Le barrage de Barekese est un barrage situé sur la rivière Ofin, dans la région d'Ashanti, au Ghana. Il alimente la station de traitement des eaux de Barekese, l'une des principales sources d'eau potable de Kumasi et de ses environs. Il est exploité par Ghana Water Limited.

Barrage de Barekese
Géographie
Pays
Région
Coordonnées
Objectifs et impacts
Vocation
Propriétaire
État ghanéen
Date du début des travaux
Barrage
Type
Centrale(s) hydroélectrique(s)
Exploitant
Géolocalisation sur la carte : Ghana
(Voir situation sur carte : Ghana)

Géographie

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Le barrage est situé près de Barekese, au nord-ouest de Kumasi, sur le cours de l'Ofin, aussi orthographié Offin dans certaines sources anglophones. Le réservoir se trouve dans le bassin de l'Ofin, dans une zone à climat tropical semi-humide marquée par deux saisons des pluies, la principale d'avril à juillet et la secondaire de septembre à octobre[1].

Le bassin versant du réservoir couvre environ 906 km2. Le réservoir a une capacité brute d'environ 35,3 millions de mètres cubes et une capacité utile de conception d'environ 33,75 millions de mètres cubes[1].

Caractéristiques

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Le barrage est un ouvrage en remblai construit sur l'Ofin. Selon une étude publiée en 2015, la crête du remblai mesure 526 mètres de long et 6 mètres de large. La hauteur maximale du barrage est de 18,5 mètres au-dessus du lit de la rivière et de 21,5 mètres au-dessus de la fondation[1].

La station de traitement des eaux de Barekese fournit environ 80 % de l'eau potable distribuée par réseau public à la métropole de Kumasi et à ses environs[1]. Une étude sur le traitement de l'eau à Barekese indique également que l'ouvrage fournit plus de 80 % des besoins quotidiens en eau de Kumasi et de ses environs[2].

La capacité de production d'eau traitée de conception est de 220 000 mètres cubes par jour. La production moyenne utilisée dans une étude hydrologique publiée en 2015 est de 109 000 mètres cubes par jour[1].

Histoire

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Le barrage est construit dans le cadre des grands programmes d'infrastructures engagés au Ghana après l'indépendance. Sa construction est associée à la période de gouvernement de Kwame Nkrumah, premier président du Ghana. Les travaux sont indiqués comme ayant commencé dans les années 1960 et l'ouvrage est achevé au début des années 1970[1].

Le réservoir est conçu à l'origine comme un ouvrage à double vocation, destiné à l'alimentation en eau potable et à la production d'hydroélectricité. La composante hydroélectrique n'est toutefois pas mise en œuvre après la construction du barrage[1]. Plusieurs médias ghanéens présentent également le projet comme un ouvrage lié à la période Nkrumah et à un projet initial combinant eau et énergie[3].

En 2011, le gouvernement ghanéen annonce un financement destiné à augmenter la capacité de production de l'installation de 24 à 30 millions de gallons par jour[4].

Le site de Barekese est étudié comme site potentiel de petite hydroélectricité. Le réservoir ayant été conçu pour permettre à la fois l'alimentation en eau potable et une production d'énergie, plusieurs études examinent la possibilité d'utiliser les débits excédentaires pour produire de l'électricité[1].

Une étude publiée en 2015 estime que le réservoir pourrait fournir en saison des pluies une puissance hydroélectrique moyenne d'environ 368,6 kW, sous réserve d'une analyse économique favorable. Cette production reste un potentiel étudié et ne correspond pas à une centrale hydroélectrique effectivement exploitée[1].

Environnement

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Le bassin versant du barrage est soumis à une forte pression humaine. Des travaux universitaires signalent une dégradation du couvert végétal dans le bassin de Barekese, susceptible de modifier le cycle hydrologique, d'accroître l'érosion et de favoriser la sédimentation du réservoir[1].

En 2013, le Daily Graphic rapporte que des coupes illégales à la tronçonneuse et des activités agricoles menacent les réserves forestières qui protègent le bassin versant du barrage[5]. D'autres médias locaux signalent également des problèmes d'empiètement autour du barrage[6].

En 2026, Ghana Water Limited alerte sur la dégradation du bassin versant. Selon l'entreprise, plus de 50 % du couvert forestier autour du barrage aurait disparu, ce qui aurait provoqué une forte sédimentation et réduit la capacité de stockage du réservoir d'environ 30 %. Les activités mentionnées comprennent l'exploitation forestière illégale, l'agriculture dans les zones tampons, les feux de brousse, l'extraction de sable et l'expansion des habitations[7].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 (en) M. K. Domfeh, F. O. K. Anyemedu, G. K. Anornu, K. A. Adjei et S. N. Odai, « Assessment of the water balance of the Barekese Reservoir in Kumasi, Ghana », Journal of Science and Technology, vol. 35, no 3,‎ , p. 34-51 (DOI 10.4314/just.v35i3.4, lire en ligne, consulté le )
  2. ↑ (en) Isaac Newton Odei Asare, Abiba Liman et Evans Naa E, « Efficiency of Water Treatment at the Barekese Headworks », Journal of Water Pollution and Control, vol. 3, no 2,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. ↑ (en) « Revive Nkrumah's Barekese Power Project », sur News Ghana, (consulté le )
  4. ↑ (en) « Government gets funding for expansion of Barekese Dam », sur GhanaWeb, (consulté le )
  5. ↑ (en) George Ernest Asare, « Chainsaw operations rife at Barekese », Daily Graphic, Accra,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. ↑ (en) « Barekese Dam under threat from encroachers », sur Kessben FM (consulté le )
  7. ↑ (en) Emmanuel Bright Quaicoe, « Over 50% of Barekese forest cover lost as reservoir capacity drops by 30% – GWL », sur MyJoyOnline, (consulté le )

Voir aussi

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