Auguste Henri Brincourt
Henri Brincourt, né le à Lille et mort le à Paris, est un général de division français, grand-croix de la Légion d'honneur.
| Nom de naissance | Auguste Henri Brincourt | |
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| Naissance | Lille |
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| Décès | (à 86 ans) Paris |
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| Origine | ||
| Grade | Général de division | |
| Commandement | 8e bataillon de chasseurs à pied (1856-1857) 1er régiment de zouaves (1859-1863) Brigade de la Garde impériale (1866-1870) 31e division d'infanterie (1873-1883) |
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| Conflits | Conquête de l'Algérie Guerre de Crimée Campagne d'Italie (1859) Expédition du Mexique Guerre franco-allemande de 1870 |
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| Distinctions | Grand-croix de la Légion d'honneur (1883) | |
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Saint-Cyrien, il se distingue notamment au sein des zouaves lors de la conquête de l'Algérie, pendant la guerre de Crimée, la campagne d'Italie en 1859, puis l'expédition du Mexique. Promu général de brigade à 40 ans, il devient l'un des plus jeunes généraux de l'armée française et se fait remarquer au commandement d'une brigade de la Garde impériale pendant la guerre de 1870.
Biographie
modifierFamille
modifierHenri Brincourt est le fils de Pierre Henry Brincourt (1789-1859), capitaine de l'infanterie, et de Rose Joséphine Bleuzet (1792-1830). Son père, issu d'une famille d'origine sedanaise, est militaire et a combattu, durant le Premier Empire, notamment en Espagne et en Allemagne. Mis en demi-solde à la Restauration, il mène une existence modeste. À la mort de sa mère en 1830, son père le confie à l'un de ses frères, oncle de l'enfant, lui aussi ancien militaire, également mis en demi-solde et devenu industriel à Sedan et maire adjoint de cette ville.
Henri épouse en 1866 Cornélie Bertêche (1843-1906), fille d'un industriel textile de Sedan et petite-fille du colonel Bertêche, auquel la Convention nationale avait décerné une couronne de chêne pour avoir deux fois sauvé la vie du général de Beurnonville à Jemmapes.
Formation
modifierÉlève au collège royal de Metz, dont il garde un souvenir douloureux, Henri Brincourt choisit de suivre la carrière militaire de son père et de son oncle. Il entre à Saint-Cyr en 1841, comme son oncle, et en sort le avec le grade de sous-lieutenant au 61e de ligne, où son père avait servi.
Carrière militaire
modifierLa carrière militaire de Brincourt est brillante et son avancement extrêmement rapide.
Il sert comme sous-lieutenant en Algérie de 1843 à 1847, notamment sous les ordres du colonel Herbillon. De retour en France, il combat lors des journées de Juin 1848, au cours desquelles il est blessé. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur et promu lieutenant en juillet, en récompense de sa conduite.
En , il est promu capitaine et affecté au 3e régiment de zouaves en Algérie, avec lequel il participe à la guerre de Crimée en 1855. Blessé à onze reprises, il est promu officier de la Légion d'honneur.
De retour en Algérie en 1856, il est nommé chef de bataillon au 8e bataillon de chasseurs à pied, avec lequel il prend part à la campagne de Grande Kabylie.
Promu lieutenant-colonel au 1er régiment de zouaves en , Brincourt est appelé en 1858 puis 1860 à créer en Suède un corps de zouaves.
Colonel du 1er régiment de zouaves, il participe à la campagne d'Italie en 1859 et est promu commandeur de la Légion d'honneur en septembre.
Il s'illustre ensuite lors de l'expédition du Mexique (1862-1865). Sa conduite lui vaut d'être nommé général de brigade à 40 ans en , puis élevé au rang de grand officier de la Légion d'honneur en .
Nommé à la tête d'une brigade de la Garde impériale en 1866, il la commande durant la guerre de 1870. Fait prisonnier à Metz, il est déporté en Allemagne comme de nombreux militaires français.
Après la guerre, il est promu général de division en et prend le commandement de la 31e division d'infanterie à Montpellier.
Le , il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur.
Après 1885, il cesse toute activité militaire et se consacre à sa vie familiale.
Décorations
modifierFrançaises
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Grand-croix de la Légion d'honneur ()
- Grand officier le
- Commandeur le
- Officier le
- Chevalier le
Étrangères
modifier- Commandeur 2e classe de l'Ordre de Dannebrog (Danemark).
- Grand officier de l'Ordre de Notre-Dame de Guadalupe (Mexique).
- Commandeur de l'Ordre de l’Épée (Suède).
- Commandeur de l'Ordre de Saint-Olaf (Norvège).
Références
modifierSources
modifier- Théophile de Lamathière, Panthéon de la Légion d'honneur, t.4, E. Dentu, 1875-1911, pp. 66-68. Lire en ligne.
- Lettres du général Brincourt, 1823-1909, publiées par son fils le commandant Charles Brincourt, Plon-Nourrit, 1923. Lire en ligne.
- Almanach National - annuaire officiel de la République Française pour 1898.
Liens externes
modifier- Archives conservées par : Service historique de la Défense (GR 7 YD 1542, FRSHD_PUB_00000355.pdf)
- Ressource relative à la vie publique :
- « Cote LH//366/22 »
- « Auguste Henri Brincourt sur l'Historique de la 24e promotion de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (1841-1843 avril), promotion de la Nécessité »