BMW 600

modèle d'automobile

La BMW 600 est une voiturette 4 places du constructeur BMW produite entre 1957 et 1959 dérivée de la fameuse ISO Isetta italienne que BMW a construit sous licence. Elle n'a pas donné les résultats escomptés et, avec l'échec commercial des grosses berlines datant d'avant guerre que le constructeur allemand n'avait pu remplacer, BMW s'est retrouvé en grande difficulté financière.

BMW 600
Image illustrative de l’article BMW 600
BMW 600 au Musée BMW

Marque BMW
Années de production Mai 1957 - Novembre 1959
Production 34 813 exemplaire(s)
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) Boxer bicylindre
Position du moteur Arrière
Cylindrée 582 cm3
Puissance maximale à 4.500 tr/min : 19,5 ch DIN (14,4 kW)
Couple maximal à 2,800 tr/min : 38 N m
Transmission Propulsion
Boîte de vitesses manuelle, 4 vitesses
Masse et performances
Masse à vide 550 kg
Vitesse maximale 103 km/h
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Voiturette 4 places
Châssis Châssis tubulaire
Suspensions Ressort à lames
Freins Mécanique à tambour
Dimensions
Longueur (version européenne) 2 900 mm
Largeur 1 400 mm
Hauteur 1 375 mm
Chronologie des modèles

Histoire

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Une BMW 600 (noter l'unique porte à droite pour l'accès des passagers à l'arrière)
Vue arrière de la BMW 600 (échappement et roues non standard)
Colonne de direction avec la porte ouverte
BMW 600 avec toit ouvrant

Grandement basée sur la BMW Isetta 300 2 places, c'est le premier modèle de voiturette 4 places d'après-guerre commercialisé par BMW.

BMW avait besoin de développer sa gamme, mais manquait des ressources nécessaires pour concevoir un véhicule totalement nouveau et un nouveau moteur. C'est pourquoi les ingénieurs utilisèrent la petite voiturette italienne ISO Isetta, produite sous licence, comme base pour décliner un nouveau modèle 4 places[1].

En conséquence, la BMW 600 utilisait la suspension avant et la porte avant de l'Isetta[2]. Pour loger 4 personnes, il a fallu allonger la carrosserie, renforcer la suspension arrière et l'équiper d'un moteur BMW plus puissant. Elle conservait le toit ouvrant et les phares de l'Isetta d'origine mais certains modèles n’avaient pas de porte latérale[3]. Le nom "Dixi", une gamme d’avant-guerre, a été temporairement présélectionné pour être le nom de la voiturette[4].

Deux ans après le lancement de l’Isetta 300, BMW présente la BMW 600 aux représentants de la presse invités le à Feldafing sur le lac de Starnberg[5].

Moteur et transmission

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Le moteur, largement dérivé des moteurs de motos BMW, comprenait 2 cylindres Boxer refroidis par air avec un arbre à cames central entraîné par des engrenages droits et des soupapes en tête en forme de V, installé longitudinalement derrière l’essieu arrière. Le ventilateur de refroidissement est situé derrière le moteur et il est directement entraîné par le vilebrequin; le filtre à air est au-dessus. La boîte de vitesses avec embrayage monodisque à sec, commande mécanique et différentiel est bridée à l’avant du moteur. Le levier de changement de vitesse est situé au centre, il est composé de quatre vitesses avant synchronisées et d’une marche arrière. Les roues arrière sont entraînées via deux arbres, chacun avec deux joints en caoutchouc (disques durs)[6].

Châssis et carrosserie

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La BMW 600 repose sur un cadre longitudinal en tubes d’acier carrés. Les roues avant sont chacune accrochées sur un bras oscillant poussé à la manière d’une suspension Dubonnet (tout le bras oscillant tourne pour la direction, pas seulement le porte-roue) et les roues arrière sont chacune accrochées sur des bras oscillants longitudinaux triangulaires. La suspension se compose de ressorts hélicoïdaux avec amortisseurs télescopiques sur toutes les roues et d’éléments d’amortissement supplémentaires en caoutchouc à l’arrière.

La carrosserie est une carrosserie fermée (avec éventuellement un toit ouvrant rabattable) tout en acier avec, en guise de face avant, une porte qui s’ouvre vers la gauche et une porte latérale arrière droite qui s’articule vers l’avant. Le volant et le tableau de bord basculent vers l’extérieur lorsque la porte avant s’ouvre. La roue de secours est logée derrière un couvercle à l’intérieur de la porte avant. Le réservoir est installé au-dessus du moteur.

La voiturette a une banquette pour deux personnes à l’avant et à l’arrière. L’espace sur les sièges arrière a été décrit comme généreux dans un rapport d’essai contemporain, "plus que dans les petites voitures conventionnelles à deux portes" selon Paul Simsa dans Auto, Motor und Sport. Cependant, le coffre à bagages derrière le siège arrière est très petit, d’un volume de 100 litres selon les spécifications d’usine. Pour en augmenter la taille, le dossier du siège peut être rabattu vers l’avant ou l’ensemble de la banquette arrière peut être retiré[6].

Échec commercial

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À cause de sa forme « pot de yaourt » évoquant trop l'austérité de l'immédiat après-guerre, elle a été un relatif échec commercial et la production cessa à peine plus de 2 ans après son lancement. Seulement 34 813 exemplaires ont été construits, beaucoup moins qu'attendu par la direction de BMW. Elle a cependant constitué une excellente base pour le modèle qui lui a succédé, la BMW 700, qui fut couronnée de succès et sauva la marque d'un rachat hostile par Daimler-Benz en 1959[7]. La BMW 700, plus aboutie avec son empattement plus long, ses deux portes latérales et sa carrosserie conventionnelle, a remplacé avantageusement la BMW 600.

Commentaires

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Selon les rapports d’essais de l’époque, le véhicule (" große Isetta") se caractérisait par une bonne finition et une excellente tenue de route. La boîte de vitesses entièrement synchronisée et les feux de croisement asymétriques étaient techniquement avancés - ni l’un ni l’autre n’étaient disponibles sur les petites voitures allemandes jusque-là[8]. En raison de sa conception idiosyncrasique et peu encombrante avec sa porte avant et une seule porte latérale pour les sièges arrière, la BMW 600 a trouvé relativement peu d’acheteurs. Une autre raison du faible nombre de ventes était probablement que la voiture coûtait presque autant qu’une Volkswagen Coccinelle à 3 985 Deutsche Mark. La Volkswagen offrait plus d’espace pour les personnes et les bagages, la BMW 600 n’avait qu’un petit compartiment de rangement derrière la banquette arrière. 34 813 exemplaires ont été fabriqués au cours de la période de construction de près de deux ans. Sur demande, le véhicule pouvait être fourni avec l’embrayage automatique Saxomat, une commodité peu appréciée des acheteurs.

Production

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Années[9],[10] 1957 1958 1959 Total Total selon
BMW Classic
BMW 600 327 27.185 6.799 34.311 34.813

Au total, la production semble avoir été de 34.813 exemplaires, dont 25.694 vendus sur le marché intérieur allemand et 9.119 exportés dont 4 020 véhicules ont été équipés de barres de protection et de phares à faisceau scellé.

Notes et références

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  1. (en) Andrew Noakes, « Chapter 3: Baroque Angels and Bankruptcy 1945-59 », dans The Ultimate History of BMW, Bath, Parragon Publishing, (ISBN 1-4054-5316-8), p. 56-57
  2. (en) Jan P. Norbye, BMW - Bavaria's Driving Machines, Skokie, IL, Publications International, (ISBN 0-517-42464-9, lire en ligne Inscription nécessaire), p. 122
  3. (en) « BMW 600 Prototyp », Foto im BMW Group Archiv, BMW Geschichte, BMW AG, (consulté le )
  4. (de) « Modell "Dixi" (Vorläufer BMW 600) », Foto im BMW Group Archiv, BMW Geschichte, BMW AG, (consulté le ) : « Modell einer "vergrösserten Isetta", die auf Ideen des Verkaufs Export (Dr. Krüger, Graf Hallwyl) basiert »
  5. « Pressemappe: Vorstellung des BMW 600 », Dokument im BMW Group Archiv mit technischen Daten, 57 Seiten, BMW Geschichte, BMW AG, (consulté le ) : « Bitte beachten Sie die Sperrfrist: Echte Morgenzeitungen 31. August 1957 »
  6. 1 2 Verkaufsprospekte und Testberichte, abgedruckt in Schrader-Motor-Chronik, Schrader Verlag, Stuttgart 1996 (ISBN 3-613-87010-X).
  7. « Histoire de la marque BMW », sur bmwpassion.fr (consulté le )
  8. Kraftfahrzeugtechnische Splitter - Einige Details vom Kleinwagen BMW 600. In: Kraftfahrzeugtechnik 7/1958, S. 267–268
  9. Werner Oswald : Voitures allemandes 1945-1975 (4ème édition) - Motorbuch Verlag, Stuttgart (1979) - (ISBN 3-87943-391-7) - page 461
  10. Eberhard Kittler : BMW All Passenger Cars since 1928 (1re édition - Motorbuch Verlag, Stuttgart (2008) - (ISBN 978-3-613-02642-1) - pages 129–131