La baie de Quiberon se situe sur la côte Sud du département du Morbihan en Bretagne (France) :

Baie de Quiberon
Carte de la baie de Quiberon.
Carte de la baie de Quiberon.
Géographie humaine
Pays côtiers Drapeau de la France France
Subdivisions
territoriales
Morbihan
Géographie physique
Type Baie
Localisation océan Atlantique
Coordonnées 47° 30′ nord, 3° 00′ ouest
Géolocalisation sur la carte : arrondissement de Lorient
(Voir situation sur carte : arrondissement de Lorient)
Baie de Quiberon
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
(Voir situation sur carte : Morbihan)
Baie de Quiberon
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
(Voir situation sur carte : Bretagne (région administrative))
Baie de Quiberon
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Baie de Quiberon

Description

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La baie constitue la partie occidentale de Mor braz. Elle est délimitée au Nord par le continent, à l'Ouest par la presqu'île de Quiberon, au Sud par la chaussée de Beniguet ainsi que par les îles de Houat et Hoëdic. La profondeur moyenne de la zone est de 15 m[1].

La baie de Quiberon est membre, avec le golfe du Morbihan, de l'association club des plus belles baies du monde. Plusieurs cours d'eau se jettent dans la baie de Quiberon : la rivière de Saint-Philibert (ou Ster), le Ster ar Beleg, et surtout la rivière de Crac'h qui passe par l'île de Cuhan entre La Trinité-sur-Mer et Saint-Philibert.

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La baie de Quiberon est une zone particulièrement bien abritée des vents et de la houle du large qui est dans la région majoritairement de secteur Ouest.

L'existence de nombreuses destinations de croisière tout autour de la baie (Belle-Île-en-Mer, le golfe du Morbihan, Houat, Hoëdic…) a favorisé l'essor des ports de plaisance de la région : Port-Haliguen, Le Crouesty, La Trinité-sur-Mer.

La baie de Quiberon est un des hauts lieux de la régate en France.

Pour entrer dans la baie de Quiberon en venant du Sud ou de l'Ouest, il est nécessaire d'emprunter un des passages qui coupent la chaussée de hauts fonds qui s'étend de la pointe Sud de la presqu'ile de Quiberon (Pointe du Conguel) jusqu'à Hoëdic. Par gros temps ou situation de vent frais contre courant, il est recommandé d'emprunter le passage de la Teignouse signalé par le phare homonyme.

Histoire

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Epoque romaine

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La première bataille attestée dans l’histoire de la baie de Quiberon remonte à 56 av. J.-C., opposant les Romains, menés par Decimus Junius Brutus Albinus, l'un des assassins de Jules César, aux Vénètes, un peuple de Gaule celtique, à la tête d'une coalition de peuples armoricains, pendant la guerre des Gaules.

Les Romains peinaient à venir à bout des Vénètes, dont les forteresses côtières pouvaient être facilement évacuées grâce à leur puissante flotte. Finalement, les Romains construisirent des galères et affrontèrent la flotte vénète dans la baie de Quiberon. Malgré un désavantage numérique (220 navires vénètes contre 100 galères romaines, plus légères), les Romains utilisèrent des grappins fixés à de longues perches pour lacérer les drisses qui maintenaient les voiles de cuir des Vénètes. Privés de toute manœuvre, les navires vénètes se retrouvèrent à la merci des Romains, qui remportèrent aisément la victoire.

La bataille nommée parfois anachroniquement « du Morbihan » ou « de Vannes » s'est déroulée dans un espace géographique encore inconnu, néanmoins l'hypothèse la plus répandue la place au large de la presqu'île de Rhuys.

Reconnaissance du drapeau américain par la Marine française -

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Le , l'escadre de l'amiral La Motte-Picquet est au mouillage en baie de Quiberon[réf. souhaitée].

L'USS Ranger, commandé par John Paul Jones, héros de la guerre d'indépendance américaine, appareille de Quiberon en arborant à sa poupe un pavillon aux bandes rouges et blanches, orné de 13 étoiles sur fond bleu. Il s'agit de la bannière étoilée, le Stars and Stripes.

L'USS Ranger envoie une salve de treize coups de canon, autant que le nombre d'États américains, pour saluer l'escadre française. La Motte-Picquet, à bord du Robuste, un vaisseau de 74 canons, répond par neuf coups, le chiffre réglementaire pour une république indépendante. Il reconnaît ainsi officiellement les États-Unis d'Amérique[réf. souhaitée].

Expédition de Quiberon (1795)

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Le 23 juin 1795, la baie fut le théâtre d’un débarquement de troupes émigrées et contre-révolutionnaires, venues soutenir la Chouannerie et la révolte vendéenne[2].

Organisée par l'Angleterre afin de prêter main-forte à la Chouannerie et à l'armée catholique et royale en Vendée, elle devait soulever tout l'Ouest de la France afin de mettre fin à la Révolution française et permettre le retour de la monarchie. Mais son échec eut un grand retentissement et porta un coup funeste au parti royaliste[2].

L'accident aérien du

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Le une collision survint en plein ciel vers 14 heures entre un avion de ligne de la compagnie Proteus Airlines, qui assurait la liaison Lyon - Lorient, qui s'était détourné de sa trajectoire prévue afin de survoler le paquebot Norway et un petit avion de tourisme parti de Vannes. Les douze passagers, ainsi que les trois pilotes des deux avions périrent dans le crash aérien[3].

Economie

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Au XIXe siècle, Nicolas Appert, chimiste, mit au point une technique permettant la stérilisation des aliments. Grâce à ce procédé, Quiberon devint le premier port de pêche à la sardine et de production de sardines en conserve en France.

Articles connexes

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Notes et références

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  1. Axel Ehrhold, Cartes sédimentologiques de Bretagne Sud: Entre baie de Vilaine et archipel de Glénan, Editions Quae, (lire en ligne), p. 33.
  2. 1 2 Roger Dupuy, La Bretagne sous la Révolution et l’Empire, 1789-1815, Rennes, Ouest-France université,
  3. « Crash de Quiberon : il y a vingt ans, 15 tués dans le drame », sur ouest-france.fr, (consulté le )