Basilique Sainte-Marie de Collemaggio

église catholique de L'Aquila, Italie

La basilique Sainte-Marie de Collemaggio est un édifice religieux catholique qui se trouve à L'Aquila, dans la province des Abruzzes en Italie. Elle fut construite en 1287, et acquit de l'importance – et son rang de basilique mineure – lorsque Pierre de Morrone est devenu le pape Célestin V, où il célébra un double couronnement pontifical en 1294.

Basilique Sainte-Marie de Collemaggio
Image illustrative de l’article Basilique Sainte-Marie de Collemaggio
Façade de la basilique Sainte-Marie de Collemaggio, à L'Aquila.
Présentation
Nom local Basilica di Santa Maria di Collemaggio
Culte catholique
Type basilique mineure
Rattachement archidiocèse de L'Aquila
Début de la construction 1287
Autres campagnes de travaux XIVe siècle, XVe siècle, 2009-2017
Style dominant roman, gothique, baroque
Protection monument national (1902)[1]
Site web site de la basilique
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau des Abruzzes Abruzzes
Ville L'Aquila
Coordonnées 42° 20′ 34″ nord, 13° 24′ 17″ est

Carte

De même, elle est le lieu d'un Jubilé annuel — le premier de l'histoire — institué par la bulle papale du Pardon célestinien (1294) ; connu aujourd'hui sous le nom de Perdonanza Celestiniana et reconnu par l'UNESCO comme faisant partie du patrimoine culturel immatériel de l'humanité[2], il se distingue par la présence d'une Porte sainte sur sa façade latérale. Cette l'indulgence plénière est organisée entre les vêpres du 28 août et celles du 29[3].

À la suite du séisme de 2009, elle a fait l'objet de travaux de renforcement structurel et de restauration ; ces projets ont été achevés en 2017 et ont reçu le prix du patrimoine culturel de l'Union européenne en 2020[4].

Histoire

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C'est dans l'église Santa Maria dell'Assunzione que Pietro de Morrone, abbé bénédictin ermite, trouva refuge dans les années 1270, alors qu'il se rendait en France pour assister au second concile de Lyon ; selon la tradition, l'ermite vit en rêve la Vierge Marie, qui lui demanda d'édifier une église en son honneur[5].

Le projet se concrétisa quelques années plus tard, en 1287, lorsque les célestins de l'abbaye du Saint-Esprit de Sulmona acquirent le terrain et entreprirent la construction de l'édifice dès l'année suivante. Ils consacrèrent l'église, alors encore inachevée, en 1289.

Élu pape et adoptant le nom de Célestin V, Pietro de Morrone s'y fait couronner en aout 1294 selon la volonté de Charles II d'Anjou, cérémonie qui dut être réitérée selon les formes traditionnelles quelques jours plus tard, constituant ainsi l'unique cas de double couronnement papal.

La basilique avec son parterre de verdure.

L'église continua d'être embellie au cours du Moyen Âge, portée par la canonisation du pape en 1313, et la translation de ses reliques en 1327.

Des travaux s'avérèrent nécessaire après les ravages causés par le séisme de 1315, qui entraîna l'effondrement de l'abside. Un second séisme frappa la ville quelques années plus tard, en 1349, causant également de nouveaux dégâts à la basilique, notamment dans l'espace du chœur.

Une restauration de la basilique et du monastère a probablement eu lieu à la suite d'un autre tremblement de terre en 1461[6].

Détail des tabernacles et des statues du portail principal. Photo de Paolo Monti (1969).

Monument religieux le plus important de la ville, la basilique fut gravement endommagée lors du séisme de 2009. Les dégâts les plus graves subis par la basilique concernèrent l'effondrement de la toiture et de la coupole au-dessus du transept et d'une partie du chœur. Les travaux de restauration de l'édifice se sont achevés en 2017, avec la réouverture de l'église au public[7].

Architecture

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Considérée comme expression notable de l'architecture des Abruzzes, ainsi que l'un des sommets de l'architecture médiévale italienne de style romano-gothique, la basilique possède une façade rectangulaire ornée de figures géométriques polychromes sur lesquelles se distingue la rosace, paradigme du gothique fleuri.

L'église est encadrée par de lourds pilastres d'angle et divisée verticalement par deux cordons qui délimitent la nef centrale ; horizontalement, on distingue un soubassement, un premier cordon qui s'incurve au niveau du portail principal, une corniche en encorbellement bien définie et, enfin, un couronnement horizontal plat[1]. La Porte sainte latérale est ornée d'une lunette avec une fresque représentant une Madone entourée de saint Jean Baptiste et saint Célestin V.

Le mausolée de Célestin V.

On franchit tout d'abord le portail à voussures, flanqué de niches, puis on pénètre dans l'édifice constitué de trois nefs séparées entre elles par des piliers octogonaux et une série d'arcs brisés. Le chœur profond, de style gothique, se compose de deux travées. La nef de droite est curieusement plus large que celle de gauche. Sur les murs latéraux, on peut distinguer une Madone entourée de saints, vestige d'une fresque attribuée à Francesco da Montereale.

Le long de la nef gauche se trouve le célèbre cycle pictural représentant les Histoires de la vie du pape Célestin V, œuvre de Carl Borromäus Andreas Ruthart, élève de Rubens ; au milieu de la nef se trouvait également un orgue à tuyaux de grande valeur, détruit lors du tremblement de terre de 2009. En profondeur, à droite de la nef, se trouve le mausolée de saint Célestin V, monument d'inspiration nettement lombarde (1517). De l'autre côté du sanctuaire (à gauche) se trouve la châsse de saint Jean Bassand, un des prieurs généraux de l'ordre des Célestins.

Après une restauration d'ensemble, la basilique a recouvré un style proche de l'originel, à l'exception du transept avec ses autels de style baroque.

Galerie

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Notes et références

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(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Basilica di Santa Maria di Collemaggio » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 [(it) Basilica di Santa Maria di Collemaggio , Musei Vaticani.
  2. (en) Celestinian forgiveness celebration, UNESCO.
  3. (it) La Perdonanza Celestiniana, Santa Maria di Collemaggio.
  4. (en) Basilica of Santa Maria di Collemaggio, Europa Nostra.
  5. (it) Basilica di Collemaggio - L'Aquila, Regione Abruzzo.
  6. (it) Orlando Antonini, Architettura religiosa aquilana, I, Todi (PG), Tau Editrice, 2010, p. 191
  7. (en) European Heritage Award al restauro della Basilica di Santa Maria di Collemaggio, luogo della Perdonanza Celestiniana, UNESCO.

Voir aussi

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Articles liés

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Liens externes

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