Avenue de Fondeyre
L'avenue de Fondeyre est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 43° 38′ 22″ nord, 1° 25′ 33″ est |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Haute-Garonne |
| Métropole | Toulouse Métropole |
| Ville | Toulouse |
| Quartier(s) | Fondeyre |
| Début | no 205 avenue des États-Unis |
| Fin | no 165 avenue des États-Unis |
| Odonymie | |
| Anciens noms | Chemin de Fondeyre (XVIIe siècle-1969) |
| Nom actuel | 1969 |
| Histoire et patrimoine | |
| Création | avant le XVIIe siècle |
| Notice | |
| Archives | 315552864031 |
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Situation et accès
modifierDescription
modifierL'avenue de Fondeyre est une voie publique. Elle traverse le quartier du même nom.
Elle naît perpendiculairement à l'avenue des États-Unis, face à l'entrée principale du Grand Marché (actuel no 200). La première partie de la rue est orientée au sud-ouest, qui dessert au nord le centre routier. Elle forme ensuite un vaste rond-point qui dessert, entre autres, la plateforme logistique, puis s'oriente au sud. Elle reçoit, à main droite, le chemin de Fondeyre, puis se prolonge au sud, avant d'obliquer à l'est au niveau de la rue Federico-Garcia-Lorca, qu'elle reçoit également à droite. Elle rejoint l'avenue des États-Unis au niveau du rond-point Louis-Victorin-Cassagne. Elle est prolongée à l'est par la rue Alfred-Nobel.
La chaussée compte une voie de circulation automobile dans chaque sens. Elle est bordée de chaque côté par des bandes cyclables.
Voies rencontrées
modifierL'avenue de Fondeyre rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :
- Avenue des États-Unis
- Chemin de Fondeyre (d)
- Rue Federico-Garcia-Lorca (d)
- Rond-point Louis-Victorin-Cassagne
- Avenue des États-Unis
Odonymie
modifierL'avenue est nommée d'après le domaine de Fondeyre (ou Fondayre), une propriété agricole du nord toulousain (emplacement de l'actuel no 15 avenue de Fondeyre). En 1690, elle appartenait à Pierre de Fondayre et se composait d'une maison, de champs, de vignes, de prés et de bois[1]. En 1969, elle a disparu à la suite de la création de la zone industrielle de Fondeyre[1].
Histoire
modifierXIXe siècle et première moitié du XXe siècle
modifierDeuxième moitié du XXe siècle
modifierDans la deuxième moitié du XXe siècle, le nord de Toulouse connaît un important développement, lié à la proximité des principales voies de transport routier – la route nationale 20 ou route de Paris (actuelle avenue des États-Unis) –, navigable – le canal latéral à la Garonne – et ferroviaire – la ligne de Bordeaux à Toulouse. Ainsi, entre la barrière de Paris, au sud, et la commune de Saint-Jory, au nord, se développe une vaste zone industrielle[2]. La présence des entreprises est favorisée par le caractère répulsif de la ville, la congestion urbaine et le besoin de terrains disponibles pour l'agrandissement et l'installation de vastes entrepôts[3]. En 1960 existent déjà cinq distributeurs de carburants : Antar, Shell, BP, l'Union générale des pétroles (Elf) et Esso, installés à l'est du canal latéral à la Garonne. On y ajoute la Société des mines de bitume et d'asphalte du Centre (SMAC, actuel no 84 rue de Fenouillet)[4].
C'est dans ce contexte que le vieux chemin de Fondeyre se transforme. Les 7 hectares de terrains du château de Fondeyre sont morcelés. En 1968, l'Union laitière coopérative (ULC), qui emploie 380 salariés et contrôle 60 % du marché toulousain des produits laitiers, déplace son site de production de la rue des Amidonniers sur une parcelle de 15 000 m2 entre l'avenue des États-Unis (actuel no 183) et l'avenue de Fondeyre (actuel no 23)[5].
Patrimoine et lieux d'intérêt
modifierZone industrielle de Fondeyre
modifierEn 1973, la zone d'aménagement concerté (ZAC) de Fondeyre, à dominantes industrielle et commerciale, est créée par décision municipale[6]. Elle occupe une superficie de 191 hectares, limitée à l'ouest par le canal latéral à la Garonne et à l'est par la ligne ferroviaire de Bordeaux à Toulouse.
- no 1 : centre routier de Fondeyre.
Le centre routier de Fondeyre est mis en service en juin 1978, afin d'accueillir les poids lourds qui fréquentent la zone industrielle de Fondeyre[6]. C'est un parking qui peut accueillir 144 poids lourds, autocars ou véhicules de grand gabarit. Il est désormais géré par l'entreprise EFFIA.
- no 6 : plateforme logistique de Fondeyre.
En 2021, une partie du centre routier de Fondeyre est dévolu à une nouvelle plateforme logistique, dédiée aux transports urbains de marchandises. Le bâtiment de la Plateforme logistique, conçu par le bureau d'architecture parisien Experience, est inauguré en décembre 2021 pour le compte de Toulouse Logistique Urbaine[7]. En 2023, le projet est lauréat des Trophées Eiffel d'architecture acier[8].
- no 23 : Yéo Frais.
En 1941, l'Union laitière coopérative (ULC) est fondée par fusion de la Coopérative laitière toulousaine (CLT) et de la Maison du Lait. Elle occupe d'abord un bâtiment de la rue des Amidonniers (actuel no 51). En 1968, l'ULC, trop à l'étroit, déménage sur le site de Fondeyre (actuel no 183 avenue des États-Unis et no 23 avenue de Fondeyre). Elle est depuis devenue Union laitière des Pyrénées (ULP) en 1974, Union laitière Pyrénées-Aquitaine-Charente (ULPAC) en 1976[9], l'Alliance agro-alimentaire (3A)[10], Sodiaal en 2013[11] et enfin Yéo Frais[12],[13].
- no 28 : dépôt de Fondeyre.
Le dépôt pétrolier de Fondeyre, opéré par l'entreprise Esso, est créé en 1963. Il occupe une superficie de 6,3 hectares et abrite huit bacs, pour une capacité totale de 37 000 m3. L'activité se concentre autour du stockage d'essences, de distillats (gazole et fioul domestique), d'éthanol, ainsi que, en faible part, d'additifs (adjuvants et colorants). Il est essentiellement alimenté par des trains en provenance de la raffinerie de Fos, au cœur de la zone portuaire de Fos-sur-Mer[14]. En 2024, Rhône Energies, consortium composé d'Entara et de Trafigura, acquiert la raffinerie de Fos, ainsi que les terminaux de Toulouse et Villette-de-Vienne.
La dangerosité du site, classé Seveso, explique la demande des riverains de voir sa fermeture[15].
Notes et références
modifier- 1 2 Salies 1989, vol. 1, p. 483.
- ↑ Arnauné-Clamens 1970, p. 325.
- ↑ Arnauné-Clamens 1970, p. 342-343.
- ↑ Arnauné-Clamens 1970, p. 331.
- ↑ Arnauné-Clamens 1970, p. 336-337.
- 1 2 Salies 1989, vol. 1, p. 483.
- ↑ Lucie Fraisse, « Toulouse. La plateforme de logistique urbaine du dernier kilomètre officiellement inaugurée », Actu Toulouse, 11 décembre 2021.
- ↑ Service marketing, « Plateforme logistique de Toulouse Fondeyre, un projet d’Experience », Chroniques d'architecture, 3 novembre 2023.
- ↑ Arnauné-Clamens 1970, p. 336-337.
- ↑ Midipresse, « Exclusif : 3A se dote d'une nouvelle ligne de conditionnement à Toulouse-Fondeyre », La Dépêche du Midi, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Michel Pech, « Le géant français Sodiaal avale la coopérative toulousaine 3A », France 3 Midi-Pyrénées, 26 juin 2013.
- ↑ Mélina Le Corre, « EN IMAGES. Que se cache-t-il dans l'une des dernières usines en plein cœur de Toulouse ? », Actu Toulouse, 30 avril 2024.
- ↑ Rédaction de Toulouse, « Yéo Frais, la laiterie toulousaine, face à de nouveaux challenges », France Bleu Occitanie, 28 mai 2024.
- ↑ https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/cge/media-document/Esso-Midi-Pyrenees.pdf
- ↑ Béatrice Colin, « Toulouse : Pour les riverains de Fondeyre, le départ d'une entreprise Seveso est un signal pour celui du dépôt Esso », 20 Minutes, (lire en ligne, consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 (ISBN 978-2-8672-6354-5).
- Guillaume Lafforgue, La Grande-Lande et Croix-Daurade (partie du gardiage de Toulouse), Privat, Toulouse, 1909.
- Marie-Rose Daudé, « Les laiteries et l'industrie laitière toulousaines », Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, tome 37, fascicule 4, 1966, p. 345-365.
- Anne-Marie Arnauné-Clamens, « Le développement d'un axe d'industrialisation : la sortie nord de l'agglomération de Toulouse », Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, tome 41, fascicule 3-4, 1970, p. 325-345.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- « Notice no 315552864031 », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ).
- Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse.
- Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie.