Basile Guy Marie Victor Baltus de Pouilly
Basile Guy Marie Victor Baltus de Pouilly, né le à Metz, mort le à Brie-Comte-Robert, est un général français de l’Empire[1]. Il est promu lieutenant général honoraire sous la Restauration.
| Basile Guy Marie Victor Baltus de Pouilly | ||
| Naissance | Metz (Moselle) |
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| Décès | (à 79 ans) Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne) |
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| Origine | ||
| Arme | Artillerie | |
| Grade | Lieutenant général | |
| Années de service | 1780 – 1826 | |
| Commandement | Commandant de l’Artillerie du 3e corps de cavalerie de la Grande Armée | |
| Conflits | Guerres de la Révolution française Guerres napoléoniennes |
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| Distinctions | Baron de l’Empire Commandant de la Légion d’honneur Chevalier de Saint-Louis |
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| Hommages | Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 2e colonne. | |
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Biographie
modifierIl entre en service le , comme élève à l'école d'artillerie de Metz, il est promu lieutenant en second au régiment de la Fère le , lieutenant en premier le , second capitaine le , aide de camp du général d’Hangest à l'armée du Nord le , puis à l'armée du Centre du général La Fayette. Le , il est transféré à la 18e compagnie d'artillerie à cheval[2].
Entre 1793 et 1795 il sert à l'armée des Alpes, puis en 1796 à l'armée du Rhin. En 1799, il est nommé chef de bataillon à l'Etat-major de l’artillerie et sert, en 1800, à l'armée de Réserve, puis à l'armée d'Italie.
Pour raison de santé, il donne sa démission en [2].
Le , il est réintégré comme chef d'escadron dans le 5e régiment d'artillerie à cheval et sert à l'armée des côtes de l'Océan en 1804 et 1805. Il sert en Autriche, Prusse et Pologne de 1805 à 1807, et combat à Austerlitz[2].
Officier de la Légion d'Honneur, le , il est nommé colonel le , et commande le 1er régiment d'artillerie à cheval, puis passe chef d'Etat-major de l'artillerie.
Il sert à Friedland et il est fait commandant de la Légion d'Honneur en . Nommé chevalier des Ordres de Saint-Henri de Saxe et de l'Epée de Suède, il sert à l'armée d'Allemagne en 1808, et il est fait baron de l'Empire le .
Devenu chef d'état-major de l'artillerie sous le commandement Mossel au 9e corps de Bernadotte, il commande ensuite l'artillerie des 17e et 31e divisions militaires[2].
Chef d'Etat-major de l'artillerie du corps d'observation de Hollande en 1810, il est promu général de brigade à l’État-major général du corps le , il commande l’artillerie du corps d’observation de l'Elbe à Hambourg, en remplacement de Pernety malade. Il sert en Russie, puis il devient commandant de l'artillerie du 3e corps de cavalerie en puis de celle du corps de Vandamme et échappe au désastre de Kulm, le , mais il est fait prisonnier à Dresde le [2].
Après la première abdication de Napoléon Ier, sous la première Restauration, il est fait chevalier de Saint-Louis en , et commande l'école d'artillerie de Metz en [2].
Durant les Cent-Jours, il reprend du service en tant que commandant de l'artillerie du 4e corps de Gérard à l'armée du Nord, avec lequel il combat à Ligny, puis à Wavre, les 16 et [2].
Le , il est admis à la retraite, par ordonnance du .
En 1819, le ministre de la Guerre le recommande au duc Decazes pour un emploi de préfet ou une des fonctions supérieures de l'administration des haras. Remis provisoirement en activité comme disponible dans l'arme de l'artillerie le , il est nommé lieutenant du roi à Brest le . Finalement, il est définitivement mis à la retraite le , avec le grade de lieutenant général honoraire, le .
Il meurt le , à Brie-Comte-Robert.
Distinctions
modifier- Légion d’honneur
- Chevalier de la Légion d'honneur le .
- Officier de la Légion d'honneur le .
- Commandeur de la Légion d'honneur le .
- Chevalier de l’Ordre de Saint-Louis en .
- Commandeur de l’Ordre de Saint-Henri de Saxe.
- Chevalier de l’Ordre de l'Epée de Suède.
Il est créé baron de l'Empire le .

- Il fait partie des 660 personnalités à avoir son nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile. Il apparaît sur la 2e colonne, pilier Nord (l’Arc indique « BALTUS »).
Commandements
modifier- commandant de l’Artillerie de l’armée d’Allemagne du au .
- commandant de l’Artillerie du corps d’observation de l’Elbe du au .
- commandant en second de l’Artillerie du corps d’observation de l’Elbe du à et du 1er corps de la Grande Armée à partir d’.
- commandant de l’Artillerie du 3e corps de cavalerie de la Grande Armée de au .
- commandant de l’Artillerie de Hambourg du au .
- commandant de l’Artillerie du 1er corps de la Grande Armée du au .
- commandant de l’École d'application de l'artillerie et du génie de Metz de au .
- commandant de l’Artillerie du 4e corps d’observation de l’armée du Nord du au .
| Figure | Blasonnement |
| Armes du baron Baltus et de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 28 janvier 1809 (Paris))
Écartelé : au 1, d’azur, à deux têtes d’or affrontées et tortillées d’argent ; au 2, du quartier des Barons militaires de l’Empire ; au 3, de gueules, à une dent d’argent ; au 4, d’azur, à un baudrier (balteus) d’or, en barre.[3],[4],[5],[6] |
Notes et références
modifier- ↑ Liste des généraux mosellans du consulat et de l'empire sur patrimoines.lorraine.eu
- 1 2 3 4 5 6 7 Compagnies d'artillerie à cheval, 1792-1794
- ↑ Source: Armorial du Premier Empire, Vicomte Albert Révérend, Comte E. Villeroy
- ↑ Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments
- ↑ La noblesse d’Empire sur http://thierry.pouliquen.free.fr
- ↑ Tout sur l’héraldique : dessin de blasons et d’armoiries sur toutsurlheraldique.blogspot.com
- ↑ PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).
Source partielle
modifier- Arthur Chuquet, La jeunesse de Napoléon : Tome 1. Brienne, Armand Colin et Cie, 1897-1899. (ISBN 978-0-543-93996-8, lire en ligne) ;
- Archives nationales (CARAN) – Service Historique de l’Armée de Terre – Fort de Vincennes – Dossier S.H.A.T. Côte : 7 Yd 1 086.
Liens externes
modifier- Archives conservées par : Service historique de la Défense (GR 7 YD 1086, FRSHD_PUB_00000355.pdf)
- Ressource relative à la vie publique :