Avenue de La Bourdonnais
avenue de Paris, en France
(Redirigé depuis Avenue de la Bourdonnais)
L’avenue de La Bourdonnais est située à Paris dans le 7e arrondissement, dans le quartier du Gros-Caillou.
7e arrt Avenue de La Bourdonnais
| |||
|
| |||
| Situation | |||
|---|---|---|---|
| Arrondissement | 7e | ||
| Quartier | Gros-Caillou | ||
| Début | Quai Jacques-Chirac | ||
| Fin | Place de l'École-Militaire | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 960 m | ||
| Largeur | 25 m | ||
| Historique | |||
| Création | 1770 | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 5120 | ||
| DGI | 5202 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 7e arrondissement de Paris
| |||
| modifier |
|||
Situation et accès
modifierCette voie de 960 m, en partie en sens unique, commence quai Jacques-Chirac et finit sur la place de l’École-Militaire.
L’avenue est desservie, côté sud, par la ligne 8, à la station École Militaire.
Origine du nom
modifier
Elle tient son nom de Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais, marin français et gouverneur général des îles de France (île Maurice) et de Bourbon (Réunion).
Historique
modifierLa voie est tracée en 1770, sous le nom de « avenue de la Bourdonnaye », puis cédée par l'État à la ville de Paris en vertu de la loi du [1].
Au XIXe siècle, l'orthographe « avenue de la Bourdonnaye » était encore usitée.
- La façade nord-est de la Galerie des Machines (1889-1909) construite par V. Contamin et F. Dutert donnait sur l'avenue.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
modifier- No 2 : à cet emplacement fut guillotiné Jean Sylvain Bailly, premier maire de Paris, le .
- No 4 : Edmond Rostand y meurt le .
- No 9 : le général Charles Mangin vécut dans cet immeuble[2].
- No 10 : ancien site du collège-lycée Fidès, depuis installé au no 87. Hôtel particulier de 672 m2 donnant également sur le Champ-de-Mars, acheté en 2011 par une princesse du golfe Persique pour 12,5 millions d'euros[3].
- No 16 : la comédienne Edwige Feuillère habita cet immeuble de 1937 à 1970.
- No 18 : le maréchal Fayolle mourut dans cet immeuble le ; le commentateur sportif Thierry Roland y habita avec son épouse[4].
- No 35 : bibliothèque municipale et gymnase municipal utilisé par le Gros-Caillou Sportif[5] et Vaugirard-Grenelle Sportif[6].
- No 35.
- Inscription indiquant le gymnase.
- No 36 : appartement familial de Brigitte Bardot à sa naissance en 1934, avant le déménagement rue de la Pompe[7].
- No 41 : immeuble de 1897 (architecte Louis Péchard) ; André Blondel (1863-1938), qu'une paralysie partielle retint chez lui pendant la plus grande partie de sa carrière, y mena l'essentiel de ses travaux de physicien[8].
- No 42 : domicile du général Édouard de Castelnau jusqu'au ; immeuble de l'architecte Georges Vimort.
- No 41
- No 42.
- No 54 : pharmacie installée vers 1900, inscrite aux monuments historiques (devanture et décor intérieur) en 1984[9]. L'enseigne de la façade indique « no 52 » (numérotation obsolète).
- No 73 : maison de retraite des sœurs de l'Immaculée Conception, où s'est retirée Yvonne de Gaulle à la fin de sa vie[10].
- No 81 : Institut de la maison de Bourbon.
- No 87 : un des sites du collège-lycée Fidès, créé en 1934[11].
- No 54.
- No 81.
- No 87.
Galerie
modifier- Plaques commémoratives
- Jean Sylvain Bailly fut guillotiné à l'emplacement du no 2 en 1793.
- Edmond Rostand mourut au no 4 en 1918.
- Edwige Feuillère demeura au no 16.
- Le maréchal Fayolle mourut au no 18 en 1928.
- Jean de Vogüé, Raymond Massiet et Alfred Malleret-Joinville organisèrent des actions de résistance en 1944 au no 39.
- Le général de Castelnau habita au no 42.
Notes et références
modifier- ↑ Loi autorisant la cession gratuite, à la ville de Paris, d'avenues et places dépendant de l'hôtel des Invalides et de l'École militaire, Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements et avis du conseil d'État, 1838, tome 38e, p. 30.
- ↑ A. Auteur de lettres Mangin, Deux cartes de visite de la générale Mangin à André Caplet, non datées (2 janvier et 8 février 1923) (manuscrit autographe), (lire en ligne).
- ↑ Marielle Davoudian, « Elle achète un hôtel particulier à Paris pour 12,5M€ ! », bfmtv.com, 22 novembre 2011.
- ↑ (en) « Thierry Roland At Home In His Apartment in Paris District », gettyimages.
- ↑ La Presse du 4 novembre 1920 sur Gallica.
- ↑ La Presse du 10 octobre 1922 sur Gallica.
- ↑ « Les décennies Paris Match. Volume 1, « Nos années 1950 » - Le monde se déchire pour BB », parismatch.com, 17 avril 2018.
- ↑ Henri Bremond et Maurice Blondel, Correspondance, Aubier Montaigne, Paris, 1970.
- ↑ « Pharmacie », sur pop.culture.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ [vidéo] « TF1 20h du 08 novembre 1979 : Décès d'Yvonne De Gaulle | Archive INA » (consulté le ).
- ↑ ecole-fides.fr, consulté le 13 juillet 2017.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Les Éditions de minuit, 1972, 1985, 1991, 1997, etc. (1re éd. 1960), 1 476 p., 2 vol. [détail des éditions] (ISBN 2-7073-1054-9, OCLC 466966117).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris