Bartolomeo Maranta
Bartolomeo Maranta (né vers 1500 à Venosa (Potenza) et mort le à Molfetta) est un médecin et un botaniste italien du XVIe siècle.
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Maranta |
Biographie
modifierBartolomeo Maranta est né à Venosa en 1500 ou 1514, fils de l'avocat et professeur d'université Roberto Maranta, originaire de Venosa, et de Beatrice Monna, une noble de Molfetta. Il étudie la minéralogie et la botanique avec Luca Ghini (1490-1566) à Pise. Il travaille pour le Jardin botanique de Naples de 1554 à 1556.
Il est médecin du duc de Mantoue puis du cardinal Branda Castiglioni de Trinità. Il développe, à partir de 1568, un jardin botanique à Rome. Maranta était ami du naturaliste Ulisse Aldrovandi et vingt-deux lettres de leur correspondance ont été conservées. Il était également à la fois ami et rival de Pierandrea Mattioli. À la mort de Ghini, les deux hommes se disputèrent l'héritage de ses papiers et de son herbier. Maranta mourut à Molfetta le .
Il est l’auteur de De Aguae (1559), Methodis Cognoscendorum Medicamentorum Simplicium (trois volumes, 1559) des ouvrages sur l’histoire naturelle avec Ferrante Imperato (vers 1550-vers 1631). Maranta et d'autres naturalistes du xvie siècle se distinguaient de leurs prédécesseurs classiques en accordant une influence directe aux preuves empiriques dans leurs travaux[1].
Un de ses ouvrages les plus célèbres, édité post-mortem en 1572, a pour thème la mithridatisation : "Della theriaca et del mithridato"[2]. Selon Maranta, la thériaque avait été testée sur des condamnés à mort et son efficacité était prouvée depuis l'Antiquité. Elle était également considérée comme un remède universel. Selon lui, si la thériaque ne donnait pas de résultats, c'était parce que les médecins et les pharmaciens de son époque ignoraient comment la préparer. Maranta mena des expériences au musée d'histoire naturelle de Ferrante Imperato pour déterminer les proportions de vin nécessaires à la dissolution des ingrédients de la thériaque, affirmant qu'elle « préservait la santé » et « guérissait les malades ». Cependant, la thériaque était un médicament controversé ; dans les années 1570, deux médecins furent exclus du Collège des médecins de Brescia pour en avoir prescrit en excès, et Maranta dut se défendre contre les critiques pour avoir substitué un ingrédient à la formule.
Œuvres
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- De aquæ Neapoli in Luculliano scaturientis, quam ferream vocant, metallica natura ac viribus, Naples, 1559, in-4°.
- Methodi cognoscendorum medicamentorum simplicium libri tres, Venise, 1559, in-4°, réimprimé dans la même ville en 1571, sous le titre de Novum herbarium. C'est un des meilleurs livres élémentaires qu'on eût alors sur la botanique. L'auteur y décrit un assez grand nombre de plantes inconnues à ses prédécesseurs, et qu'il avait découvertes dans ses voyages sur les montagnes du royaume de Naples : il avait, par exemple, trouvé sur le Mont Gargan trois espèces d'asphodèles, tandis que Dioscoride n'en avait décrit qu'une ; il observa les fleurs du dictame de Crète, desquelles cet ancien naturaliste avait nié l'existence, et il fait voir que cet écrivain est souvent moins complet ou moins exact que Théophraste, son devancier. Maranta crut aussi reconnaître qu'une même espèce de plante offre parfois dans les feuilles une grande variété, qu'il attribue à la diversité du sol.
- Lucullianæ quæstiones, Bâle, 1564, in-fol.
- Della theriaca et del mithridato, ibid., 1571, in-4°, traduit en latin par Joachim Camerarius, Francfort, 1576, in-8°.
Notes et références
modifier- ↑ Paula Findlen, Possessing Nature : Museums, Collecting, and Scientific Culture in Early Modern Italy, Berkeley, University of California Press, , p. 175.
- ↑ Della theriaca et del mithridato, 1572
Liens externes
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