Barak Hiram

général israélien

Barak Hiram (בָּרָק חִירָם, né en 1979, est un militaire israélien ayant atteint le grade de tat alouf ou sous-général (équivalent du général de brigade en France), commandant de la division de Gaza[1]. Auparavant, il a commandé la 99e division d’infanterie, la brigade Golani, a dirigé le centre d’entrainement à balles réelles ainsi que la base d’entrainement de la brigade Golani et commandé le 51e bataillon 51[2].

Barak Hiram
Barak Hiram en 2019.
Biographie
Naissance
Nationalité
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Grade militaire
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Conflits

Biographie

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Barak Hiram est né et a grandi à Haïfa. Il y a fréquenté la Reali School. Il est incorporé dans l’armée israélienne en 1997 (à 18 ans) et commence son service par la formation de pilote. Au bout de cinq mois, il abandonne ces cours et est affecté à la brigade Golani, où il est accepté dans l’unité de guerre contre-insurrectionelle Egoz (en). Il subit l’entrainement de fantassin et d’officier d‘infanterie, puis est affecté comme sergent à l’unité Egoz. Il participe aux combats lors de la guerre du Liban[3]. Après un complément de formation, il est nommé chef d’équipe. Il sert ensuite comme commandant de compagnie au 13e bataillon, avec lequel il combat, notamment dans la bande de Gaza. Il commande l’unité Egoz lors de la deuxième guerre du Liban (2006). Il y reçoit une blessure grave et perd un œil[4]. En récompense de son comportement au combat et de son commandement, il est nommé à la tête de la 36e division blindée ou « unité fureur »[4]. Il sert ensuite comme formateur à l’unité Egoz. En 2008–2009, il est commandant adjoint du 12e bataillon, poste qu’il retrouve après la mort de son successeur. Il est ensuite affecté à la base d’entrainement de la brigade Golani. Il quitte ensuite l’armée pour faire des études[4].

Le 25 juin 2012, il est promu au grade de sgan alouf (général assistant ou lieutenant-colonel) et obtient le commandement du 51e bataillon qu’il conserve jusqu’au 6 juillet 2014[5]. À cette date[6], il est nommé à la tête de la base d’entrainement de la brigade Golani, où il reste jusqu’en août 2016. Le 1er septembre 2016, il passe au grade d’alouf mishne (colonel ou général adjoint) et dirige la brigade Golani jusqu’au 15 juillet 2018[7]. Il fait une nouvelle année d’études, puis est nommé en 2019 à la tête du centre d’entraînement sous tirs à balles réelles. Le 2 août 2020, il est placé à la tête de la brigade Golani, qu‘il commande jusqu’au 18 juillet 2022[8].

Le 11 août 2022, il est promu au rang de tat alouf (général de brigade ou sous-général), à la tête de la 99e division d‘infanterie[9]. Le 17 juillet 2023, il est placé à la tête de la division de Gaza.

Le 22 février 2026, il est nommé chef de la division des opérations au sein de la Direction des opérations[10]. En mai de la même année, il est pressenti pour assumer le poste de secrétaire militaire du Premier ministre[11].

Guerre de Gaza

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7 octobre

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Le samedi 7 octobre 2023, avec les attaques du 7 octobre, il se rend de lui-même au Commandement Sud. Hiram est envoyé combattre à Netivot. Il ordonne le rassemblement de la division à Beit Kama (en), arrive à Netivot avec une force de taille réduite et prend la direction des opérations à Sa'ad, Be'eri, Alumim et à festival Nova. Les différentes unités qui arrivent dans le secteur (Sayeret Matkal, Unité Shaldag, brigade Commando) sont envoyées dans les zones de combat par Hiram[12].

À 11h00, il arrive avec son équipe à Alumim, où les unités disponibles s’organisent pour défendre le kibboutz. Les forces qu’il commande abattent trois combattants gazaouis. Peu après, il continue le combat au kibboutz de Be'eri, où une bataille dure jusqu’au lundi après-midi et cause de nombreuses pertes. Pendant ces combats, il aurait ordonné à un char de tirer sur une maison où les combattants du Hamas se trouvaient avec 14 otages. Hiram est accusé d’avoir tué les preneurs d’otages et les otages sans distinction[13] ce qui a mené à une enquête. Celle-ci ainsi qu‘une étude distincte de l’Autorité des antiquités d'Israël l’ont blanchi en concluant que « les otages ont été tués par des balles de Kalashnikov et pas par un obus de char »[14]. Ces conclusions contredisent cependant les témoignages de deux survivants, Yasmin Porat et Hadas Dagan qui affirment « qu‘ils ont éliminé tout le monde, les otages compris »

    et

    « Les deux obus ont explosé, et [Liel] s’est arrêté de hurler. Le silence est retombé »

    . Un article du Times of Israel avance qu’au moins un otage a été tué et une autre blessée par les tirs d’obus[15].

    Campagne de Gaza

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    Pendant la campagne de Gaza, Barak Hiram reçoit un blâme formel de l‘armée israélienne pour avoir ordonné la démolition de l’université al-Israa (en). Si une enquête de l’armée israélienne affirme que l’université était utilisée par les combattants du Hamas, elle montre aussi qu’il n’a pas obtenu d’autorisation pour la destruction d‘une institution d’enseignement sensible[16].

    Un des unités sous son commandement est aussi responsable de la mort de 15 soignants à Tell es-Sultan[11].

    Opinions

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    Selon une enquête d’Haaretz citée par Middle East Eye, durant sa jeunesse, il exprime des opinions proches du kahanisme (qui prône l’expulsion des Palestiniens et considéré comme terroriste par plusieurs pays) ; il soutenait également le projet de Grand Israël du Nil à l’Euphrate. Il a vécu comme colon dans un avant-poste de Cisjordanie avant de déménager à Tekoa, une autre colonie israélienne illégale[11].

    Vie personnelle

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    Barak Hiram a quatre enfants. Il est diplômé d’histoire militaire de l’université hébraïque de Jérusalem et a un master en administration des entreprises de l’université Ben-Gourion[17]

    1. (en-US) Emanuel Fabian et ToI Staff, « Controversial commander Barak Hiram named next Gaza Division chief », The Times of Israel, (ISSN 0040-7909, lire en ligne, consulté le )
    2. (he) « ימים ללא חסד: הקצינים שיסתערו על הזירות הבוערות באמת - וואלה! חדשות », sur וואלה!, (consulté le )
    3. (he) « "אם העניין המשפטי עולה, כנראה שאתה לא בסכנת חיים" », sur ynet, (consulté le )
    4. 1 2 3 (he) « מרביצים לך, תחזיר », sur דבר העובדים בארץ ישראל, (consulté le )
    5. « "התפקיד שלנו הוא לנצח במלחמה" », sur www.israelhayom.co.il (consulté le )
    6. « "חיזבאללה מסוגל לחמם את גזרת הצפון" »
    7. « "בחובתי לעצב מציאות ביטחונית טובה ומופשרת בזו החזית" », sur www.idf.il (consulté le )
    8. (he) יואב זיתון, « איבד עין בלבנון: זה המפקד החדש של חטיבת גולני », Ynet, (lire en ligne, consulté le )
    9. « "מסע חדש מתחיל": תא"ל ברק חירם מונה למפקד עוצבת "הבזק" », sur www.inn.co.il (consulté le )
    10. « Col. Liron Batito assumes command of Gaza Division, replacing Barak Hiram », Ynet, 22 février 2026.
    11. 1 2 3 Nadav Rapaport, « Israeli army chief recommends commander who destroyed Gaza university for senior role », Middle East Eye, 8 mai 2026.
    12. (he) « קצין בכיר על הטבח בבארי: "כשלנו בהגנה, המחבלים התחפשו לחיילים" | חדשות 13 », sur רשת 13 (consulté le )
    13. « Families of 13 people killed in October 7 Kibbutz Be’eri firefight demand probe », The Times of Israel, (ISSN 0040-7909, lire en ligne, consulté le )
    14. (en) J. C. Reporter, « IDF investigation clears commander of killing civilians in Kibbutz Be’eri tank attack », sur www.thejc.com (consulté le )
    15. Emanuel Fabian, Rédaction, « Le commandant controversé Barak Hiram nommé nouveau chef de la division de Gaza », Times of Israel, 1er août 2024.
    16. Emanuel Fabian, « IDF commander censured over demolition of Gaza university without proper approval », The Times of Israel, (ISSN 0040-7909, lire en ligne, consulté le )
    17. (he) « כבוד למגזר: 5 אוגדונרים סרוגים חדשים », sur סרוגים (consulté le )