Auguste Théodore de Girardot
Auguste Théodore de Girardot est un fonctionnaire, archéologue et historien français, est né à Paris le , et mort à Ferrières-en-Gâtinais le .
| Secrétaire général de la préfecture de la Loire-Atlantique (d) | |
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| Sous-préfet de Montargis | |
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| Secrétaire général de la préfecture du Cher (d) | |
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Avocat, fonctionnaire, botaniste, archéologue, historien |
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Biographie
modifierAuguste Théodore de Girardot est le fils du baron François Girardot, alors docteur en médecine, et d'Henriette Catherine Jacqueline Savin.
François Girardot
modifierFrançois Girardot est originaire de Semur-en-Auxois, où il est né le , fils de François Girardot, procureur fiscal de Semur-en-Auxois, et de Jeanne-Félicie Terre qui s'étaient mariés le . En septembre 1791, il est médecin de troisième classe à l'hôpital militaire de Dijon.
En novembre 1791, pour une raison inconnue, il émigre et se retrouve dans l'armée du prince de Condé, volontaire à cheval de la légion Mirabeau. Il n'exerce alors ni chirurgie, ni médecine. En 1795, , il est maréchal des logis aux hussards de Baschi du Cayla. Deux ans plus tard il est sous-lieutenant dans la 22e compagnie de chasseurs nobles où il reste jusqu'à la dissolution de l'armée de Condé à la suite du traité de Lunéville, en 1802. François Girardot décide alors de rentrer en France avec quelques blessures.
En août 1803, il est élève en médecine à l'Hôtel-Dieu de Paris. Il se marie en janvier 1807 en Henriette Savin. Le , il est officier de santé de première classe au régiment des chevau-légers lanciers polonais de la Garde. Il est resté dans cette unité jusqu'en 1814. Cette unité crée en 1807 a d'abord été engagée dans la campagne d'Espagne. En 1809, il suit le régiment en Autriche où il est fait chevalier de la Légion d'honneur le [1]. En 1812, il fait la campagne de Russie, puis, en 1813, la campagne d'Allemagne où le régiment se couvre de gloire à la bataille de Dresde. François Girardot est toujours dans ce régiment pendant la campagne de France. Il se dépense sans compter à la bataille de Montereau, le , où il est blessé pour la première fois sous le drapeau français.
Il est promu officier de la Légion d'honneur le . Il est grièvement blessé le , à la bataille de Craonne. Un boulet le frappe de plein fouet disloquant sa jambe, emporté sur un brancard par ses infirmiers, conscient, apercevant Napoléon Ier, il se redresse et crie « Vive l'Empereur ». Napoléon le fait baron d'Empire sur le champ de bataille alors qu'on est en train de l'amputer. Au retour des Bourbon, l'ancien officier de l'armée du prince de Condé est reçu au palais Bourbon, le , par le prince de Condé et le général d'Ecquevilly. Il demande et obtient la croix de Saint-Louis. Le décret est publié le et la décoration lui est remise le par le comte d'Artois. Le , le roi Louis XVIII confirme le titre de baron donné par l'Empire. Si François Girardot a obtenu des médailles et un titre de Baron d'Empire, il n'a plus d'emploi. Il n'obtient qu'une retraite de 1 800 francs. Le tsar Alexandre Ier avait donné à la Pologne un gouverement constitutionnel. Ce sont ses amis polonais, à Varsovie, qui vont venir à son aide, Vincent comte Krasiński qui était colonel du régiment de chevaux légers polonais de la Garde, en 1807, et le le prince Alexandre Radziwill. On ne connaît pas ses moyens de subsistance en Pologne. Sa femme et ses enfants sont restés à Paris. En mars 1817, il obtient de résider définitivement en Pologne et meurt à Varsovie le . Il est inhumé dans le cimetière d’Opinogóra (Mazovie), près de la demeure de la famille Krasiński.
Auguste Théodore de Girardot
modifierAuguste Théodore de Girardot est né dix jours avant la bataille de Waterloo. Son père en parti pour s'installe en Pologne peu après sa naissance. Lui et sa sœur aînée sont élevés seuls par leur mère. Il fait ses études au lycée Louis-le-Grand, il devient avocat en 1836. Après la mort de son mari, Madame de Girardot s'est remarié avec le comte Antoine Dupuy, préfet de la Haute-Loire entre août 1830 et janvier 1833. Il commence sa carrière administrative en 1832 comme attaché au cabinet de son beau-père. Dans les années 1830, la famille d'Auguste de Girardot s'est installée à Bourges, peut-être à cause des obligations administratives du comte Dupuy. Il entre dans l’administration à la préfecture de Bourges en 1839 comme conseiller de préfecture. Il s'est marié en avec Pascalie Delaguette. De ce mariage sont nées deux filles, Marie Antoinette Lucie, et Marie Henriette.
Il va rapidement s'intéresser à l'archéologie et à l'histoire patrimoniale. Dès son arrivée à Bourges, il s'intéresse aux archives inexplorées à la recherche de ce qu’elles contenaient d’inconnu ou d’original. Ses recherches lui ont permis d'écrire tout au long de sa carrière plus d’une centaine de communications. Pendant ses activités administratives, il a pu se constituer une collection archéologique assez importante et éclectique.
Il est nommé sous-préfet de Montargis en . Il n'y reste que deux ans et demi mais pendant cette période, il a créé avec son cousin Edmond Michel (1831-1886)[2] la Société d'émulation de Montargis et le musée Girodet. C'est pendant cette période qu'il s'est lié d'amitié avec des familles de Ferrières-en-Gâtinais.
Il est nommé secrétaire général de la préfecture de la Loire-Inférieure en 1854.
Le , le baron Auguste Girardot, sous-préfet, fils du baron François Girardot, chirurgien-major de la Garde, décédé, obtient par décret impérial de s'appeler Auguste de Girardot.
Il prend sa retraite en 1871. Son épouse étant morte, il s'est remarié en 1875 avec Laure Charlotte Nicas, fille de Rose Arsène Nicas, une amie de Ferrières-en-Gâtinais. Il s'installe à Ferrières-en-Gâtinais en 1879. Après sa séparation de son mari, le baron Jules Esmoingt du Chazaud, en 1878, sa fille Marie Antoinette Lucie de Girardot le rejoint à Ferrières-en-Gâtinais.
Collection Girardot
modifierLa collection d'objets archéologiques accumulés par Auguste de Girardot a été dispersée après sa mort. La reconstitution de ce qu'elle a été peut se faire à partir de la partie qui se trouve au musée du Berry, à Bourges, au Musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-des-Prés, au musée Girodet à Montargis, au musée de Bretagne à Rennes, au musée Dobrée à Nantes et dans les fonds de la Bibliothèque nationale de France[3]. Une autre source se trouve dans la correspondance entretenue par Auguste de Girardot avec des sociétés savantes et les articles qu'il a écrits. Bien qu'il ait rédigé un inventaire de sa collection, celui-ci a été perdu. Une autre source d'information sur cette collection est le catalogue de la vente des objets en provenant, en 1879. Auguste de Girardot a prêté ses objets permettant de les trouver dans des catalogues des expositions locales et dans les publications concernant l'Exposition universelle de 1867.
Sociétés savantes
modifierAuguste Théodore de Girardot a été :
- membre non résidant du Comité des travaux historiques et scientifiques, entre 1840 et 1868,
- membre correspondant de la Commission de topographie des Gaules, entre 1866 et 1883,
- membre fondateur de la Société d'émulation de l'arrondissement de Montargis, de 1853 à sa mort.
Distinctions
modifier- Chevalier de la Légion d'honneur, le ,
- Officier de la Légion d'honneur, le [4].
- Commandeur de l'Ordre de Charles III d'Espagne, le .
- Chevalier de l'ordre de Notre-Dame de la Conception de Vila Viçosa, le .
Publications
modifier- [Girardot 1849] Auguste de Girardot et Hippolyte Durand La Sainte-Chapelle de Bourges : sa fondation, sa destruction, La Cathédrale de Bourges: description historique et archéologique, Moulins, Paris et Bourges, P-A. Desrosiers et Victor Didron, (lire en ligne)
- Auguste de Girardot, « La Sainte-Chapelle de Bourges : sa fondation, sa destruction », Mémoires de la Société des antiquaires de France, (lire en ligne)
- Auguste de Girardot, Histoire du Chapitre de Saint-Étienne de Bourges, Orléans, Imprimerie d'Alex Jacob, (lire en ligne)
- Auguste de Girardot, Mystère des actes des Apôtres, représenté à Bourges en avril 1536 et publié d'après le manuscrit original, Paris, Librairie archéologique Victor Didron, (lire en ligne)
- Auguste de Girardot, Des administrations départementales, électives et collectives : France, Belgique, Italie, 1790-an VIII, Paris, Guillaumin libraire-éditeur, (lire en ligne)
- Auguste de Girardot, Procès de Renée de France, dame de Montargis, contre Charles IX, Nantes, imprimerie de Vve C. Mellinet, 1858 (lire en ligne)
- Auguste de Girardot, Histoire et inventaire du trésor de la cathédrale de Bourges, Ch. Lahure et Cie, Paris, 1859, [lire en ligne]
- Auguste de Girardot, Catalogue des manuscrits de la Bibliothèque de Bourges, Paris, Librairie archéologique de Didron, (lire en ligne)
- Auguste de Girardot, Les ministres de la République française - I. Roland et Mme Roland, Paris, Guillaumin, (lire en ligne)
- Auguste de Girardot, Les artistes de la ville et de la cathédrale de Bourges, O. Merson, Nantes, 1861, [lire en ligne]
- Auguste de Girardot, Félix Thomas, grand prix de Rome, architecte, peintre, graveur, sculpteur, Nantes, Mme Vve Mellinet, (lire en ligne)
- Auguste de Girardot, Frédéric Cailliaud de Nantes, voyageur, antiquaire, naturaliste, Paris, Adolphe Labit, (lire en ligne)
- [Clément 1900] Sylvain Clément et Auguste de Girardot, Vitraux de Bourges : Vitraux du XIIIIe siècle, Bourges, Imprimerie Tardy-Pigelet, (lire en ligne)
- [Girardot 1877] Baron Auguste Théodore de Girardot, « Description des sculptures du portail de la cathédrale de Bourges avant leur restauration », Mémoires de la Société des antiquaires du Centre, vol. 7, , p. 249-272 (lire en ligne)
Références
modifier- ↑ Base Léonore : Girardot, François
- ↑ Henri Stein, « Edmond Michel (1831-1886) », Annales de la Société historique & archéologique du Gâtinais, t. 4, , p. 73-93 (lire en ligne)
- ↑ Andruszkiewicz, 2014, p. 38
- ↑ Base Léonore : Girardot de, Auguste Théorore
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Edmond Michel, « Le baron A. Th. de Girardot, archéologue (1815-1883), sa vie, son œuvre », Annales de la Société historique & archéologique du Gâtinais, t. 1, , p. 129-152 (lire en ligne)
- Jean-François Lemaire, « Le chirurgien-baron François Girardot (1773-1831) un oublié de l'histoire », Histoire des sciences médicales, vol. 14, no 1, , p. 107-114 (lire en ligne)
- Anna Andruszkiewicz, Auguste Théodore, baron de Girardot (1815-1883), antiquaire de province. Sa collection et ses publications (mémoire d'étudiant de l'École du Louvre), Paris, École du Louvre, (lire en ligne)
- (pl) Wlodzimierz Witczak, François Girardot 1773-1831 : chirurg polskiego pulku szwolezerow gwardii Napoleona I, Poznan, , 29 p.
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la recherche :
- Ressource relative à la vie publique :
- CTHS : Girardot Auguste Théodore de , baron
- AGORHA : Girardot, Auguste Théodore
- Association Recherches, Sauvegarde, Patrimoine Ferriérois : Le baron de Girardot
- (pl) Maria J. Turos, François Girardot - francuski medyk polskich szwoleżerów