Auguste Bénébig
Auguste Bénébig, né le à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) et mort le dans la même ville, est un militaire français, compagnon de la Libération[1].
| Auguste Bénébig | |
| Naissance | Nouméa (Nouvelle-Calédonie) |
|---|---|
| Décès | (à 77 ans) Nouméa (Nouvelle-Calédonie) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Infanterie |
| Grade | Adjudant |
| Années de service | 1936 – 1944 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'Honneur Compagnon de la Libération Médaille militaire Croix de guerre 1939-1945 |
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Après avoir participé à la bataille de France, il se rallie aux Forces françaises libres et participe avec elles aux campagnes d'Afrique du nord où il se distingue notamment lors de la bataille de Bir-Hakeim.
Biographie
modifierJeunesse et engagement
modifierAuguste Bénébig naît le à Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Son père est chef d'atelier dans la société Le Nickel[1]. Suivant d'abord les traces de celui-ci, il devient ouvrier mécanicien à 16 ans après ses études secondaires[2]. De 1936 à 1938, il effectue son service militaire au sein du Bataillon mixte du Pacifique[3].
Seconde guerre mondiale
modifierMobilisé en 1939 comme caporal, il participe aux combats de 1940 et est promu sergent[3]. Après l'armistice du 22 juin 1940, il retourne en Nouvelle-Calédonie mais, ayant entendu l'appel du général de Gaulle, il envisage de poursuivre le combat[2]. Son projet se concrétise après le ralliement de l'île à la France libre en août. Le , il s'engage dans les Forces françaises libres[1]. Promu sergent-chef, Bénébig est affecté au corps expéditionnaire créé par le commandant Félix Broche dans les territoires français du Pacifique[3]. Embarqué vers l'Australie, il gagne l'Égypte puis la Palestine où le corps expéditionnaire prend l'appellation de Bataillon du Pacifique[1].
Au sein de son bataillon, Auguste Bénébig prend part à la guerre du désert[3]. Promu adjudant en , il combat en Libye et se distingue lors de la bataille de Bir-Hakeim durant laquelle, lors de l'évacuation de la nuit du 10 au , il transporte sur son dos un camarade touché par balle pour le dégager des lignes ennemies puis retourne sur le front pour récupérer un autre blessé[2]. Peu de temps après, compte tenu des importantes pertes humaines à Bir-Hakeim, le bataillon du Pacifique fusionne avec le 1er bataillon d'infanterie de marine pour former le Bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique au sein duquel Bénébig, devenu chef d'atelier du matériel lourd, participe à la seconde bataille d'El Alamein en [2]. Il est ensuite engagé dans la campagne de Tunisie avant d'être détaché, en , au quartier-général du général de Gaulle à Alger[2]. En juillet, il retrouve son bataillon en Tripolitaine jusqu'en octobre puis est envoyé sur les lignes arrière à Sousse en Tunisie en vue d'être rapatrié en Nouvelle-Calédonie[3]. De retour à Nouméa le , il est affecté dans une compagnie de dépôt puis, sur sa demande, est mis en congé illimité le [1].
Après-guerre
modifierLa guerre terminée, Bénébig est démobilisé et est embauché comme ouvrier mécanicien à la société Le Nickel qu'il quitte en 1948 pour ouvrir un garage automobile à son propre compte[1]. Il tient celui-ci jusqu'en 1975, année où il prend sa retraite[1]. Auguste Bénébig meurt le à Nouméa où il est également inhumé[1].
Distinctions
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Chevalier de la Légion d'honneur[1]
Compagnon de la Libération par décret du 9 septembre 1942[1]
Médaille militaire[1]
Croix de guerre - avec palme de bronze[1]
Croix du combattant volontaire de la guerre de -[1]
Médaille coloniale avec agrafes "Bir Hakeim", "Libye 1942", "Tunisie", "Tripolitaine"[1]
Médaille commémorative de la guerre - avec agrafe "Afrique"[1]
Hommages
modifier- À Nouméa, sa ville natale, une rue (anciennement nommée route de la baie Ouémo[4]) a été baptisée en son honneur[5].
- Un patrouilleur d'outre-mer de la Marine nationale, dont la livraison a lieu en 2022, s'appelle Auguste Bénébig et est basé à Nouméa[6] depuis .
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 « Auguste Bénébig (fiche biographique) », sur ordredelaliberation.fr, Ordre de la Libération (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 978-2-35639-033-2)
- 1 2 3 4 5 Jean-Christophe Notin, 1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération, Paris, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 978-2-262-01606-7, BNF 37105035)
- ↑ Christiane Terrier avec l’aide d’Emmanuelle Eriale, « La Vallée des Colons d'hier et d'aujourd'hui », sur noumea.nc (consulté le )
- ↑ « Rue Auguste Benebig 98800 Nouméa - L'Annuaire de La Poste », sur annuaire.laposte.fr (consulté le )
- ↑ « Marine nationale : notification de l'accord-cadre portant étude, développement, réalisation et MCO des PO », sur Le fauteuil de Colbert
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Paris, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 978-2-262-01606-7, BNF 37105035).
- Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, , 1230 p. (ISBN 978-2-35639-033-2).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative aux militaires :