Auguste Louis Bertin d'Antilly
Auguste Louis Bertin d'Antilly, connu aussi sous le nom de Dantilly, est un homme de lettres français, né à Paris en 1763, mort à Saint-Petersbourg en 1804.
| Naissance | Paris |
|---|---|
| Décès | Saint-Pétersbourg |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Langue d'écriture |
Français |
| Père |
Biographie
modifierAuguste Louis Bertin d'Antilly est le fils naturel d'Auguste Louis Bertin de Blagny, seigneur de Pont de Vaux, trésorier et receveur général des parties casuelles, puis conseiller d'État, intendant des ordres du Roi, membre associé de l'Académie royale des Inscriptions et belles-lettres († 1792)[1].
Sa sœur, Nicole Françoise Adélaïde Bertin d'Antilly, épousa Alexandre Auguste Robineau, musicien, artiste peintre.
Son père l'employa comme premier commissaire des Finances au département des revenus casuels du Roi.
La caisse des Parties casuelles ayant été supprimée en 1788, il se consacra ensuite exclusivement à la littérature en écrivant d'abord des pièces de théâtre et des opéras. Ses textes suivent les idées révolutionnaires jusqu'à la Terreur, puis manifestent des idées royalistes à partir du Directoire, hostiles, en particulier, à Bonaparte, ce qui l'oblige à émigrer en 1797[2].
Il se réfugie à Bâle, puis à Hambourg. En 1799, il publie à Hambourg avec Germain Hyacinthe de Romance, le journal Le Censeur, hostile à Bonaparte, qui obtient leur arrestation du Sénat de Hambourg. À la demande du comte d'Artois, le tsar de Russie Paul 1er intervint en leur faveur, les invita en Russie et les reçut à Saint-Petersbourg[3]. Attaché au théâtre de la Cour impériale, Bertin d'Antilly conserve sa situation sous le règne du tsar Alexandre 1er, à partir de 1801, et meurt à Saint-Petersbourg en juillet 1804[2].
Principaux écrits
modifier- 1783 - L'Anglais à Paris (pièce de théâtre) ;
- 1789 - L'École de l'adolescence (pièce de théâtre) ;
- 1789 - La vieillesse d'Annette et Lubin (livret pour l'opéra comique en un acte de Pierre David Augustin Chapelle) ;
- La communauté de Copenhague ou les religieuses danoises ;
- 1793 - La Prise de Toulon par les Français (opéra en trois actes) ;
- 1793 - Trait historique, Le Peletier de Saint-Fargeau ou le premier martyr de la République française (livret d'un opéra en deux actes composé par Frédéric Blasius) ;
- 1794 - Ode à l'Etre suprème ;
- 1797 - Le Thé ou le journal des dix-huit (journal satyrique anti-républicain et anti-jacobin), lire en ligne ;
- 1797 - La Disgrâce des triumvirs : chanson constitutionnelle[4] ;
- 1799-1800 - Le Censeur, journal politique et littéraire publié en collaboration avec Germain Hyacinthe de Romance pendant leur émigration à Hambourg, lire en ligne ;
Références
modifier- ↑ Thierry Claeys, Dictionnaire biographique des Financiers en France au XVIIIe siècle, tome 1, Paris, S.P.M., , p. 233-236
- 1 2 M. Prevost, Dictionnaire de Biographie Française, tome sixième, Paris, Letouzey & Ané, , col. 249
- ↑ Simon Burrows, French Exile Journalism and European Politics, 1792-1814, Woodbridge, The Boydell Press, , 272 p. (lire en ligne), p. 107
- ↑ « Disgrâce des triumvirs, chanson constitutionnelle », sur bureaudumercure.org, (consulté le )
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Simon Burrows, French exile journalism and european politics 1792-1814, 2000, Woodbridge, The Boydell Press, 272 pages, lire en ligne
Liens externes
modifier- BNF Data ;
- Fiche sur Auguste Louis Bertin d'Antilly dans le Wikipedia en Anglais.