Baldwin Lonsdale, né le à Motalava[1] et mort le à Port-Vila, est un prêtre anglican et homme d'État vanuatais.

Baldwin Lonsdale
Illustration.
Baldwin Lonsdale en 2015.
Fonctions
Président de la république de Vanuatu

(2 ans, 8 mois et 26 jours)
Élection
Premier ministre Joe Natuman,
Sato Kilman,
Charlot Salwai
Prédécesseur Philip Boedoro (intérim)
Iolu Abil
Successeur Esmon Saimon (intérim)
Tallis Obed Moses
Biographie
Nom de naissance Baldwin Jacobson Lonsdale
Date de naissance
Lieu de naissance Motalava (Nouvelles-Hébrides)
Date de décès (à 68 ans)
Lieu de décès Port-Vila (Vanuatu)
Nationalité vanuataise
Parti politique indépendant
Profession prêtre
Religion anglicanisme

Image illustrative de l’article Baldwin Lonsdale
Présidents de la république de Vanuatu

Il est président de la république de Vanuatu du [2] jusqu'à sa mort[3].

Biographie

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Originaire de l'île de Motalava dans l'actuelle province de Torba, Baldwin Lonsdale effectue des études de théologie au St John’s College à Auckland, puis au Bishop Patteson Theological College à Kohimarama aux îles Salomon. Il travaille dans le service public colonial aux Nouvelles-Hébrides (l'actuel Vanuatu) de 1968 à 1972[4].

Il est le secrétaire général de sa province natale avant d'être élu président de la République, fonction purement cérémonielle, par un corps électoral composé des députés du Parlement national ainsi que des présidents des provinces. Il succède à Iolu Abil[2].

Président de la République

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Le gouvernement du Premier ministre Sato Kilman, en place depuis , est rapidement fragilisé par des soupçons de corruption. Le vice-Premier ministre, Moana Carcasses Kalosil, est accusé par la justice d'avoir soudoyé des députés pour renverser le Premier ministre précédent, Joe Natuman. Carcasses est reconnu coupable de corruption, aux côtés de treize autres députés de la majorité parlementaire, le [5]. Parmi les députés reconnus coupables se trouvent cinq autres ministres (dont le ministre des Affaires étrangères Serge Vohor), et le président du Parlement, Marcellino Pipite. Pipite, exerçant la présidence de la République pendant que Baldwin Lonsdale est à l'étranger, se gracie immédiatement lui-même, ainsi que ses treize collègues[6]. De retour au Vanuatu quelques heures plus tard, Baldwin Lonsdale réagit avec colère, s'interroge publiquement sur la légalité de l'acte de Pipite, et promet de « nettoyer » la situation pour lutter contre la corruption et s'assurer que personne ne soit au-dessus des lois[7]. Le , alors que Kilman conserve le silence, Baldwin Lonsdale annule la grâce accordée aux quatorze députés, pour motif constitutionnel (le droit de grâce ne porte que sur l'application d'une peine, et non sur une condamnation en soi)[8]. Les ministres Paul Telukluk, Tony Nari, Thomas Laken et Tony Wright, ainsi que Marcellino Pipite et six députés d'arrière-ban sont immédiatement arrêtés pour conspiration à pervertir le cours de la justice (pour avoir orchestré cet usage illégal du droit de grâce). Les ministres arrêtés sont limogés par Kilman[9].

Ces quatorze députés étant par la suite condamnés pour corruption et perdant ainsi leurs sièges, Baldwin Lonsdale demande à Kilman de former un gouvernement d'union nationale avec les députés d'opposition. Face au refus du Premier ministre, Baldwin Lonsdale dissout le Parlement le et annonce des élections anticipées[10].

Baldwin Lonsdale décède subitement d'une crise cardiaque le à Port-Vila, à l'âge de 67 ans[11].

Références

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