Azatbek Omourbekov
Azatbek Assanbekovitch Omourbekov (Азатбек Асанбекович Омурбеков) est un lieutenant-colonel russe, commandant de la 64e brigade de fusiliers motorisés. Il est originaire du Karakalpakstan, une république autonome d'Ouzbékistan.
| Commandant 64e brigade de fusiliers motorisés |
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| Naissance | |
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| Nom dans la langue maternelle |
Азатбек Асанбекович Омурбеков |
| Surnom |
Boucher de Boutcha |
| Nationalité | |
| Allégeance | |
| Formation |
École supérieure de commandement de chars d'assaut de Tcheliabinsk (d) |
| Activité |
| Arme | |
|---|---|
| Unité | |
| Grade militaire |
Colonel (depuis ) |
| Conflits | |
| Distinctions | Liste détaillée Héros de la fédération de Russie Médaille de la valeur militaire, 2e classe (d) Médaille « Pour le retour de la Crimée » Médaille de participation à l'opération militaire en Syrie Médaille «Pour les distinctions militaires» Ordre du Mérite pour la Patrie, 2e classe (d) Médaille de Souvorov (en) Médaille de la participation au défilé du Jour de la victoire |
Biographie
modifierLes médias l'appellent le « boucher de Boutcha » car, d'après les informations disponibles, il aurait été le commandant des troupes impliquées dans le massacre de cette ville ukrainienne survenu entre le 27 février au 31 mars 2022, au début de l'invasion russe de l'Ukraine. D'après les rapports ukrainiens, Omourbekov n'aurait pas seulement toléré les atrocités commises par ses soldats dans la ville, mais y aurait également participé personnellement[1],[2].
Omourbekov et ses hommes ont quitté Boutcha le . Les troupes ukrainiennes ont alors découvert environ 300 civils assassinés dans la ville. Certains avaient les mains liées, d'autres ont été torturés avant de mourir. Des corps sont restés dans les rues pendant des semaines. « Les troupes russes ont tué des familles entières et des enfants. Ils ont essayé de brûler les corps. Des gens ont été abattus dans le dos, certains dans les rues, d'autres jetés dans des puits. Ils ont été tués chez eux, certains ont été écrasés par des chars sur un coup de tête. Ils leur ont coupé le cou, des femmes ont été violées devant leurs enfants », a décrit le président ukrainien Volodymyr Zelensky après sa visite[3].
Volodymyr Zelensky appelle alors à la création d'un tribunal qui, à l'instar du Tribunal militaire international de Nuremberg, jugerait les crimes de guerre commis par la Russie en Ukraine après la Seconde Guerre mondiale[3].
Omourbekov est promu colonel et sa brigade reçoit le qualificatif honorifique « de la Garde » en [4]. Le , on apprend qu'Omourbekov a reçu le titre de héros de la fédération de Russie et prévoit d'installer une plaque commémorative à l'école où il a étudié[5],[6].
Le 28 avril 2026, il échappe à une explosion survenue près de sa résidence à Khabarovsk, qui a coûté la vie à son chef d'état-major, le lieutenant-colonel Sergueï Kouzmenko[7],[8],[9].
Notes et références
modifier- (cs) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en tchèque intitulé « Azatbek Omurbekov » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (cs) Tomáš Kačmár, « Podplukovník s požehnáním od biskupa. Kdo je velitel „řezníků z Buči“? », sur CNN.iPrima.cz,
- ↑ (cs) « Bitvu vybojujeme duší, říká řezník z Buče. Kdo je velitel vražedné skupiny », sur iDNES.cz,
- 1 2 (cs) « O dalších masakrech, jako je ten v Buče, se svět teprve dozví, řekl Zelenskyj Radě bezpečnosti OSN », sur ČT 24,
- ↑ (ru) « Гвардейского звания достойны по праву », sur redstar.ru, (consulté le ).
- ↑ (uk) « Командиру «бучанських катів» присвоїли звання героя Росії », sur Slidstvo.info (consulté le )
- ↑ « Минобороны РФ рассказало о подвиге на Украине бывшего школьника из Купино », sur vn.ru (consulté le ).
- ↑ Tentative d’assassinat contre le général de division Omurbekov : détails de l’enquête sur InformNapalm
- ↑ Un haut gradé russe qui avait ordonné de tuer des civils à Boutcha, en Ukraine, visé par un attentat dans le kraï de Khabarovsk
- ↑ Guerre en Ukraine : le massacre de Boutcha avait fait plus de 400 morts… Impliqué dans le drame, un haut gradé russe visé par un attentat à la bombe