Auguste Dubois (résistant)

résistant français

Auguste (Édouard,Charles) Dubois (né le à Neufchâtel et mort le , est un garde forestier et résistant français, victime de la déportation durant la Seconde Guerre mondiale. Reconnu officiellement « Mort en déportation », il fut arrêté pour activités résistantes dans le Pas-de-Calais et transféré successivement aux camps de Buchenwald et de Langenstein-Zwieberge, un des « Kommandos » annexes du camp de concentration de Buchenwald.

Auguste Dubois
Description de cette image, également commentée ci-après
Photographie d’Auguste Édouard Charles Dubois (collection familiale)
Naissance
Neufchâtel, Pas-de-Calais, Drapeau de la France France
Décès (à 37 ans)
Langenstein-Zwieberge, Saxe-Anhalt, Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Nationalité Française
Profession
Distinctions

Biographie

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Origines et vie familiale

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Auguste Édouard Charles Dubois naît le à Neufchâtel-Hardelot (Pas-de-Calais). Il est le fils d'Auguste Maurille Alexandre Dubois et d'Aline Eugénie Decloy. Son fils Auguste Édouard Jules Dubois, né le à Oye-Plage, pupille de la Nation, échappa à la déportation en raison de son jeune âge. Il fit ensuite carrière au sein de la Police nationale.[réf. souhaitée]

Activité résistante et arrestation

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Pendant l'Occupation allemande en France (1940-1944), Auguste Dubois, alors garde forestier dans la commune de Lapugnoy, rejoint un groupe de résistance lié au mouvement clandestin Voix du Nord (mouvement de résistance de la zone Nord). Il participe au stockage et à la dissimulation d’armes dans les bois autour de la commune, destinées à être utilisées par les résistants locaux. Il est dénoncé par un habitant de la commune et arrêté par les autorités allemandes puis transféré dans la prison de Loos, ex-abbaye Notre-Dame de Loos.

Déportation

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À la suite de son arrestation, il est transféré au camp de concentration de Buchenwald par le train de Loos (Convoi du au départ de Tourcoing (59) à destination de Cologne (Allemagne)- Matricule: 76634 à Buchenwald), où il reste avant d’être transféré au Langenstein-Zwieberge, enregistré le , camp annexe de Buchenwald situé en Saxe-Anhalt[1].

Fiche montrant sa date d'admission et de décès
Fiche du camp de déportation.

Auguste Édouard Charles Dubois meurt le au camp de Langenstein-Zwieberge quelques jours après la libération du camp par les troupes alliées.

Il est mort dans le camp, et a été enterré dans la fosse commune du sud. En 2024, des plaques commémoratives ont été apposées sur la tombe pour toutes les personnes connu, qui y sont enterrées[2].

La mention officielle « Mort en déportation » est portée sur les registres de l’état civil de Lapugnoy en 1946[3].

Son nom figure dans plusieurs bases de données de la déportation :

  • les Arolsen Archives, dépôt international des archives des victimes du nazisme[4] ;
  • la base de données de l’United States Holocaust Memorial Museum (USHMM)[5] ;
  • l’Amicale du Train de Loos, association mémorielle dédiée aux déportés partis du convoi du [6].

Hommage

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Médaille_de_la_Résistance_sans_rosette_-_avers_-_fond_blanc

Auguste Édouard Charles Dubois est décoré de la médaille de la Résistance [7].

Auguste Dubois fait partie des victimes honorées dans les cérémonies locales de commémoration à Lapugnoy et dans les travaux de mémoire autour du Train de Loos.

Son nom figure sur les monuments :

Notes et références

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  1. « Liste des déportés du Train de Loos », sur le site de la Fondation pour la mémoire de la déportation (consulté le ).
  2. « arolsen-archives »
  3. « Fiche « Mort en déportation » – Ministère des Armées, base Mémoire des hommes » (consulté le )
  4. « Arolsen Archives – International Center on Nazi Persecution » (consulté le )
  5. « United States Holocaust Memorial Museum – Database of victims » (consulté le )
  6. « Amicale du Train de Loos » (consulté le )
  7. « DUBOIS Auguste Édouard Charles », sur memorialgenweb.org (consulté le ).

Pour approfondir

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