Barrage de Samandéni
Le barrage de Samandéni est un aménagement hydraulique situé à Bama, à environ 40 kilomètres au nord de Bobo-Dioulasso.
| Localisation | |
|---|---|
| Coordonnées |
| Vocation | |
|---|---|
| Opérateur | |
| Date du début des travaux |
2010 |
| Date de mise en service |
| Type | |
|---|---|
| Hauteur (lit de rivière) |
24 m |
| Longueur |
2 900 m |
| Volume du barrage |
1 050 m³ |
| Puissance installée |
3,7 MW |
|---|---|
| Production annuelle |
18 GWh |
| Facteur de charge |
56 % |
| Surface irriguée |
68 202 ha |
|---|
Conçu pour la production d’énergie hydroélectrique, le développement de l’agriculture irriguée, de la pêche et d’activités agro-industrielles, il est considéré comme le troisième plus grand barrage du pays en termes de capacité, après le Barrage de la Kompienga et le Barrage de Bagré.
Inauguré en , il s’inscrit dans le Programme de développement intégré de la vallée de Samandéni (PDIS). Son plan d’eau est inscrit depuis le sur la liste des zones humides d’importance internationale de la Convention de Ramsar.
Géographie
modifierL’ouvrage se situe sur le fleuve Mouhoun dans la savane ouest-soudanienne du sud du Burkina Faso, au sein d'une zone bénéficiant d'un climat plus humide que le reste du pays. La retenue d’eau couvre une superficie de 150 kilomètres carrés à son niveau normal et s’étend sur une longueur d'environ 50 kilomètres. La végétation environnante se compose de savanes boisées, de forêts ouvertes et de forêts-galeries denses où certaines essences atteignent 40 mètres de hauteur. Le site abrite des espèces végétales telles que le Pterocarpus erinaceus, l’Afzelia africana et le Khaya senegalensis. La faune locale comprend des mammifères comme l’hippopotame et l’éléphant d’Afrique, ainsi que divers oiseaux d’eau et reptiles. Les ressources naturelles du site subissent la pression de l'augmentation démographique en aval, de la dispersion des populations de grands mammifères et des variations climatiques[1].
Histoire
modifierL’identification du site remonte à 1976 à l'occasion de l'aménagement des vallées des Volta. Des études préliminaires sont réalisées entre 1981 et 1985, suivies d'études détaillées de 2003 à 2007[2]. Les travaux de construction débutent en 2010. Le projet connaît plusieurs ralentissements liés au financement, aux mouvements sociaux concernant l'indemnisation des populations locales, à la pandémie de Covid-19 et au contexte sécuritaire.
La mise en eau officielle du barrage a lieu le . L’ouvrage est officiellement inauguré le . La réception définitive des travaux est prononcée le [3]. Et, le volet énergétique progresse avec la réception provisoire de la centrale hydroélectrique et de la ligne de raccordement le . Cet acte technique permet le transfert de l’ouvrage à la Société nationale d'électricité du Burkina Faso (SONABEL) pour son exploitation[4].
Caractéristiques
modifierLe barrage est une digue en terre d'une longueur de 2 900 mètres et d'une hauteur maximale de 24 mètres. Sa capacité de stockage s'élève à 1,05 milliard de mètres cubes d'eau. Le coût de construction de l'infrastructure est estimé à environ 62 milliards de francs CFA, financé par l'État burkinabè et plusieurs partenaires techniques et financiers internationaux.
La centrale hydroélectrique associée possède une capacité de production annuelle de 18 gigawattheures (GWh), soit 18 millions de kilowattheures (kWh). L’aménagement prévoit à terme l'irrigation de 21 000 hectares de terres pour la production de riz, de céréales et de cultures maraîchères[5]. L'activité halieutique est déjà effective sur le plan d'eau, incluant la pêche commerciale et la pisciculture en cages flottantes. Le programme global vise également le développement d'un pôle industriel et touristique dans la région du Guiriko.
Références
modifier- ↑ « Ramsar »
- ↑ (ab) « Barrage de Samendéni: le Président du Faso inaugure l'infrastructure », sur Service d'information du Gouvernement, (consulté le )
- ↑ Webmaster Obs, « Observateur Paalga - Barrage de Samandéni : La clé de la relance économique de Bobo », sur lobservateur.bf, (consulté le )
- ↑ JK Sidwaya, « Barrage de Samendeni: la centrale hydroélectrique réceptionnée », sur Quotidien Sidwaya, (consulté le )
- ↑ bouedraogo, « Burkina Faso : Barrage hydroélectrique de Samandéni, l’espoir déchu », sur Studio Yafa - Information & Dialogue au Burkina Faso, (consulté le )
