Banjul

capitale de la Gambie

Banjul est la capitale de la Gambie. C'est le centre de la division administrative qui abrite environ 400 000 habitants, ce qui en fait la zone métropolitaine la plus grande et la plus densément peuplée de Gambie. La ville de Banjul est située sur l'île Sainte-Marie (île de Banjul), là où le fleuve Gambie se jette dans l'océan Atlantique.

Banjul
Blason de Banjul
Héraldique
Drapeau de Banjul
Drapeau
Banjul
Centre-ville de Banjul.
Administration
Pays Drapeau de la Gambie Gambie
Maire
Mandat
Rohey Malick Lowe
2018-
Démographie
Gentilé Banjulien(ne) [1]
Population 31 054 hab. (rec.2013)
Densité 334 hab./km2
Population de l'agglomération 1 014 890 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 13° 27′ 11″ nord, 16° 34′ 39″ ouest
Superficie 9 300 ha = 93 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Gambie
Voir sur la carte administrative de Gambie
Banjul

La population de la ville proprement dite est de 31 301 habitants, la zone du Grand Banjul, qui comprend la ville de Banjul et le conseil municipal de Kanifing, ayant une population de 413 397 habitants (recensement de 2013). L'île est reliée au continent à l'ouest et au reste de la région du Grand Banjul par des ponts. Il existe également des ferries reliant Banjul au continent de l'autre côté de la rivière.

Du XIXe siècle jusqu'au , la ville était connue sous le nom de Bathurst[2].

Étymologie

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Il existe plusieurs étymologies pour « Banjul ». Une histoire traditionnelle raconte que Bandjougou, fils de Barafin, est venu sur l'île après avoir fui les attaques de Soumaoro Kanté sur la région du Manding. Son nom s'est attaché à l'île et a changé au fil du temps en « Bandjoulou »[3]. Une autre théorie prétend que Banjul tire son nom de Bang Julo, le mot mandingue pour fibre de corde que le peuple mandingue rassemblait sur l'île[4].

Histoire

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L'Arche 22 à l'entrée de Banjul.

En 1651, le site de Banjul, détenu par Jacob Kettler, duc de Courlande, dans le cadre de l’empire colonial courlandais, est concédé au roi de Kombo[5].

À la suite du congrès de Vienne et du traité de Paris de 1815, qui mettent fin à la guerre entre l’Angleterre et la France, les Britanniques évacuent Gorée, dans ce qui est maintenant le Sénégal. Renforcer leur implantation sur la côte ouest africaine est jugé important et peut leur permettre également de redéployer les troupes et les officiels de Gorée. Le , le roi de Kombo cède l'île de Banjul à Alexander Grant, un commandant britannique[6]. Alexander Grant fonde la ville de Banjul, construisant des maisons et des casernes pour contrôler l'entrée de l'estuaire de la Gambie et maîtriser la traite des esclaves dans cette région[7]. Les Britanniques rebaptisent Banjul Island en St. Mary's Island et donnent à Bathurst son nouveau nom, du nom du 3e comte Bathurst, secrétaire d'État à la guerre et aux colonies à cette époque. Les rues sont nommées d'après les généraux alliés associés à la bataille de Waterloo. La ville devient un centre de l'activité britannique dans cette région[8]. Le nom de la ville resta inchangé jusqu'en 1973[réf. nécessaire].

Rond-point d'entrée

Le , Banjul est le théâtre d'un coup d'État fomenté par le lieutenant Yahya Jammeh qui reste au pouvoir durant 22 ans. Afin de commémorer cet événement, il fait construire l'arche 22 à l'entrée de la ville.

Parmi les curiosités de Banjul, on peut[style à revoir] citer le musée national gambien (en), le marché Albert (en), le palais présidentiel, la cour de justice de Banjul, deux cathédrales et plusieurs mosquées[réf. nécessaire].

Géographie

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Elle est située à 250 km au sud-est de Dakar, sur l'île Sainte-Marie (île Banjul), sur la rive ouest de l'embouchure du fleuve Gambie[réf. nécessaire].

Banjul est au centre de la principale agglomération gambienne et est le centre économique et administratif du pays.[réf. nécessaire]

Banjul vu par le satellite Spot.

Banjul est soumis à un climat tropical de savane (Köppen: Aw[9], Trewartha: Awha[10]) avec des précipitations annuelles de 1 296 mm. La ville connaît une longue saison sèche, qui s'étend de novembre à mai, et une saison des pluies relativement courte couvrant les cinq mois restants. Cependant, au cours de ces cinq mois, Banjul a tendance à connaître de fortes pluies. Août est généralement le mois le plus pluvieux, avec en moyenne 350 millimètres ou 14 pouces de précipitations. Les températures maximales sont relativement constantes, même si les minimales matinales ont tendance à être plus chaudes pendant la saison des pluies que pendant la saison sèche.|date=mai 2025}}

Selon un ministre du gouvernement gambien, Banjul risque d'être submergée par une élévation d'un mètre du niveau de la mer en raison du changement climatique et du réchauffement climatique[11].

Relevé météorologique de Banjul (normals : 1945-2020, extrêmes : 1945-1959) - altitude : 27 m - 13° 21′ N, 16° 40′ O
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur 37,2 38,9 40,6 41,1 41,1 37,8 33,9 33,3 34,4 37,2 35,6 35,6 41,1
Maximale moyenne 32,5 33,2 32,9 31,8 31,6 32,3 31,8 31,6 32,1 33,6 34 33,1 32,5
Minimale moyenne 18,3 18,7 19,9 20,3 21,2 22,7 23,7 23,8 23,7 24,1 22,7 20,1 21,6
Record de froid 7,2 10 11,7 12,2 13,9 18,3 20 20 17,2 16,1 12,2 8,9 7,2
Précipitations
Hauteur (mm) 0,7 0,9 0 0 2,5 54,7 174,8 353,6 244,1 76,4 1,3 0,2 909,2
≥ 1 mm (jours) 0,1 0,2 0 0 0,1 3,3 11,4 15,6 13,7 4,4 0,1 0,1 49
Humidité relative (%) 47 47 50 58 67 73 81 85 84 80 69 55 67
Point de rosée (ºC) 11,8 12,6 15,6 18,1 20,5 23,2 24,2 24,6 24,9 24,9 20,5 14,8 19,6
Ensoleillement
Heures 207,7 237,3 266,6 252 229,4 201 182,9 189,1 183 217 246 210,8 2 622,8
Pourcent ensoleillements (%) 59 72 71 68 58 52 46 49 50 59 71 60 60
Vent et pression
Température de mer 22 21 21 22 24 26 27 27 27 27 27 24 25
32,5
18,3
0,7
90 mm
180 mm
270 mm
jan.
33,2
18,7
0,9
fév.
32,9
19,9
0
mars
31,8
20,3
0
avril
31,6
21,2
2,5
mai
32,3
22,7
54,7
juin
31,8
23,7
174,8
jui.
31,6
23,8
353,6
août
32,1
23,7
244,1
sep.
33,6
24,1
76,4
oct.
34
22,7
1,3
nov.
33,1
20,1
0,2
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm
Place de marché à Bathurst (1910).

Économie

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Le port de Banjul est le principal port d'exportation des denrées produites dans l'ensemble de pays comme les arachides, la cire d'abeille, le bois de palmier, l'huile de palme et les peaux[réf. nécessaire].

L'industrie des matériaux de construction est représentée par la cimenterie Gacem, filiale de la multinationale italienne Italcementi[15].

L'une des principales industries de la ville de Banjul est le tourisme. Les touristes proviennent en général de la Grande-Bretagne[réf. nécessaire].

Transport

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Tour de contrôle de Banjul

Banjul est reliée à l'ouest du continent par le bien développé Banjul Serrekunda Highway, qui traverse le pont de Denton, et Bond Street. À l'est par le ferry Banjul-Barra[16]. Juste à l'extérieur de Banjul à 24 km il y a l'aéroport international de Banjul qui est l'aéroport le plus proche.

Enseignement supérieur

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La ville compte une université, l'Université de Gambie, fondée en 1999[réf. nécessaire].

Lieux de culte

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Parmi les lieux de culte, il y a principalement des mosquées musulmanes. Il y a aussi des églises et des temples chrétiens : Diocèse de Banjul (Église catholique), Church of the Province of West Africa (Communion anglicane), Assemblées de Dieu [17].

Jumelage

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Personnalités

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  • Biri Biri (1948-2020), footballeur.
  • Fatou Bensouda (1961-), avocate gambienne, ministre de la justice, procureure à la CPI.
  • Hannah Forster (1893-1966), femme d'affaires et femme politique gambienne.
  • Lucretia St. Clair Joof, femme politique gambienne.
  • Omar Faye (1960-), athlète et homme politique gambien, y est né.
  • Sally Njie (1932-2020), bibliothécaire gambienne, y est née.
  • Satang Jow (1943-), femme politique gambienne, ancienne ministre, y est née.

Notes et références

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  1. Journal officiel de la République française
  2. (en-US) « Gambia: The Post-Colonial Period- Part III - Gambia.com », Gambia.com, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  3. Daouda Mane, « La Question des Origines et de l'émergence de l'État de Kaabu », dans Mamadou Fall, Rokhaya Fall & Mamadou Mane, Bipolarisation du Sénégal du XVIe - XVIIe siècle, Dakar, HGS Editions, , p. 251
  4. (en) « Banjul », sur African Heritage, (consulté le )
  5. Arnold Hughes et David Perfect, Historical Dictionary of The Gambia, Scarecrow Press, , 376 p. (ISBN 978-0-8108-6260-9, lire en ligne), p. 43–44
  6. Roman Adrian Cybriwsky, Capital Cities around the World: An Encyclopedia of Geography, History, and Culture, ABC-CLIO, USA, 2013, p. 36
  7. (en) « History of Banjul », sur Access Gambia (consulté le )
  8. (en) Arnold Hughes et David Perfect, Historical Dictionary of The Gambia, Scarecrow Press, , 376 p. (ISBN 978-0-8108-6260-9, lire en ligne), « Banjul », p. 15–16
  9. (en) « Present and future Köppen-Geiger climate classification maps at 1-km resolution », Nature Research (consulté le )
  10. (en) Belda, Michal, Holtanová, Eva, Halenka, Tomáš et Kalvová, Jaroslava, « Climate classification revisited: from Köppen to Trewartha », Climate Research (consulté le ), p. 8
  11. (en) « allAfrica.com: Gambia: Banjul Risks Sinking As Sea Level Rises » [archive du ], sur allafrica.com (consulté le )
  12. (en) « Banjul Climate Normals 1991-2020 », NOAA (consulté le )
  13. (de) « Klimatafel von Banjul-Yundum (Flugh.) / Gambia », Deutscher Wetterdienst (consulté le )
  14. (en) « Weather Trends in Banjul, Gambia, The », weatherbox.io (consulté le )
  15. (en) Italcimenti.
  16. « Denton Bridge bridge, Banjul, Gambia », sur gm.geoview.info (consulté le )
  17. J. Gordon Melton, Martin Baumann, ‘‘Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices’’, ABC-CLIO, USA, 2010, p. 1172

Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • (en) Cormac O'Sullivan, Urban conservation and development : the case of Banjul, the Gambia, University of Edinburgh, 1989 (thèse)

Liens externes

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