B'nai Brith Canada

organisme juif canadien de défense des droits et de services communautaires fondé en 1875

B'nai Brith Canada (de l'hébreu בני ברית, « fils de l'Alliance »)[1] est un organisme juif canadien de défense des droits et de services communautaires fondé en 1875. Issu de B'nai B'rith International, dont il a été la branche canadienne, il se présente comme la plus ancienne organisation de défense des droits de la personne au pays[2],[3],[4]. Son siège est à Toronto.

B'nai Brith Canada
Logo de l'organisation
Situation
Création 1875
Type Organisation non gouvernementale
Domaine Défense des droits, services communautaires
Siège Toronto (Ontario)
Langue Anglais, français
Organisation
Membres 4 000 (2007)
Président-directeur général Simon Wolle
Organisations affiliées B'nai B'rith International

Site web bnaibrith.ca

L'organisme combat l'antisémitisme, le racisme et l'intolérance au Canada et à l'étranger, défend Israël et offre des services communautaires et sociaux aux Juifs canadiens[4]. Sa Ligue des droits de la personne publie depuis 1982 un audit annuel des incidents antisémites, devenu l'une des principales sources de données sur l'antisémitisme au Canada[3]. Ses prises de position et ses campagnes publiques lui ont aussi valu plusieurs poursuites en diffamation, dont certaines se sont soldées par des règlements à l'amiable ou une lourde condamnation.

Mission

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Selon le préambule de sa constitution, B'nai Brith s'est donné pour mission d'unir les personnes de confession juive dans la promotion de leurs intérêts et de ceux de l'humanité, d'élever le caractère intellectuel et moral de ses coreligionnaires, d'inculquer les principes de la philanthropie, de l'honneur et du patriotisme, de soutenir les sciences et les arts, de soulager les pauvres et de visiter les malades, de venir en aide aux victimes de persécutions, et de protéger les personnes âgées, les veuves et les orphelins[5].

Histoire

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Origines

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La loge no 246, fondée à Toronto en 1875, est la première loge de B'nai Brith au Canada ; une deuxième est créée peu après à Montréal[2],[5].

Direction

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Frank Dimant (en) dirige l'organisme à titre de vice-président exécutif à partir de 1978[6]. Il annonce sa retraite en 2014, après 36 ans[7], et l'avocat ontarien Michael Mostyn, ancien candidat du Parti conservateur[8], lui succède comme chef de la direction en septembre 2014[9]. Atteint d'un cancer, Mostyn se met en congé en février 2024 ; la chef de l'exploitation Judy Foldes assure alors l'intérim[10]. Il meurt le 4 février 2025, à l'âge de 50 ans[11],[12]. Simon Wolle, auparavant directeur général du Jewish Camp Council of Toronto, devient président-directeur général le 20 octobre 2025[13].

Gouvernance et difficultés financières

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Selon The Forward, B'nai Brith Canada compte en 2007 environ 4 000 membres cotisants[6]. L'adhésion est réservée aux personnes de confession juive[14]. La même année, un groupe se présentant comme les Concerned Members of B'nai Brith Canada reproche à la direction son manque de transparence financière et l'absence d'assemblée générale annuelle ; son porte-parole, Henry Gimpel, ancien président d'une loge torontoise, estime que l'organisme est trop dirigé par une seule personne. The Forward rapporte aussi que l'organisme a dû hypothéquer son siège social pour réunir 850 000 $ afin de couvrir ses dépenses[6]. À l'issue d'une procédure disciplinaire ouverte en novembre 2007, huit des 21 membres visés, dont Gimpel, sont expulsés pour « conduite indigne d'un membre »[15].

En , en raison de difficultés financières, l'organisme suspend l'édition imprimée de son hebdomadaire, le Jewish Tribune (en), qui revendiquait un tirage de plus de 62 000 exemplaires[16],[17]. En , le Toronto Star révèle que Dimant réclame une rente de retraite annuelle de 175 000 $, soit 75 % de son ancien salaire, et que le centre pour personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer lancé sous sa direction, ouvert en 2013 au coût de 16 millions de dollars, est placé sous la protection de la loi sur l'insolvabilité faute de patients, avec quelque 11 millions de dollars de dettes. Le journal fait aussi état de lacunes dans la tenue des registres et la gouvernance sous l'ancienne direction[18]. L'organisme met alors en vente son siège social du 15, rue Hove, grevé de deux hypothèques totalisant près de 4 millions de dollars[9] ; l'immeuble est vendu le , B'nai Brith y demeurant locataire[19].

Activités

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Audit annuel des incidents antisémites

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Depuis 1982, la Ligue des droits de la personne de B'nai Brith publie un audit annuel des incidents antisémites au Canada, fondé sur les signalements reçus par l'organisme et sur d'autres sources ; il comprend le harcèlement en ligne et d'autres actes qui ne constituent pas des infractions criminelles[3],[20]. L'organisme recense 2 769 incidents en 2022[21], puis 5 791 en 2023, soit plus du double[22],[23]. Les années suivantes établissent de nouveaux records depuis le début de l'audit : 6 219 incidents en 2024[24] et 6 800 en 2025, dont la grande majorité en ligne[25],[26]. Ces chiffres sont beaucoup plus élevés que ceux des crimes haineux visant les Juifs déclarés par la police, que compile Statistique Canada (788 en 2025), l'audit retenant une définition plus large de l'incident antisémite[20].

Signalement des incidents

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L'organisme exploite un service d'écoute téléphonique anti-haine, auquel s'ajoutent une application mobile et un formulaire en ligne, qui permettent de signaler des incidents antisémites ou discriminatoires ; ces signalements alimentent l'audit annuel[27].

Démarches auprès des gouvernements

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Le , B'nai Brith Canada intente une poursuite en Cour fédérale contre le gouvernement fédéral, le ministre des Affaires étrangères Bill Graham et le ministre de la Justice Martin Cauchon pour obtenir que l'ensemble du Hezbollah, et non seulement sa branche militaire, soit inscrit sur la liste des entités terroristes[28]. Le gouvernement inscrit l'organisation entière sur la liste le 10 décembre 2002[29],[30].

En 2024, B'nai Brith présente une demande d'accès à l'information visant les passages caviardés de l'étude de l'historienne Alti Rodal sur la présence de criminels de guerre nazis au Canada, rédigée en 1986 pour la commission Deschênes. En , la Cour fédérale ordonne au gouvernement de divulguer une partie de ces passages[31], et le gouvernement publie la version non caviardée du rapport en octobre 2026[32].

En , alors que le gouvernement de Mark Carney s'apprête à supprimer le poste d'envoyé spécial pour la lutte contre l'antisémitisme, B'nai Brith lui demande de nommer un nouvel envoyé et de déclencher une commission royale d'enquête sur l'antisémitisme[33]. En , l'organisme affirme avoir transmis à l'Agence des services frontaliers du Canada des renseignements ayant mené au refoulement de la députée européenne Rima Hassan ; les organismes montréalais qui l'avaient invitée accusent alors le Canada de censure[34],[35]. Après la fusillade survenue près d'une synagogue de Belleville à la veille de Yom Kippour 2026, Simon Wolle réclame la présence de gardes armés aux synagogues et une présence policière aux abords des institutions juives[36].

Prises de position au Québec

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En , B'nai Brith exhorte le premier ministre François Legault à renoncer au projet de loi sur la laïcité de l'État : son directeur pour le Québec, Harvey Levine, y voit une menace pour la liberté religieuse des Juifs, des musulmans, des sikhs et des autres minorités religieuses visibles, et l'organisme s'inquiète du recours à la disposition de dérogation[37]. En , Michael Mostyn affirme que la réforme de la Charte de la langue française nuira aux aînés juifs anglophones et risque de provoquer un nouvel exode des jeunes Juifs du Québec[38]. Le mois suivant, l'organisme appuie la poursuite intentée par un étudiant contre l'Université McGill, son association étudiante de premier cycle et le collectif Solidarité pour les droits de l'homme en Palestine, au sujet de référendums étudiants en faveur du boycottage d'Israël[39]. En , B'nai Brith presse L'Olympia de Montréal d'annuler le concert du rappeur français Freeze Corleone, qu'il accuse de nier la Shoah ; le spectacle est annulé[40]. En , l'organisme rend publics des messages antisémites publiés par des étudiants en médecine québécois sur un serveur de discussion[41].

En , dans un mémoire sur le projet de loi québécois visant à renforcer la laïcité, B'nai Brith demande qu'on renonce aux restrictions touchant la kippa et les congés religieux[42] ; dans le cadre des consultations prébudgétaires, il presse le gouvernement du Québec d'adopter la définition de l'antisémitisme de l'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste[43].

Surveillance des médias

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En 2016, B'nai Brith dénonce Al-Forqan, un journal arabophone de Windsor dont un éditorial faisait selon lui l'apologie d'attaques contre des civils israéliens ; le rédacteur en chef nie ces accusations[44]. La même année, il porte plainte à la police au sujet d'un article négationniste publié par Al Saraha, un mensuel arabophone de London ; l'éditeur affirme ne pas partager les opinions de l'auteur, explication que Michael Mostyn rejette[45]. La police de London ne porte aucune accusation et l'éditeur présente des excuses[46]. En , B'nai Brith porte plainte à la police de Toronto contre Al-Meshwar, un journal arabophone de la région, qui avait publié un article d'un membre du Hamas accusant faussement Israël d'enterrer vivants des Palestiniens et de prélever leurs organes[47].

Controverses

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Élection partielle d'Outremont (2007)

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Le , le chef libéral Stéphane Dion désigne l'ancien journaliste Jocelyn Coulon candidat à l'élection partielle fédérale dans Outremont[48]. B'nai Brith demande aussitôt à Dion de retirer cette candidature en invoquant les « préjugés anti-Israël » de Coulon ; son conseiller juridique pour le Québec, Moïse Moghrabi, lui reproche notamment une rhétorique anti-américaine et des appels à mettre fin à l'isolement du gouvernement dirigé par le Hamas. Le Comité Québec-Israël juge cette lecture exagérée et estime que Coulon a le droit de se porter candidat ; Coulon se décrit pour sa part comme un « ami critique » d'Israël[49].

Plainte devant la Commission des droits de la personne du Manitoba

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En , Shahina Siddiqui, directrice générale de l'Islamic Social Services Association, porte plainte contre B'nai Brith Canada devant la Commission des droits de la personne du Manitoba (en) au sujet d'une conférence sur le terrorisme organisée par l'organisme à Winnipeg en à l'intention des intervenants d'urgence ; sans y avoir assisté, elle soutient, sur la foi de participants, que l'événement était biaisé contre les musulmans et risquait d'encourager le profilage racial. La Commission rejette la plainte en 2009, faute de preuves, après une enquête de cinq ans[50]. L'avocat principal de B'nai Brith, David Matas, reproche à la Commission une procédure secrète, l'anonymat des témoins à charge et le refus de communiquer des documents, dont un rapport d'expert commandé pendant l'enquête ; la vice-présidente de la Commission, Yvonne Peters, maintient que l'enquête était justifiée et que le rejet reposait uniquement sur l'insuffisance de la preuve[50],[51].

Hassan Diab

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En , l'Université Carleton confie un cours d'été de sociologie à Hassan Diab, un Libano-Canadien arrêté en à la demande de la France, qui le soupçonnait d'être l'auteur de l'attentat de la rue Copernic (1980), et alors en liberté sous de strictes conditions. B'nai Brith dénonce publiquement cette embauche, qu'il juge « déplorable » ; le jour même, le , l'université lui retire la charge de cours afin, dit-elle, d'offrir à ses étudiants un environnement stable et propice aux études. Frank Dimant nie avoir fait pression sur l'université, distinguant les pressions de la publication d'un communiqué[52].

Diab est extradé vers la France le [53]. Après plus de trois ans de détention, les juges d'instruction ordonnent sa remise en liberté le et il rentre au Canada trois jours plus tard[54]. Les magistrats avaient jugé les preuves insuffisantes pour un procès, mais le parquet fait appel et, en , la cour d'appel de Paris ordonne qu'il soit jugé[55]. Le , la cour d'assises spéciale de Paris le déclare coupable par contumace et le condamne à la réclusion à perpétuité[56] ; la France demande de nouveau son extradition au Canada[57].

Publicité sur l'islam radical (2009)

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Le , jour anniversaire de la nuit de Cristal, B'nai Brith Canada fait paraître dans le National Post une publicité pleine page intitulée The Unholy Alliance, qui montre le grand mufti de Jérusalem Mohammed Amin al-Husseini en compagnie d'Hitler et dénonce les « objectifs communs du nazisme et de l'islam radical ». Frank Dimant affirme que les réactions sont très majoritairement positives, mais la publicité est critiquée par l'association Canadian Jewish Holocaust Survivors et par la Canadian Association of Jews and Muslims[58], et vaut à l'organisme des accusations d'islamophobie[59].

Motion M-103

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En 2017, B'nai Brith qualifie de « problématique » la motion 103 (en), une motion non contraignante adoptée par la Chambre des communes le , qui condamne l'islamophobie et toutes les formes de racisme systémique et de discrimination religieuse[60]. L'organisme estime que le terme « islamophobie » peut englober la critique de l'islam autant que les préjugés envers les musulmans, et demande que les textes futurs portent sur la protection des personnes[61],[62]. En 2023, devant un comité sénatorial, il propose de s'inspirer de la définition de l'antisémitisme de l'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste pour définir la haine antimusulmane[63].

Michelle Blanc (2018)

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Pendant la campagne électorale québécoise de 2018, le directeur régional de B'nai Brith pour le Québec, Harvey Levine, demande au chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, de retirer la candidature de Michelle Blanc dans Mercier en raison de certains de ses écrits. Lisée qualifie la démarche de « tentative d'intimidation » et déclare que des « groupes militants comme le B'nai Brith » ne définiront pas les cadres du débat public au Québec[64].

Conférence de Canadians for the Rule of Law

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En , Vice rapporte que B'nai Brith figure parmi les organismes qui appuient une journée d'étude sur la haine et le racisme organisée à Toronto par le groupe Canadians for the Rule of Law, à laquelle doivent participer des conférenciers critiqués pour leurs positions anti-islam ; Michael Mostyn doit y animer une séance. Prévue à la synagogue Beth Tikvah, la rencontre est déplacée après le retrait de la synagogue, qui invoque des raisons de sécurité. Mostyn précise qu'il ne s'agit pas d'un événement de B'nai Brith[65],[66].

Hassan Guillet (2019)

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En , B'nai Brith rend publics d'anciens messages de l'imam Hassan Guillet, candidat libéral dans Saint-Léonard—Saint-Michel, dont un message de 2017 saluant la libération du militant Raed Salah ; l'organisme les juge antisémites et anti-israéliens. Le , le Parti libéral du Canada révoque sa candidature[67],[68].

Poursuites en diffamation

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Luba Fedorkiw

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En , le Winnipeg Sun rapporte que la Ligue des droits de la personne de B'nai Brith enquête sur des allégations selon lesquelles Luba Fedorkiw, candidate du Parti progressiste-conservateur à Winnipeg aux élections fédérales canadiennes de 1984, aurait tenu des propos antisémites. L'enquête ne révèle aucune preuve d'antisémitisme. Fedorkiw, battue à l'élection, poursuit la Ligue en diffamation et, en , un jury de Winnipeg lui accorde 400 000 $ de dommages-intérêts, dont 225 000 $ à titre punitif, l'une des plus fortes sommes jamais accordées au Canada dans une affaire de ce genre[69].

Lesley Hughes

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Le , pendant la campagne des élections fédérales canadiennes de 2008, le Parti libéral retire la candidature de la journaliste Lesley Hughes dans Kildonan—St. Paul après que B'nai Brith, le Congrès juif canadien et le député conservateur Peter Kent lui eurent reproché une chronique de 2002 relayant des théories du complot sur les attentats du 11 septembre 2001[70]. En , elle intente une poursuite en diffamation contre B'nai Brith, le Congrès juif canadien, Peter Kent et plusieurs dirigeants de ces organismes[71]. L'affaire est réglée à l'amiable en 2013, à des conditions confidentielles ; les défendeurs déclarent publiquement que Hughes n'est pas antisémite[72].

Dimitri Lascaris

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En 2016, B'nai Brith publie un article et un gazouillis affirmant que l'avocat et militant Dimitri Lascaris (en), alors porte-parole du Parti vert du Canada en matière de justice, utilise les réseaux sociaux pour défendre des terroristes ayant assassiné des citoyens israéliens. Lascaris intente une poursuite en diffamation en Ontario. La Cour supérieure de justice de l'Ontario la rejette en 2018 en vertu des dispositions ontariennes contre les poursuites-bâillons[73], mais la Cour d'appel de l'Ontario infirme cette décision le et renvoie l’affaire à procès[74]. Le , la Cour suprême du Canada rejette la demande d'autorisation d'appel de B'nai Brith[75]. L'affaire est réglée à l'amiable en 2021 : B'nai Brith retire les publications en cause et son assureur rembourse les frais juridiques de Lascaris, sans admission de responsabilité[76].

Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes

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En 2018, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) poursuit B'nai Brith en diffamation au sujet de communiqués et de publications sur Facebook laissant entendre que le syndicat appuyait le terrorisme en raison de sa collaboration avec des postiers palestiniens. La Cour supérieure de justice de l'Ontario rejette la requête de B'nai Brith fondée sur la loi contre les poursuites-bâillons, en relevant que sa défense soulève d'importantes questions de véracité, de bonne foi et de malveillance[77] ; la Cour d'appel confirme cette décision le 23 juillet 2021[78]. En , les parties concluent un règlement : le syndicat reçoit une somme non divulguée, les articles sont retirés et B'nai Brith présente ses excuses pour le préjudice que ses publications ont pu causer au STTP et à ses membres[79].

Autres affaires

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En 2022, Javier Dávila, employé du conseil scolaire du district de Toronto, poursuit B'nai Brith et Michael Mostyn en diffamation[80].

En , B'nai Brith poursuit à son tour en diffamation, devant la Cour des petites créances de l'Ontario, David Mivasair, un rabbin militant propalestinien de Hamilton, qui l'avait notamment qualifié de « groupe de haine anti-palestinien » et d'« agent d'une puissance étrangère »[81],[82]. L'organisme met fin à la poursuite en , après que Mivasair eut accepté de retirer cinq autres messages, soit dix au total[83].

En , B'nai Brith s'adresse à la Cour du Banc du Roi du Manitoba pour contester la décision de l'Ordre des médecins et chirurgiens du Manitoba, qui avait jugé l'organisme irrecevable à porter plainte contre un médecin au sujet de publications sur X[84].

Distinctions décernées

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En , le premier ministre Stephen Harper reçoit, sur la proposition de B'nai Brith Canada, le médaillon d'or présidentiel de B'nai B'rith International ; il est le premier Canadien à recevoir cette distinction[85],[86]. B'nai Brith Canada décerne par ailleurs un prix du mérite (Award of Merit), reçu notamment en 2008 par le producteur Robert Lantos[87].

Archives

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Bibliothèque et Archives Canada conserve un fonds B'nai Brith Canada (cote R6348, ancienne cote MG28-V133) couvrant les années 1887 à 1999. Il comprend 45,92 mètres de documents textuels, 1 622 photographies ainsi que des documents audiovisuels et iconographiques[88],[89].

Notes et références

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  8. ↑ (en) « Mostyn, Michael », sur The Globe and Mail (consulté le ).
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Annexes

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Bibliographie

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  • (en) Irving Abella, A Coat of Many Colours : Two Centuries of Jewish Life in Canada, Toronto, Lester, , 248 p. (ISBN 0-88619-251-X)
  • (en) Abel Selick, History of B’nai B’rith in Eastern Canada, Montréal, Apex Press,
  • (en) Gerald Tulchinsky, Taking Root: The Origins of the Canadian Jewish Community, Toronto, Lester, , 341 p. (ISBN 1-895555-13-2)

Articles connexes

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Liens externes

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