Barthélemy de Roux

évêque catholique de Cahors

Barthélemy est un ecclésiastique français, évêque de Cahors de 1250 à sa mort le .

Informations essentielles

Barthélemy de Roux
+ S BARTHOLOMEI / EPI. CATVRCEN.
(Latin. En français : Barthélemy évêque de Cahors)[1].
Fonction
Évêque de Cahors
-
Géraud de Barasc (d)
Raymond de Cornil (d)
Biographie
Décès
Activités

Biographie

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Dès qu'il apprend la mort de l'évêque de Cahors Géraud de Barasc, le pape Innocent IV nomme Barthélemy de Roux pour lui succéder, en [2].

Face au chapitre

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La Gallia Christiana affirme qu'Innocent IV déclare Barthélemy de Roux exempt de toute censure ecclésiastique, sauf celle du pape, une vingtaine de jours après sa nomination[2]. Barthélemy de Roux est nommé pour conduire la réforme de ce diocèse[3].

Le chapitre de Cahors lui confirme ensuite le droit de nommer les chanoines[2]. En 1252, il réforme les statuts des chanoines de Cahors, réduisant leur nombre à vingt-cinq et, en 1255, échange certaines églises avec le chapitre[4]. Il cède encore des églises au chapitre en 1272[5]. Ainsi, dès les années 1250, il augmente les revenus du chapitre[3], faibles jusque-là et envisage un programme de rénovation gothique de la cathédrale, rénovation qui sera menée à la fin du XIIIe siècle[6]. Barthélemy a pu engager la rénovation de l'abside de la cathédrale dans les années 1260[7],[8].

Relations avec les monastères

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En 1258, il entre en conflit avec Bertrand de Montaigu, abbé de Figeac, qui dépend de Cluny, mais que Barthélemy entend contrôler. Plus tard, en 1262, l'évêque de Cahors et sa suite se rendant à Moissac sont attaqués sur la route par un groupe mené par Armand de Montaigu, frère de Bertrand, devenu abbé de Moissac. Le comte de Toulouse, Alphonse de Poitiers tente de calmer le conflit par des lettres d'apaisement, mais Barthélemy de Roux porte l'affaire devant le roi, Louis IX, frère d'Alphonse de Poitiers. Bertrand de Montaigu obtient du pape Urbain IV l'excommunication de Barthélemy de Roux, mais cette excommunication est levée très rapidement[9]. Finalement, le conflit se termine par un compromis entre Barthélemy de Roux et Bertrand de Montaigu, qui échangent des églises[5],[9].

D'après la Gallia Christiana, Barthélemy de Roux fonde en 1272 un monastère de cisterciennes à Lazières, près de Saint-Germain[5].

Relations avec les Cahorsins

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En , au Puy-en-Velay, Barthélemy de Roux fait hommage au roi de France Louis IX pour le comté et la ville de Cahors[4]. Il participe, avec les consuls de Cahors, au financement d'un nouveau pont sur le Lot, appelé pont Neuf, en échange de la perception d'un droit de passage des étrangers. Pour réunir les sommes nécessaires, le pape l'autorise en 1261 à prélever certains montants sur les vols, l'usure et les legs pieux[4]. Selon Eugène Sol, Barthélemy de Roux conçoit le projet du futur pont Valentré de Cahors, construit au XIVe siècle[5]. Pour Maurice Scelles, c'est une erreur, qui repose sur une mauvaise lecture d'une bulle du pape Alexandre IV qui concerne en réalité le pont Neuf[10].

En , il promet aux consuls cahorsins de réglementer l'aloi de la monnaie qu'il fait frapper. En 1265, il promet de supprimer des monnaies qu'il avait fait frapper en 1252 et d'en émettre d'autres de la même forme et du même poids que celles de son prédécesseur, l'évêque Géraud de Barasc[4]. Il réduit le poids d'argent fin de chaque pièce à 0,17 g, soit environ la moitié d'un denier tournois, 0,337 g d'argent fin par pièce. Il rétablit ainsi le rapport classique de deux deniers cahorsins pour un denier tournois, répondant aux demandes des marchands cahorsins[11]. Il s'engage à ne plus modifier la monnaie de Cahors ensuite[5].

Barthélemy de Roux meurt le [5],[12]. Après sa mort, le siège de Cahors reste vacant pendant sept ans. Le neveu de Barthélemy de Roux, appelé comme lui Barthélemy, est archidiacre de Figeac[13].

Notes et références

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  1. « sceau_type : Barthélémy de Roux - sceau - 1252/1271 », sur Sigilla (consulté le ).
  2. 1 2 3 Sol 1932, col. 989.
  3. 1 2 Scellès et Séraphin 2002, p. 250.
  4. 1 2 3 4 Sol 1932, col. 990.
  5. 1 2 3 4 5 6 Sol 1932, col. 991.
  6. Scellès et Séraphin 2002, p. 259.
  7. Mireille Bénéjean-Lère, « La cathédrale Saint-Étienne de Cahors », dans Congrès archéologique de France. 147e session. Quercy. 1989, Paris, Société française d'archéologie, , 544 p. (lire en ligne), p. 9-69.
  8. Scellès et Séraphin 2002, p. 266.
  9. 1 2 Michel de Mondenard, « Aspects méconnus de l'histoire des seigneurs de Montaigu. Conflits et négociations au XIIIe siècle », Bulletin de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne, vol. 121, , p. 163-179 (lire en ligne).
  10. Maurice Scelles, « Cahors. Le pont Valentré », dans Congrès archéologique de France. 147e session. Quercy. 1989, Paris, Société française d'archéologie, , 544 p. (lire en ligne), p. 99-108.
  11. Jérôme Belmon, « La monnaie de Rodez (Ière partie) : la mort d'un monnayage seigneurial (vers 1270-1340) », Revue numismatique, vol. 6, no 159, , p. 355–418 (DOI 10.3406/numi.2003.2519, lire en ligne, consulté le ).
  12. Scellès et Séraphin 2002, p. 268.
  13. Max Aussel, « Enquête sur les clercs du Gourdonnais », Bulletin de la Société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, vol. 113, , p. 185-200 (lire en ligne).

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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