Bataille de Bou Yahia (1918)
La bataille de Bou Yahia est un affrontement entre la colonne du général De Lamothe et les troupes du résistant Sidi Mah Ahansal au sud d'Azilal durant la campagne du Maroc.
| Date | 30 - 31 juillet 1918 |
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| Lieu | Bou Yahia, région d'Azilal, Maroc |
| Issue |
Victoire marocaine :
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Contexte
modifierLe Maroc est depuis 6 ans officiellement un protectorat français, officieusement, le territoire est en grande partie insoumis, et entre en résistance contre la poussé française, notamment dans le Moyen-Atlas, où depuis 1916 un murabit de la zaouïa Hansaliyah, Sidi M'ha (ou Moha) Ahansal résiste et repousse les incursions françaises avec les tribus qui lui sont fidèles, comme durant la bataille de Zemiz, où le résistant Sidi Mha combattit avec les Ait Atta N'Oumalou, les Ait Messad, Ait Attab, les Ait Bouzid, les Hentifa pro-Ahansal, Ait Mazigh, et les Ait Iss'ha contre les troupes françaises et leur collaborateurs marocains tel que Madani al-Glaoui[4] ainsi que le Pacha Thami El Glaoui, qui sera à l'initiative de cette harka[5].
Déroulement
modifierVers le 29-28 juillet 1918, la colonne du Général Lamothe appuyée par une harka (corps expéditionnaire) de 5 000 hommes dirigés par Madani El Glaoui, fervent collaborateur du Protectorat marchèrent vers Bou Yahia, dans le territoire des Ait Mhammed et étant le point de rassemblement des troupes de Sidi M'ha Ahansal[6].
Le 30 juillet, les troupes arrivés, les deux armées entrent en collision avec charges de cavalerie et des fusillades des deux camps. C'est lors d'une d'entre elle, que le pacha de Demnat, le jeune Abdelmalek, fils de Madani El Glaoui fût transpercé par les balles des résistants, lui touchant l'estomac et mourant peu après. Cette perte majeur aux yeux de Madani força le replis, son fils préféré ayant trépasser. Ce repli signant la victoire des troupes du murabit[6].
Conséquences
modifierAprès cette perte terrible, Madani s'enferme dans sa kasbah à Marrakech, où il y meurt de chagrin et seul le 14 août 1918. Cette mort inattendu de son fils est pour Madani un effondrement total, qui causera sa mort et sa succession par son frère Thami[7],[6].
En 1922, le "châtelain de Telouet" essaiera de venger son neveu en partant châtier les Ait Bou Guemmez, partisants d'Ahansal avec plus de 10 000 hommes dans sa Harka, mais sera obligé de faire une retraite, Ahansal étant à peu près à 600 hommes[6].
Notes et références
modifier- ↑ (ar) Aissa Larbi, مقاومة سكان إقليم أزيلال للاحتلال الفرنسي في مرحلة غزو المغرب ما بين سنتي 1912 و 1933 م -, (lire en ligne), p. 256
- ↑ (ar) Aissa Larbi, مقاومة سكان إقليم أزيلال للاحتلال الفرنسي في مرحلة غزو المغرب ما بين سنتي 1912 و 1933 م -, (lire en ligne), p. 279
- ↑ (ar) Aissa Larbi, مقاومة سكان إقليم أزيلال للاحتلال الفرنسي في مرحلة غزو المغرب ما بين سنتي 1912 و 1933 م -, (lire en ligne), p. 281
- ↑ PDG : Mohammed HAITAMI, « محا أحنصال: المحارب الذي أتعبه السلاح », sur الصحراء المغربية (consulté le )
- ↑ M. Peyron, « Harka », sur journals.openedition.org, Encyclopédie berbère, Peeters Publishers, (ISBN 2-7449-0127-X, ISSN 2262-7197, DOI 10.4000/encyclopedieberbere.1657, consulté le ) : « Plus près de nous, un autre pacha de Marrakech, Thami El Glaoui, se sentant, lui aussi, investi d’une autorité toute makhzénienne, effectuera plusieurs harka-s vers Azilal (1916) et Bou Yahia (1918) »
- 1 2 3 4 Jean Saulay, Histoire des goums marocains (1) : 1908-1956, FeniXX, (ISBN 978-2-402-38076-8, lire en ligne), p. 122
- ↑ Abderrahmane El Mezouari El Glaoui, Le grand vizir Madani El Mezouari El Glaoui : une vie au service du Makhzen, (lire en ligne), p. 159