Société nationale des autoroutes du Maroc
Autoroutes du Maroc (ADM) est le concessionnaire marocain chargé de la construction, de l’exploitation et de la maintenance du réseau autoroutier national à péage. L’entreprise est basée à Rabat et exploite le réseau autoroutier pour le compte de l’État marocain[2].
| Autoroutes du Maroc | |
| Création | 1989 |
|---|---|
| Dates clés | 2005 : Adhésion à l'ASECAP |
| Forme juridique | Société anonyme |
| Siège social | Rabat |
| Direction | |
| Actionnaires | Fonds Hassan II : 44,92 % État Marocain : 45,41 % |
| Activité | Construction, entretien et exploitation d'autoroutes |
| Site web | www.adm.co.ma |
| Chiffre d'affaires | +5,2% |
| Résultat net | +132,1% |
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | |
Le développement du réseau autoroutier est identifié par des institutions internationales comme un élément central des infrastructures de transport et de logistique du Maroc, contribuant à la mobilité interurbaine, au transport de marchandises et à l’intégration régionale[3].
En 2025, le réseau autoroutier développé et exploité par ADM s’étend sur environ 1 800 kilomètres, ce qui en fait le deuxième plus grand réseau autoroutier d’Afrique[2].
Histoire
modifierLe programme autoroutier moderne du Maroc débute avec l’autoroute Casablanca–Rabat, construite par étapes à partir du milieu des années 1970 et achevée à la fin des années 1980. ADM est créée en 1989 afin de centraliser le développement et l’exploitation des autoroutes dans le cadre d’un modèle de concession reposant principalement sur les recettes de péage et l’endettement à long terme[2],[4].
À partir des années 1990, le réseau autoroutier connaît une expansion significative, reliant les principaux centres urbains, ports et régions frontalières. Cette expansion s’inscrit dans des stratégies nationales plus larges visant à améliorer la connectivité et à soutenir la croissance économique[3].
Rôle et activités
modifierLes missions d’ADM comprennent[2],[3] :
- la construction de sections autoroutières sous concession de l’État marocain ;
- l’exploitation et la maintenance du réseau autoroutier à péage ;
- la gestion des systèmes de péage et des services aux usagers ; et
- la fourniture de services aux usagers de l’autoroute, notamment l’information sur le trafic, l’assistance routière et les aires de repos.
Réseau autoroutier
modifierLe réseau autoroutier national relie les principales villes, ports et pôles logistiques du Maroc, notamment le long du corridor atlantique entre Tanger, Rabat et Casablanca, ainsi que des liaisons vers l’intérieur du pays et les régions du sud. Des évaluations internationales du transport décrivent ce réseau comme l’ossature du système de transport routier marocain, en complément des infrastructures ferroviaires et portuaires[5].
Péage
modifierLes autoroutes sont exploitées selon le principe du paiement à l’usage, au moyen de gares de péage et de systèmes de télépéage. ADM exploite un badge de télépéage dénommé Jawaz, permettant aux véhicules d’emprunter des voies dédiées avec un temps d’arrêt réduit[6].
Trafic et exploitation
modifierLes volumes de trafic sur le réseau autoroutier augmentent de manière continue depuis les années 2000, en lien avec la progression du parc automobile, des déplacements interurbains et du transport de marchandises. Des études signalent des niveaux de trafic particulièrement élevés autour des grandes agglomérations, notamment le Grand Casablanca, où la congestion a conduit à des projets d’élargissement et de réaménagement d’échangeurs[7].
Les activités d’exploitation comprennent la maintenance courante et lourde, la surveillance du trafic et la coordination avec les services d’urgence. Ces fonctions représentent une part importante des dépenses d’exploitation d’ADM[3].
Gouvernance
modifierADM est administrée par un conseil d’administration et dirigée par un comité exécutif. En 2025, le directeur général est Mohammed Cherkaoui Eddeqaqi[8].
ADM opère dans le cadre de conventions de concession et sous la tutelle réglementaire de l’État marocain, notamment pour l’approbation des tarifs de péage et des principaux programmes d’investissement[9].
Finances
modifierVoir aussi
modifierRéférences
modifier- ↑ Etats financiers 2018
- 1 2 3 4 « ADM en bref », sur Autoroutes du Maroc, Société Nationale des Autoroutes du Maroc (consulté le )
- 1 2 3 4 (en) Morocco Infrastructure Review (rapport), World Bank, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Private Sector Participation in Infrastructure: Morocco (rapport), World Bank, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Decarbonising Morocco’s Transport System (rapport), International Transport Forum (OECD), (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le Pass Jawaz », sur Autoroutes du Maroc, Société Nationale des Autoroutes du Maroc (consulté le )
- ↑ (en) « Morocco: EIB grants EUR 80m loan to ADM to reduce congestion in Greater Casablanca », sur European Investment Bank (consulté le )
- ↑ « Biographie de Mohammed Cherkaoui Eddeqaqi, nouveau DG de la Société nationale des Autoroutes du Maroc », sur Maroc Diplomatique, (consulté le )
- 1 2 (en) « OECD Economic Surveys: Morocco 2024: Economic Assessment », OECD Economic Surveys, (DOI 10.1787/80777ea7-en, lire en ligne)
- ↑ « Morocco’s highway operator faces mounting debt challenges », Bladi.net, (lire en ligne, consulté le )