Auguste Massacrier
Auguste Massacrier, né le à Moulins-Engilbert dans le département de la Nièvre et mort pour la France le à Parvillers-le-Quesnoy dans la Somme est un officier et écrivain militaire français. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale.
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Auguste Charles Massacrier |
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Biographie
modifierAuguste Charles Massacrier né à Moulins-Engilbert le [1], est le fils de Claude Massacrier (1839-1916), brigadier de gendarmerie et de Jeanne Perriault (1853-)[2]. Issu d'une famille militaire, il grandit à Bourges, où son père est en service, et suit ses études secondaires au lycée de Bourges[1]. Il y prépare le concours d'entrée à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr qu'il réussit avec le rang 216 sur 476[3] et intègre, comme boursier[4], la 78e promotion dite « Jeanne d'Arc » en octobre 1893[1],[5].
Classé 363e à la sortie de l'école[6], il est nommé sous-lieutenant par décret du et affecté au 105e régiment d'infanterie à Riom, dans le Puy-de-Dôme[7]. Il est promu lieutenant le et passe au 96e régiment d'infanterie le [1],[5],[8].
Il épouse Marie-Louise Joséphine Laurence Vernadet (1876-) le à Neuilly-le-Réal dans le département de l'Allier,[9].
Promu capitaine le , il est affecté au 92e régiment d'infanterie à Clermont-Ferrand[1].
Entre 1909 et 1912, il publie une série d'opuscules militaires « écrits dans un style rapide, clair et concis » et collabore également au quotidien La France militaire en tant que conférencier et rédacteur[10].
Dès le début de la Première Guerre mondiale, il part à la tête de la 8e compagnie de son régiment[1]. Il participe aux combats de la bataille des frontières en Lorraine et dans les Vosges, et reçoit une citation à l'ordre de l'armée le « pour sa brillante conduite et sa belle attitude au feu durant les combats du 14 au 26 août 1914 »[1],[5].
Grièvement blessé lors du combat de la Chavatte, le , Auguste Massacrier est évacué à l'ambulance du Quesnoy-en-Santerre, où il meurt le , sans avoir repris connaissance[1],[11]. Il est inhumé au cimetière communal de Parvillers-le-Quesnoy.
La citation qui accompagne sa décoration posthume à l'ordre de la Légion d'honneur, le décrit ainsi : « A commandé sa compagnie avec beaucoup de calme et de sang-froid au cours des combats violents livrés à la Chavatte, les 30 septembre et 1er octobre 1914 ; l'a maintenue pendant trente-six heures dans les tranchées sans boire ni manger et sous un feu violent d'infanterie, d'artillerie et de mitrailleuses. A été grièvement blessé au moment où il ralliait ses hommes pour les ramener au feu et a succombé à sa blessure »[1].
Œuvres
modifierPublications militaires
modifier- Les exercices à double action dans la compagnie, Paris, Berger-Levrault,
- Évolutions et parades. — L'unité d'origine dans l'infanterie, Paris, Berger-Levrault,
- Les missions à la guerre d'un chef de section, Paris, Berger-Levrault, (lire en ligne)
- Précis de morale destiné au soldat, pendant et après son passage au Régiment, à l'usage également des sociétés de préparation militaire et des Écoles, Paris, Berger-Levrault,
Chansons militaires
modifier- Les Conscrits, chanson-marche, orchestrée pour musique militaire, Paris, Evette et Schaffer.
- Petit Fantassin, chanson de route pour chœur de compagnie, Roubaix, E. Dhoudt[12].
Articles dans La France militaire
modifier- « Contribution au Prochain Règlement de Manœuvres de l'Infanterie : Points modifiables du règlement de 1904 », La France militaire, , p. 1 (lire en ligne)
- « Contribution au Prochain Règlement de Manœuvres de l'Infanterie : Points modifiables du règlement de 1904 », La France militaire, , p. 1 (lire en ligne)
- « Contribution à la Révision du Règlement d'infanterie », La France militaire, , p. 1 (lire en ligne)
- « Contribution à la Révision du Règlement d'infanterie », La France militaire, , p. 1 (lire en ligne)
- « L'Escrime de Combat à la Baïonnette », La France militaire, , p. 1-2 (lire en ligne)
- « L'Escrime de Combat à la Baïonnette », La France militaire, , p. 1-2 (lire en ligne)
- « L'Escrime de Combat à la Baïonnette », La France militaire, , p. 1-2 (lire en ligne)
- « Les Cadres de l'Unité », La France militaire, , p. 1-2 (lire en ligne)
- « Les Cadres de l'Unité », La France militaire, , p. 1-2 (lire en ligne)
- « Les Cadres de l'Unité », La France militaire, , p. 1 (lire en ligne)
Distinctions
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Chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume par décret du [1]
Croix de guerre -- 1915 : Académie française - Prix Montyon pour l'ensemble de son œuvre[13]
Hommages
modifier- Le nom d'Auguste Massacrier est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France[14].
- Son nom figure sur les plaques commémoratives de l'église Saint-Julien de Neuilly-le-Réal et de la SACEM à Neuilly-sur-Seine, sur les monuments aux morts de Neuilly-le-Réal, de Chaulgnes, de Clermont-Ferrand (cimetière des Carmes) et de Moulins-Engilbert[15].
- Son nom est inscrit dans le livre d'or 1914-1918 de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr[16].
Bibliographie
modifier- Georges Massacrier, Anthologie des Écrivains Morts à la Guerre - 1914-1918, t. IV, Amiens, Edgar Malfère, coll. « Bibliothèque du Hérisson », , « Auguste Massacrier (1872-1914) », p. 528-531
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Massacrier 1926, p. 528.
- ↑ « Acte de naissance d'Auguste Charles Massacrier (1872) », sur Archives de la Nièvre, p. 974
- ↑ « Journal officiel de la République française du 18 octobre 1893 », sur Gallica, , p. 5199
- ↑ « Journal officiel de la République française », sur Gallica, , p. 6073
- 1 2 3 « Recrutement - Bourges - classe 1892 - matricule n°1859 », sur Archives du Cher
- ↑ « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, , p. 4986
- ↑ « Journal officiel de la République française du 16 septembre 1895 », sur Gallica, , p. 2
- ↑ « Annuaire de l'Armée française 1905 », sur Gallica, , p. 362
- ↑ « Acte de mariage d'Auguste Charles Massacrier et Marie-Louise Vernadet (1904) », sur Archives de l'Allier, p. 105
- ↑ Massacrier 1926, p. 530.
- ↑ « Fiche de Auguste Charles Massacrier », sur Mémoire des hommes (consulté le )
- ↑ Massacrier 1926, p. 531.
- ↑ « Prix Montyon », sur www.academie-francaise.fr
- ↑ « La Pensée française », sur Gallica, , p. 2
- ↑ « Fiche unique N° 10705823 de Auguste Charles MASSACRIER », sur MemorialGenWeb
- ↑ « Le livre d’or des Saint-Cyriens morts pour la France. », sur calameo.com, p. 23
Liens externes
modifier- Ressource relative à la littérature :
- Ressource relative aux militaires :