Bataille de Gerger (1123)

bataille des croisés en Terre Sainte

La bataille de Gerger fut un affrontement militaire opposant l'armée croisée des États latins d'Orient aux Turcs artukides, qui se déroula le près de la forteresse de Gerger. La bataille se solda par une victoire pour les Turcs, qui parvinrent à capturer le roi Baudouin II de Jérusalem.

Bataille de Gerger de 1123
Informations générales
Date
Lieu Gerger (Drapeau de la Turquie Turquie)
Issue Victoire des Artukides
Belligérants
Royaume de Jérusalem Artukides
Commandants
Baudouin II de Jérusalem  (PDG) Balak ibn Bahram ibn Ortok
Forces en présence
inconnues inconnues
Pertes
lourdes inconnues
Coordonnées 38° 01′ 47″ nord, 39° 01′ 59″ est
Géolocalisation sur la carte : Turquie
(Voir situation sur carte : Turquie)
Bataille de Gerger de 1123
Géolocalisation sur la carte : États latins d'Orient
(Voir situation sur carte : États latins d'Orient)
Bataille de Gerger de 1123

Contexte

modifier

La capture de Josselin Ier d'Édesse, comte d'Édesse, par les Turcs menés par Balak ibn Bahram ibn Ortok lors de la bataille de Saruj porta un coup dur aux États croisés, bien qu'elle n'ait pas affecté leurs effectifs militaires. Cette situation contraignit le roi Baudouin II de Jérusalem à prendre en main l'administration du comté d'Édesse.

Entre-temps, le chef artukide Il Ghazi ibn Ortoq mourut et ses domaines furent recueillis par ses fils et ses neveux. Balak hérita du nord et s'empara de Harran, au sud. Baudouin II décida de tirer parti de la mort d'Il Ghazi. Il se rendit d'abord à Édesse et y installa Geoffroy le Moine comme gouverneur par intérim puis décida d'affronter Balak afin de libérer Josselin Ier[1],[2].

Bataille

modifier

Au printemps 1123, Balak assiégeait la forteresse de Gerger, qui appartenait à Édesse. Baudouin II rassembla son armée pour marcher contre lui. Apprenant cette approche, Balak leva temporairement le siège pour aller à la rencontre des croisés, alors que ses troupes pillaient déjà les environs. Baudouin II établit son campement à Nahr Al-Azrak, sur l'Euphrate, non loin de Gerger, mais ignorait que les forces de Balak se trouvaient à proximité.

Le , les Turcs attirèrent les croisés dans une embuscade et lancèrent le gros de leurs forces contre eux. La majeure partie des croisés fut massacrée et Baudouin II fut fait prisonnier par les Turcs. Gerger tomba peu après[3],[4],[5].

Conséquences

modifier

Une fois de plus, Baudouin II et Josselin Ier se retrouvèrent prisonniers, comme ils l'avaient été en 1104. La capture de Baudouin II représentait un coup dur pour les États latins d'Orient, les privant d'un chef compétent. Bien qu'il eût remporté une victoire éclatante, Balak l'exploita pour étendre ses domaines autour d'Alep plutôt que pour anéantir les États croisés[6]. Baudouin II rejoignit Josselin Ier en captivité à Harpout.

En , un groupe d'Arméniens s'introduisit clandestinement à Harpoutet parvint à libérer les prisonniers et Josselin Ier réussit à s'échapper[7],[5], tandis que Baudouin II fut assiégé par les Turcs et demeura prisonnier jusqu'à ce qu'il soit libéré contre une rançon en [8].

Bibliographie

modifier
  • (en) Kenneth Meyer Setton, A History of the Crusades, vol. 1, .
  • (en) Steven Runciman, A History of the Crusades, vol. II: The Kingdom of Jerusalem and the Frankish East, 1100-1187, Cambridge University Press, .
  • (en) Spencer C. Tucker, Middle East Conflicts from Ancient Egypt to the 21st Century, An Encyclopedia and Document Collection, .

Références

modifier