Aytua
Aytua ⓘ est une ancienne commune des Pyrénées-Orientales, aujourd'hui rattachée à la commune d'Escaro.
| Aytua | |||||
Chapelle d'Aytua | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Languedoc-Roussillon | ||||
| Département | Pyrénées-Orientales | ||||
| Arrondissement | Prades | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 42° 32′ 22″ nord, 2° 19′ 57″ est | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Olette | ||||
| Historique | |||||
| Intégrée à | Escaro | ||||
| Dissolution | 1822 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales
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Géographie
modifierLocalisation
modifierGéologie et relief
modifierLa vallée d'Aytua est située entre deux sommets : les Plas (921 m) à l'ouest et le Roc Colomer (942 m) à l'est. Le haut de la vallée se trouve dans la partie sud du territoire de la commune, en direction du Pic de Tres Estelles (2099 m). On y trouve les anciennes mines de fer, vers le Clot des Manès (Clot dels Meners)[1]. Le village lui-même est situé à 800 mètres d'altitude[2].
Hydrographie
modifierLe village est traversé du sud vers le nord par la rivière d'Aytua, affluent de la rivière de Baillmarsane, elle-même un affluent de la Têt[1]. Une partie du cours de cette rivière se pratique en canyonisme[3].
L'affluent de la rivière d'Aytua, la rivière du Ravin du Col de Fins coule en parallèle dans la même vallée du sud vers le nord et contourne Aytua par l'est[1].
À l'est du village, au-delà du relief du Serrat des Vignes, se trouve la vallée du torrent de Bailloubère qui, en allant du sud vers le nord, afflue directement dans la Têt[1].
Voies de communication et transports
modifierToponymie
modifierLes différentes formes du nom sont Vitesanum (1011) et Hutesano au XIe siècle, Octesano et Vytesa au XIVe siècle, Utezanum, Vuitesa et Huytesa (1672) au XVIIe siècle et Aytuà au XIXe siècle[4],[5].
Le nom est sans doute d'origine wisigothique, signifiant le domaine de Witeza. Ce nom fut notamment porté par un roi Wisigoth à la fin du VIIe siècle, un vicomte de Roussillon et un abbé d'Eixalada au IXe siècle[4],[5].
La forme catalane du nom est Aituà[4],[5] ou Huitezà[4]. La forme Aytuà est également recommandée, en conformité avec les particularités du roussillonnais[5].
Le nom de Baillmarsane, lieu-dit et rivière au nord du village, vient du latin vallis (vallée, pays) et d'un nom domanial formé sur le nom de personne Marcius (de Marcus) ou Martius (de Mars) suivi du suffixe -ana, féminin de -anum. La forme catalane du nom est Vallmarsana[5].
Le nom de Bailloubère, lieu-dit et torrent situé au nord-est du village, vient du latin vallis et de lupus-aria, signifiant vallée aux loups. La forme catalane du nom est Vall Llobera[5].
Le Clos des Manès est constitué des termes catalans clot, signifiant creux ou vallon, et de meners, terme désignant un groupe de mines. La forme catalane du nom est Clot de Meners[5].
Histoire
modifierLa commune d'Aytua est rattachée à la commune d'Escaro le [6]. Ancien fief noble de l'Abbaye de Saint-Michel de Cuxa au XIVe siècle, Aytua est vendu en 1595 avec principalement ses "mines de fer et d'autres métaux tam potentibus quam occultes". Ce territoire devient alors propriété de la famille d'Huyteza, qui le conserve durablement[7]. En 1834, l'attribution à cette famille d'une concession de mine de fer sur 545 hectares relève dès lors de l'histoire communale d'Escaro, les limites de la concession épousant toutefois celles de l'ancienne commune d'Aytua[8].
Politique et administration
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Administration municipale
modifierLa commune d'Aytua est intégrée en 1790 dans l'ancien canton de Vernet avant d'être transférée dans le canton de Corneilla en 1793 puis dans le canton d'Olette en 1801[6],[9].
Liste des maires
modifierPopulation et société
modifierÉconomie
modifierDes gisements de fer étaient exploités à Aytua[12] et le village était entouré d'installations d'extraction et de traitement du minerai de fer, avec des hauts fourneaux exploités par Givors[[13]][[14]].
À partir du début du XXe siècle, le minerai était transporté par un train à vapeur – fabriqué en Allemagne par Orenstein & Koppel – depuis les galeries d'Aytua jusqu'à la gare de La Vista[15],[14]. De là, les produits étaient acheminés par chemin de fer à crémaillère jusqu'au village de Serdinya[16],[14]. De là, ils pouvaient être transportés via le chemin de fer électrique à troisième rail mis en service en 1910.
Il y avait une cantine à Aytua, qui servait également de dortoir, construite après la Première Guerre mondiale par la Compagnie minière d'Aytua, une filiale des hauts fourneaux de Givors[13].
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifierPersonnalité liée au village
modifierJean Bernadac (1769-1839) maître de forges, possédait un champ à Aytua[20].
Voir aussi
modifierBibliographie
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Aytua », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales.
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 Carte IGN sous Géoportail
- 1 2 AMF66, Escaro
- ↑ descente-canyon.com, Canyon Aytua
- 1 2 3 4 Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
- 1 2 3 4 5 6 7 Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra, , 796 p.
- 1 2 Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
- ↑ Archives départementales des Pyrénées-Orientales, 8S103.
- ↑ Archives départementales des Pyrénées-Orientales, 8S82 et 2001PER122, bulletin des lois, 9e série, n°125, ordonnance n°7133 du 31-12-1834, p.40.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Aytua », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
- 1 2 Fabricio Cardenas, Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, Aytua, le 16 juin 1815, 17 janvier 2014
- ↑ Haut-Conflent.com, Agenda des festivités
- ↑ Almanach du commerce de Paris, 1837
- 1 2 « Photo de groupe à la cantine d'Aytua - [Musée de la Mine d'Escaro-Aytua] », sur www.musee-mine-escaro.fr (consulté le )
- 1 2 3 « Evacuation depuis le site d'Aytua. - [Musée de la Mine d'Escaro-Aytua] », sur www.musee-mine-escaro.fr (consulté le )
- ↑ « Des locos-vapeur à voie de 0,60 m. - [Musée de la Mine d'Escaro-Aytua] », sur www.musee-mine-escaro.fr (consulté le )
- ↑ « Terminal de la Vista - Mine d'Escaro », sur Parc naturel régional des Pyrénées catalanes, (consulté le )
- ↑ Fondation patrimoine Languedoc-Roussillon, Chapelle Sainte-Christine d'Escaro Aytua
- ↑ Pyrénées catalanes, Aytua
- ↑ Jean-Paul Pelras, « La chapelle Sainte-Christine lauréate du prix Pèlerin Magazine », L'Indépendant, , p. 20
- ↑ Guy Barnardes, « Bernadac (Jean) », dans Nouveau Dictionnaire de biographies roussillonnaises 1789-2011, vol. 1 Pouvoirs et société, t. 1 (A-L), Perpignan, Publications de l'olivier, , 699 p. (ISBN 9782908866414). La même source cite Jean Bernadac dans l'entrée Aytua de son Index des communes.