Aurelio Padovani
Aurelio Padovani, né le à Portici et mort le à Naples, est un militaire, syndicaliste et homme politique fasciste italien.
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| Distinctions | Liste détaillée Médaille d'argent de la valeur militaire Médaille commémorative de la guerre italo-autrichienne 1915-1918 Médaille de la Victoire interalliée Médaille commémorative de l'Unité italienne Médaille commémorative de la Marche sur Rome Croix du Mérite de guerre Médaille commémorative de la guerre italo-turque 1911-1912 Medal of merit for the Avezzano earthquake of 1915 (en) Medaglia di bronzo della Fondazione Carnegie per atti di eroismo (d) Médaille de bronze de la valeur militaire Chevalier de l'ordre de la Couronne d'Italie |
Biographie
modifierJeunesse et carrière militaire
modifierFils de Vincenzo Padovani et de Maria Annunziata Braccioli, il obtient son diplôme d'expert industriel à l'Istituto Tecnico Industriale « Alessandro Volta » de Naples. En 1907, à l'âge de 18 ans, il s'engage comme volontaire au 11e régiment de bersagliers, stationné à la caserne Pizzofalcone de Naples, avec le grade de sergent. En 1915, il épouse Ida Archinard, une institutrice.
Volontaire pendant la guerre de Libye, il combat à Sciara Sciat et est l'un des onze survivants italiens de cette bataille. Il reçoit la médaille de bronze pour son service militaire le et, promu sous-lieutenant, passe du statut d'intendant à celui de réserviste par décret royal du .
Il est transféré dans les unités cyclistes des Bersaglieri et, en tant que sous-lieutenant, participe à la Première Guerre mondiale, où il s'illustre en remportant trois médailles d'argent au service militaire. Il est promu de sous-lieutenant à lieutenant par décret-loi du .
Organisateur du fascisme napolitain
modifierAdhérent de la première heure aux Faisceaux italiens de combat, il fonde le Fascio napolitain le , avec l'avocat Domenico Miranda, le capitaine Alberto Navarra des Arditi et l'avocat Pasquale Spiezia. En , il est élu secrétaire politique du Fascio de Naples, puis, à partir d'octobre de la même année, secrétaire provincial, devenant ainsi l'organisateur du fascisme en Campanie et participant, la même année, au congrès fasciste de Rome.
En , il est élu au Comité central du Parti national fasciste. Le , alors qu'il est capitaine, il est mis à la retraite par décret royal du . Au début de 1922, la grève portuaire éclate et dure six mois, ponctuée d'événements divers. Durant cette période, Padovani mène une action intense qui permet de mettre fin à la grève et entraîne la conversion de toutes les organisations portuaires au syndicalisme fasciste. Aurelio Padovani est l'un des cinq commandants de zone qui souhaitent la marche sur Rome et organisent les squadristi de Campanie, qui mènent des actions à Rome du 27 au .
Secrétaire régional des Fasci de Campanie, il organise le rassemblement à Naples, au stade Arenaccia, et commande le défilé dans les rues de la ville. Au théâtre San Carlo, c'est lui qui présente Benito Mussolini au peuple napolitain. Il est également nommé lieutenant-général de la Milice volontaire pour la sécurité nationale jusqu'en .
Conflit avec la direction fasciste et mort
modifierEn mai 1923, il est exclu du Parti national fasciste puis réintégré, bien qu'il reste soupçonné d'hétérodoxie avec toutes les conséquences que cela implique. Il tente par la suite de démissionner mais ses tentatives sont rejetée à deux reprises. Finalement, sa demande est acceptée après qu'il a également refusé le commandement de la zone de Bologne.
Il meurt à Naples le à 17h30, au 46, via Generale Giordano Orsini, suite à l'effondrement de la balustrade d'un balcon au quatrième étage : cet après-midi-là, pour répondre aux salutations de la foule rassemblée à l'occasion de sa fête, le Comandantendant est apparu avec un groupe d'amis proches, lorsque soudain surviznt l'effondrement fatal dans lequel, outre Padovani lui-même, huit autres personnes périssent : Ferdinando Vetere (avocat), Salvatore Grasso (squadriste de 24 ans originaire de Mugnano di Napoli), Raffaele Esposito, Salvatore Schioppa (brigadier de la Milice du Port), Alfredo de Filippis, Luigi Corcione (15 ans), Antonino Micillo (électricien originaire de Giugliano in Campania) et Giovanni Dell'Aquila (entrepreneur), tandis que quatre personnes sont blessées, toutes grièvement mais sauvées : Pasquale Ruocco, Nicola Cioffi (professeur), Francesco Iodice et Fortunata Decenza (concierge de l'immeuble).

Postérité
modifierAprès sa mort, une statue monumentale est érigée pour commémorer son rôle de syndicaliste révolutionnaire au sein du carré des hommes illustres du cimetière de Poggioreale à Naples. Un autre monument lui est dédié en 1934 sur la Piazza Santa Maria degli Angeli a Pizzofalcone à Naples : conçu par Marcello Canino et sculpté par Carlo de Veroli, avec la collaboration de Guglielmo Roehrssen, il donne à la place son nom, celui du commandant fasciste. La place conserve ce nouveau nom, ainsi que l’imposant monument, pendant une dizaine d’années.
Après la guerre, avec la liberté retrouvée, la volonté d'effacer tout symbole du fascisme se renforce ; la statue est déboulonnée et la toponymie antérieure rétablie. En , les vestiges du monument sont découverts dans le tunnel Bourbon, dans le quartier de Chiatamone, enfouis sous des amas de décombres[1].
Notes et références
modifier- ↑ Gigi Di Fiore, "Il gerarca che sfidò Mussolini - Aurelio Padovani e il fascismo meridionale", Utet-DeAgostinilibri, Milano settembre 2022. (ISBN 979-12-212-0272-4).
Bibliographie
modifier- a cura di Parente L., Gentile F., Grillo R. M., Giovanni Preziosi e la questione della razza in Italia. Atti del Convegno di studi (Avellino_Torella dei Lombardi, 30 novembre_2 dicembre 2000), Rubbettino, 2005.
- Gerardo Picardo, Aurelio Padovani, il fascista intransigente, controcorrente, Napoli, 2003.
- Giorgio Candeloro, Storia dell'Italia moderna, volume IX, Feltrinelli, 1986.
- Robert Paris, Le origini del fascismo, Mursia, Milano, 1970.
- Guido Dorso, La rivoluzione meridionale,Giulio Einaudi editore, Torino, 1945.
- G. A. Chiurco, Storia della rivoluzione fascista,volume IV, vallecchi editore, Firenze, 1929.
- Gigi Di Fiore, "Il gerarca che sfidò Mussolini - Aurelio Padovani e il fascismo meridionale", Utet-DeAgostinilibri, Milano settembre 2022.