Badiraguato

établissement humain au Mexique

Badiraguato est une localité et le chef-lieu de la municipalité de Badiraguato, dans l'État du Sinaloa, au Mexique. En 2020, elle compte 3 725 habitants.

Badiraguato
Panorama de la localité.
Nom officiel
(es) BadiraguatoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom local
(es) BadiraguatoVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays
État
Municipalité
Superficie
5 864,75 km2Voir et modifier les données sur Wikidata
Altitude
206 m, 208 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Démographie
Population
3 725 hab.
Densité
0,6 hab./km2
Fonctionnement
Statut
Histoire
Fondation
Identifiants
Code postal
81600[1]
Indicatif téléphonique
697Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Carte

Il représente 10 % de la superficie du Sinaloa. En hiver, les régions les plus montagneuses peuvent être enneigées, ce qui fait de la commune le seul endroit du Sinaloa où il neige parfois.

Histoire

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Au XVIe siècle, Cristóbal de Oñate est le premier conquistador à explorer ces régions montagneuses et à y trouver du minerai, mais il abandonna au bout de cinq ans, en 1536. Les Jésuites s'installent dans la région au début du XVIIe siècle, afin d'évangéliser les Tebaca, un groupe de chasseurs-pêcheurs pratiquant un peu d'agriculture, et les Pacaxes, qui vivent principalement de l'agriculture. Des Indiens Tarahumaras vivent aussi dans les montagnes; certains descendants vivent encore dans des grottes de la sierra. Selon le recensement de 2005, 73 habitants de Badiraguato parlaient encore un dialecte amérindien.

Badiraguato, forte de 26 000 habitants en 1940, est surnommé la « Sicile mexicaine » en raison des grandes plantations de pavot à opium qui s'y trouvent et du grand nombre de trafiquants provenant de cette localité. Parmi eux, on peut citer[Qui ?] la famille Caro Quintero, « El Chapo » Joaquín Guzmán (du village La Tuna[2]), Juan José Esparragoza Moreno (du village Huichiopa)[2], ou Ernesto Fonseca Carrillo,  qui font tous partie du cartel de Guadalajara dans les années 1980  ainsi que les frères Beltrán Leyva (du village La Palma[2]).

Ces trafiquants s'unissent à travers des alliances familiales: Juan José Esparragoza Moreno se marie en 1949 avec la belle-sœur de Joaquín Guzmán[2], et devient le parrain d'un fils d'Amado Carrillo Fuentes à la mort de ce dernier[2]. Ismael El Mayo Zambada baptise l'un des enfants d'Esparragoza Moreno[2]. Son fils aîné, Juan José Esparragoza, se marie avec une sœur des Beltrán Leyva, leur descendance prenant le nom d'Esparragoza Beltrán[2]. Enfin, Patricia Guzmán Núñez, nièce de Guzmán, se marie à Alfredo Beltrán[2].

Ce rôle central et historique dans le trafic de stupéfiants s'explique non seulement par le climat et la géographie de la commune, mais aussi par les réseaux de transport, un chemin ferroviaire construit au XIXe siècle faisant de l'État du Sinaloa un lieu stratégique pour le transport de l'opium vers le nord de côte pacifique.

Personnalité liée

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Notes et références

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  1. (es) « Código postal n.º 81600 », sur worldpostalcodes.org (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 (es) TextoJuan Veledíaz, « ’El Azul’ discreto, platicador y gentil », sur El Universal (web.archive.org), (consulté le ).

Liens externes

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