Bacchante couchée
Bacchante couchée est une sculpture d'Auguste Clésinger, réalisée en 1848 et exposée actuellement au Petit Palais à Paris. Il s'agit d'une variante de la Femme piquée par un serpent du même artiste.
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| Dimensions (H × L) |
56 × 200 cm |
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Historique
modifierLa Bacchante couchée est une statue en marbre de 1848 du sculpteur français Auguste Clésinger. Elle est exposée au Petit Palais dans le VIIIe arr. de Paris[1].
Lors du salon de peinture et de sculpture de 1847, Auguste Clésinger présente la Femme piquée par un serpent. La sculpture fait scandale. Les critiques attaquent l’oeuvre sur le plan moral mais aussi technique considérant, sur ce dernier point, qu'il peut s'agir d'un moulage sur nature des formes généreuses d’Apollonie Sabatier. Aussi Auguste Clésinger réalise, à la fin de l’année 1847, la Bacchante couchée variante légèrement plus grande que la Femme piquée par un serpent souhaitant ainsi, pour celle-ci, infirmer la possibilité d'un moulage [1].
Accueil critique
modifierLa Bacchante couchée est présentée au salon de peinture et de sculpture de 1848 et obtient une médaille de première classe. Cette distinction permet à Auguste Clésinger de recevoir le titre de Chevalier de la Légion d’honneur[1] en 1849.
Le critique d'art Henri Blaze de Bury évoque la sculpture en marbre, sous son pseudonyme F. de Lagenevais, dans la Revue des Deux Mondes ; « Une magnifique femme nue, dont le visage et l'attitude respirent l'ivresse et la volupté, se roule sur un monceau de grappes qu'elle écrase avec le dos. Cette figure semble animée du souffle de la vie; l'art a rarement atteint à une réalité si saisissante, et cela sans rien sacrifier d'un certain idéal sans lequel l'art n'existe pas »[2].
Théophile Gautier, ami du sculpteur, mentionne un « pur délire orgiaque »”, et constate ce « puissant spasme de bonheur (qui) soulève par sa contraction l’opulente poitrine de la jeune femme, et en fait jaillir les seins étincelants… »[3],[4].
Lors de sa présentation à l’Exposition universelle de 1851 à Londres, le jury anglais regrettera une inventivité « pervertie, mise au service d’une sensualité de bas étage »[1].
Références
modifier- 1 2 3 4 « Bacchante », sur Paris Musées (consulté le ).
- ↑ F. de Lagenevais, « Le salon de 1948. La Sculpture, les Pastels, les Dessins », Revue des Deux Mondes, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Bacchante couchée », petitpalais.paris.fr (consulté le )
- ↑ Elsa Cau, « Le salon de 1948. La Sculpture, les Pastels, les Dessins », sur Les Hardis, (consulté le ).