Les Ngangulu (dit de manière redondante Bangangulu par endroit car Ba est la marque du pluriel en lingala) sont un peuple bantoud'Afrique présent au centre de la république du Congo, dans la région des Plateaux, notamment dans le district de Gamboma. Leur nombre dans cette localité est estimé à plus de 40 000 personnes réparties aussi dans les environs.

Bangangulu
Autres
Régions d’origine Plateaux (département)
Langues Ngangulu

Ethnonymie

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D'après plusieurs sources on remarque les variantes suivantes : Ngangulu, Bangóngólo, Mongóngólo.

Ils parlent la langue bantoue appelée le ngangulu. Comme la plupart des Congolais, les Ngangulu sont scolarisés en français, langue dans laquelle ils travaillent s'ils arrivent à se hisser dans les administrations ou le haut commerce. Selon le recensement de 2007, les Ngangulu représentent un pourcentage important des habitants de la ville de Gamboma et ceux de la capitale Brazzaville au nord[1],[2].

Culture

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Depuis longtemps, ils possèdent divers mythes et croyances, des tabous et totems, etc[3]. Un certain nombre de ces mythes tournent autour d'un rapport mystique à la nature, notamment avec l'eau et ses éléments, qui pourraient voler des êtres chers. Par exemple, un mythe ngangulu veut que toute femme qui mange un poisson localement connu sous le nom de nzombo s'amaigrisse puis meure. Plus actuelle, il existe une coutume autour d'un rituel de scarification nommée kamon. Un maitre féticheur effectue une entaille sur votre bras (au niveau du coude, paume vers le ciel) censée représenter un animal totem de sorte que dans une situation ou votre vie serait en grand danger, vos kamons "se réveillent " afin que vous soyez soudain capable de déplacer des montagnes. Pour le dire simplement, vous manifestez les aptitudes physiques de votre animal totem, par exemple vous devenez aussi fort qu'un lion.

Les Ngangulu sont spécialisés dans la production de l'igname qu'ils produisent en grande quantité. La canne à sucre y est également très appréciée par les citoyens. Il est commun qu'une grand-mère en partage avec ses petits-enfants autour d'une conversation car ceux-ci en raffolent malgré les contraintes[Lesquelles ?] liées à sa consommation. C'est de l'ordre du rituel.

Les Ngangulu témoignent d'une culture patriarcale construite autour du mythe de l'effort. Les parents Ngangulu content souvent à leurs enfants de sexe masculin l'histoire de cet homme qui, partant de rien, a réussi à s'élever parmi ses semblables même si la plupart des Ngangulu vivent en dessous du seuil de pauvreté. On est là dans une situation semblable à celle décrite par Arthur Miller dans Mort d'un commis voyageur. À ce sujet, parmi les nombreux stéréotypes rattachés au Ngangulu, circule l'idée que ce sont des individus par nature orgueilleux et ambitieux, ils sont connus pour leur avidité à débattre et le fait qu'il soient souvent rancuniers.

Références

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Articles connexes

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