Balla Samoura
Balla Samoura est un officier supérieur guinéen. Membre du Comité national du rassemblement pour le developpement (CNRD), il occupe depuis le , les fonction de Haut Commandant de la Gendarmerie et de Directeur de la Justice Militaire sous la transition dirigée par le général Mamadi Doumbouya en Guinée.
| Balla Samoura | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Haut Commandant de la Gendarmerie et Directeur de la Justice Militaire de la République de Guinée | |
| En fonction depuis le (4 ans, 11 mois et 5 jours) |
|
| Président | Mamadi Doumbouya (transition) |
| Prédécesseur | Général Ibrahima Baldé |
| Biographie | |
| Surnom | Le colosse |
| Nationalité | Guinéenne |
| Parti politique | CNRD |
| Diplômé de | École de guerre de Paris |
| Profession | Militaire |
| Distinctions | Ordre National du Mérite Croix de guerre |
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A la tête de la gendarmerie, Balla Samoura est suspecté d'être impliqué dans l'enlèvement, la torture et l'assassinat de deux leaders du FNDC[1]. Il fait l'objet de plaintes à la Cour pénale internationale pour des faits présumés de violations des droits l'homme au cours de la repression des manifestations. Il serait aussi à l'origine de plusieurs cas de disparitions forcées, notamment du père du journaliste Mamoudou Babila Keïta .
Parcours et carrière militaire
modifierSurnommé « le colosse », il commence sa carrière en tant que soldat de première classe puis gravit les échelons jusqu'à devenir directeur régional de la gendarmerie de Conakry[2],[3]. Durant son mandat à ce poste, il entre en conflit avec le haut commandant de la gendarmerie nationale[3].

Après le coup d'État de 2021, Balla devient membre du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) et occupe une place importante auprès de Mamadi Doumbouya, au point que de nombreux observateurs le considèrent comme le numéro deux de la junte[2],[4].
Le , il est nommé par un décret « Haut Commandant de la Gendarmerie et Directeur de la Justice Militaire de la République de Guinée » en replacement du Général Ibrahima Bald[5],[6]. Il prend ses fonctions le lendemain[7].
Du au , il est suspendu de ses fonctions pour « non-respect des consignes relatives à la prise de parole publique conformément à l’article 8 du Statut général et particulier des militaires » après que le procureur général, Alphonse Charles Wright, l'a accusé d'interférer dans les activités des officiers de police judiciaire (OPJ)[8],[9],[10].
Controverses et violations des droits de l'homme
modifierRépression des manifestations
modifierEn , le Front national pour la défense de la Transition (FNDC) transmet à la Cour pénale internationale (CPI) une liste de responsables de la junte, dont Balla Samoura, pour des faits présumés de violation des droits de l'homme liés à la repression des récentes manifestations[11],[12].
Disparitions forcées
modifierEn 2024, il serait à l'origine de l'enlèvement des leaders du FNDC, Foniké Mengué et Mamadou Billo Bah ainsi que du journaliste d'investigation Habib Marouane Camara[13],[14],[15].
En 2025, l'enlèvement à N’Zérékoré du père du journaliste Mamoudou Babila Keïta est dénoncé comme une mesure de rétorsion[16].
Conflits avec l'appareil judiciaire
modifierSes méthodes provoquent des frictions avec l'institution judiciaire, entraînant une condamnation publique du Barreau de Guinée. Le , il est suspendu temporairement pour « non-respect des consignes relatives à la prise de parole publique » après un conflit avec le procureur général Alphonse Charles Wright[17],[18].
Reconnaissances
modifierNotes et références
modifier- ↑ (en) « Mamady Doumbouya plots a popular mandate », sur www.africa-confidential.com (consulté le )
- 1 2 Mosaiqueguinee.com, « Mohamed Sogoboly à propos de Colonel Balla Samoura : « c’est un homme d’honneur qui a un parcours irréprochable » »
, sur mosaiqueguinee.com, (consulté le ) - 1 2 RFI, « Guinée: ce que l'on sait de l'organigramme du CNRD »
, sur www.rfi.fr, (consulté le ) - ↑ La rédaction d'Exclusif.net, « Guinée : Le colonel de gendarmerie Balla Samoura devient le N°2 de la junte »
, sur www.exclusif.net, (consulté le ) - ↑ La Rédaction de Guineechrono, « Décret : Colonel Balla Samoura nommé Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale »
, sur guineechrono.com, (consulté le ) - ↑ Mady Bangoura, « Col. Balla Samoura promu Haut commandant de la Gendarmerie nationale »
, sur guineenews.org, (consulté le ) - ↑ LEDJELY.COM, « Haut Commandement de la Gendarmerie Nationale : le colonel Balla Samoura prend fonction »
, sur ledjely.com, (consulté le ) - ↑ Alhassane Bah, « Armée : le patron de la gendarmerie, Balla Samoura suspendu de ses fonctions (ministre) »
, sur guineenews.org, (consulté le ) - ↑ Konstanze Fischer, « Un procureur et un colonel suspendus par la junte guinéenne »
, sur dw.com, (consulté le ) - ↑ (fr) La rédaction d'Infochrono, « Suspension levée, le colonel Balla Samoura a repris son service »
, sur infochrono.org, (consulté le ) - ↑ « Répression des manifs : le FNDC transmet à la CPI une liste de 13 noms, dont le Colonel Doumbouya », sur Guinéenews©, (consulté le )
- ↑ (en) « Guinea: Post-Election Violence, Repression | Human Rights Watch », (consulté le )
- ↑ Saidou 2 SOW, « France : les généraux Mamadi, Idi Amin et Balla Samoura visés par une plainte », sur Guinee360, (consulté le )
- ↑ Thomas Dietrich, « Guinée. Une très discrète coopération militaire avec la France », sur Afrique XXI, (consulté le )
- ↑ Dakaractu, « Guinée: un colonel mystérieusement disparu annoncé mort (avocat) », sur DAKARACTU.COM (consulté le )
- ↑ « En Guinée, l’enlèvement du père d’un journaliste suscite l’indignation », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Guinée: suspension du président de la Cour d'appel et d’un commandant de la gendarmerie », sur RFI, (consulté le )
- ↑ « Justice : le Barreau de Guinée condamne les agissements du Colonel Balla Samoura (déclaration) », (consulté le )
- ↑ DCI-PRG, « Décoration : le Chef de l'État honore plusieurs personnalités civiles et militaires. »
, sur presidence.gov.gn, (consulté le ) - ↑ laguinee.info, « Décret: le président Doumbouya récompense des généraux guinéens par la “Croix de guerre” »
, sur laguinee.info, (consulté le ) - ↑ Abdoul Malick Diallo, « Armée : la “Croix de guerre” décernée à des officiers, dont Balla Samoura et Amara Camara »
, sur www.guinee360.com, (consulté le )