Bahus-Soubiran

commune française du département des Landes

Bahus-Soubiran (Baús Sobiran, en occitan[1]) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine).

Bahus-Soubiran
Bahus-Soubiran
L'église Saint-Jean-Baptiste de Bahus-Soubiran.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Mont-de-Marsan
Intercommunalité Communauté de communes d'Aire-sur-l'Adour
Maire
Mandat
Thierry Boulin
2020-2026
Code postal 40320
Code commune 40022
Démographie
Population
municipale
394 hab. (2023 en évolution de −3,67 % par rapport à 2017)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 29″ nord, 0° 21′ 18″ ouest
Altitude Min. 100 m
Max. 169 m
Superficie 14,53 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Aire-sur-l'Adour
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Adour Armagnac
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Bahus-Soubiran
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Bahus-Soubiran
Liens
Site web www.bahus-soubiran.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Géographie

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Localisation

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Bahus-Soubiran appartient au terroir du Tursan, qui occupe la partie sud-est du département des Landes, en région Nouvelle-Aquitaine. La commune appartient au canton Adour Armagnac, à la communauté de communes d'Aire sur l'Adour et relève de l'arrondissement de Mont-de-Marsan.

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Aire-sur-l'Adour, Castelnau-Tursan, Duhort-Bachen, Eugénie-les-Bains, Pécorade, Saint-Loubouer et Sorbets.

Géologie et relief

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La commune a une superficie de 1453 ha. Son altitude varie entre 100 et 169 m. Le paysage de Bahus-Soubiran relève des plateaux, collines et vallées du Tursan[3]. Il est structuré par la vallée du Bahus, qui traverse la commune et sépare un plateau, au nord-est vers Aire-sur-l'Adour, et une série de collines au sud-ouest vers Pécorade, Castelnau-Tursan et Saint-Loubouer.

Hydrographie

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Le village est construit sur les bords du Bahus, affluent de l'Adour. Un autre cours d'eau, le Bayle, prend sa source sur la commune, sous le nom de ruisseau de la Grave, au lieu-dit. L'un et l'autre sont des affluents de l'Adour.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[7]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 067 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Urgons à 8 km à vol d'oiseau[10], est de 14,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 009,4 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11,2 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

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Typologie

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Au , Bahus-Soubiran est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aire-sur-l'Adour, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[14]. Cette aire, qui regroupe 23 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[15],[16].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (77 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,9 %), forêts (20,7 %), prairies (5 %), zones urbanisées (1,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,8 %), zones agricoles hétérogènes (0,1 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs

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Le territoire de la commune de Bahus-Soubiran est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier : le risque de radon[18]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[19].

Risques naturels

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Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Lourden, le ruisseau du Bayle et le Bahus. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1988, 1999 et 2009[20],[18].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[21].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Bahus-Soubiran.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 43,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (19,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 222 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 132 sont en aléa moyen ou fort, soit 59 %, à comparer aux 17 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[22],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989 et par des mouvements de terrain en 1999[18].

Risques technologiques

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Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[23].

Risque particulier

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Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune de Bahus-Soubiran est classée en zone 2, à savoir zone à potentiel radon faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments[24].

Toponymie

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Bahus : Le toponyme peut correspondre à l'occitan balç (précipice, rocher escarpé).

soubiran : « d'en haut »

Histoire

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Voir : Damoulens

Politique et administration

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 2001 Sylvain Lacère   Retraité exploitant agricole
mars 2001 2014 Lalanne Joël   Agriculteur
mars 2014 2020 Michel Lamaignère DVG Retraité de l'armée
2020 en cours Thierry Boulin    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[26].

En 2023, la commune comptait 394 habitants[Note 3], en évolution de −3,67 % par rapport à 2017 (Landes : +6,41 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
514519549512565532533540517
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
495567586553525508521513491
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
482465427404374335348337335
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
351388365327326303334347361
2014 2019 2023 - - - - - -
420396394------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

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Personnalités liées à la commune

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Voir aussi

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Article connexe

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Liens externes

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Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).

Références

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  1. « Diccionari toponimic occitan de las Lanas e deu Baish Ador »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur locongres.org (consulté le ).
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « La richesse paysagère des Landes » (consulté le ).
  4. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  5. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  6. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  7. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  8. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  9. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Bahus-Soubiran et Urgons », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France « Urgons », sur la commune d'Urgons - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  12. « Station Météo-France « Urgons », sur la commune d'Urgons - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  13. « La grille communale de densité », sur insee,fr, (consulté le ).
  14. 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune de Bahus-Soubiran ».
  15. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Aire-sur-l'Adour », sur insee.fr (consulté le ).
  16. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  18. 1 2 3 « Les risques près de chez moi - commune de Bahus-Soubiran », sur Géorisques (consulté le ).
  19. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le ).
  20. « Dossier départemental des risques majeurs des Landes »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur landes.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque inondation.
  21. « Dossier départemental des risques majeurs des Landes »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur landes.gouv.fr (consulté le ), chapitre Mouvements de terrain.
  22. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le ).
  23. « Dossier départemental des risques majeurs des Landes »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur landes.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque transport de matières dangereuses.
  24. « Cartographie du risque radon en France. », sur le site de l’IRSN, (consulté le ).
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.