auflance est l'évolution d'un toponyme de langue germanique : Wolflantia[18].
Dans le cartulaire d'Orval, le toponyme Auflance apparaît assez tardivement : Afflance en 1234, 1243, 1266, 1353 et 1384, Afflances en 1285.
Histoire
modifierAuflance a appartenu au pagus evodiensis, puis aux comtés d'Yvois et de Chiny et enfin au duché de Luxembourg. La paroisse est rattachée au royaume de France en 1659 conformément au traité des Pyrénées.
Des seigneurs d'Auflance auraient existé dès le Xe siècle selon un document aujourd'hui disparu. Les premiers documents conservés attestent de ces seigneurs au XIIe siècle : en 1120, le comte de Chiny accorde aux habitants d'Auflance les droits d'aisance dans la forêt de Merlanvaux qui sont toujours en vigueur. Ce droit est confirmé en 1323 par le comte de Chiny.
En 1570, la paroisse compte 360 communiants.
Pendant la Guerre de Trente And, en 1635-1636, le château d'Auflance est occupé par les soldats croates commandés par un certain Moskelki qui ravagent la région.
En 1662, Auflance rentre dans le giron du duché de Carignan nouvellement érigé.

Politique et administration
modifierAdministration municipale
modifierÉlections de 2026
modifierDepuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal d'Auflance, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[19]. 7 sièges sont à pourvoir au conseil municipal.
Une seule liste, menée par Jean-Marie Turchi, maire sortant[20], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 7 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 81,48 %[21]. Jean-Marie Turchi est réélu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal[22],[Note 2].
Liste des maires
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[26].
En 2023, la commune comptait 82 habitants[Note 3], en évolution de −4,65 % par rapport à 2017 (Ardennes : −2,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifierLe château
modifier- Au XVIIe siècle, la famille de Custine vient s'installer dans ce village frontalier. Ils y font construire un château dont il ne subsiste aujourd'hui que quelques vestiges : tour ronde, souterrains et remarquable portail Renaissance orné d'armoiries, surmonté d'une pietà. Le château d'Auflance est inscrit monument historique en 1991[29].
- Église Saint-Rémi, dans l'église, chapelle funéraire des Custine avec arcade décorée d'armoiries martelées pendant la Révolution.
- Chapelle du XVIIIe siècle dite des saints d'Auflance dont les statues ont été mises à l'abri dans la crainte d'un vol.
Personnalités liées à la commune
modifierLes seigneurs d'Auflance ont joué un rôle très important dans l'histoire du pays d'Yvois, du Luxembourg et de la Lorraine. Dans leur fief, ils possédaient les droits de haute, moyenne et basse justice :
- Gobert d'Auflance, décédé en 1204
- Richier d'Auflance, mentionné en 1374 et 1389
- Jean d'Auflance, doyen d'Yvois, décédé en 1401
- Marguerite de Villy, dame d'Auflance, épouse de Colard de Custine en 1467
- Jacques de Custine, fils de Colard de Custine et Marguerite de Villy, capitaine et prévôt d'Yvois et époux de Jacqueline de Fiquelmont
- Louis Ier de Custine, époux de Madeleine de Wal
- Gilles de Sapogne, époux d'Ide de Custine
- Ferry de Custine
- Louis II de Custine, capitaine et gouverneur de Vianden
- François de Mauléon, seigneur de Tassigny et d'Auflance
- François de Custine, décédé en 1630 et inhumé dans l'église d'Auflance
- François II de Custine
- Christophe (mort en 1691), époux de Marguerite, comtesse de Wiltz
- Théodore-François de Custine de Wiltz
- Charles-François-Marie de Custine de Wiltz (mort en 1738)
- Théodore-François de Paule de Custine de Wiltz
Héraldique
modifierArchives
modifierArchives départementales des Ardennes : E 304 : documents de la famille de Custine ; E 658 : Donation du comte de Chiny
Médiathèque Georges Delaw de Sedan : carton 120 : notice historique et archéologique sur Auflance ; carton 75 : Monographie de la commune d'Auflance en 1888
Bibliographie
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La liste officielle des maires du département des Ardennes en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Commons.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique d'Auflance » sur Géoportail (consulté le 15 mai 2024).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ « Fiche communale d'Auflance », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « le ruisseau la Marche »
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Auflance et Linay », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Linay », sur la commune de Linay - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Linay », sur la commune de Linay - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. II : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne), p. 879 - notice 15467
- ↑ « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
- ↑ « Répertoire national des élus - Elections municipales 2026 - Maires et conseillers municipaux sortants », sur le portail des données publiques de l'État, (consulté le ).
- ↑ « Publication des résultats au 1er tour - commune d'Auflance », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
- 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 9 juin 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
- ↑ https://reader.cafeyn.co/fr/1926593/21598573
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Notice no PA00078556, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « L'Armorial des Villes et des Villages de France - Auflance, Ardennes ».
