Bataille de Ksar Ghilane

bataille en Tunisie

La bataille de Ksar Ghilane, généralement désignée dans les sources militaires de l'époque sous le nom de combat de Ksar Rhilane, est un engagement de la campagne de Tunisie qui se déroule le dans le Sud tunisien. Elle oppose la Force L des Forces françaises libres, commandée par le général Philippe Leclerc de Hauteclocque, à une force mobile germano-italienne dans la région de Ksar Ghilane, à l'ouest des monts de Matmata.

Bataille de Ksar Ghilane
Description de cette image, également commentée ci-après
Colonne en hommage au général Leclerc et à sa Force L pour leur résistance victorieuse.
Informations générales
Date
Lieu Ksar Ghilane, Tunisie
Issue Victoire défensive de la France libre et alliées
Belligérants
Drapeau de la France France libre
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de la Grèce Grèce
Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Drapeau du Royaume d'Italie Royaume d'Italie
Commandants
Drapeau de la France libre Philippe Leclerc de Hauteclocque
Forces en présence
Force L
Détachement du Bataillon sacré grec
Appui de la Western Desert Air Force
Éléments de reconnaissance des 15e et 21e Panzer-Division
Éléments mobiles italiens
Appui de la Luftwaffe
Pertes
Indéterminées Indéterminées

Campagne de Tunisie

Coordonnées 32° 59′ 00″ nord, 9° 38′ 15″ est
Géolocalisation sur la carte : Tunisie
(Voir situation sur carte : Tunisie)
Bataille de Ksar Ghilane

Averti la veille de l'imminence d'une attaque ennemie, Leclerc choisit de maintenir la Force L à Ksar Rhilane malgré les fortes réserves du commandement britannique quant à sa capacité à résister à une attaque mécanisée. Les récits divergent sur la proposition exacte qui lui est alors faite, mais concordent sur la décision de Leclerc de tenir la position et de combattre sur place. Cette décision, prise par une formation issue des campagnes sahariennes et encore faiblement équipée face aux unités mécanisées allemandes, constitue l'un des épisodes les plus marquants de la campagne tunisienne des Forces françaises libres.

Le rapport officiel du maréchal britannique Harold Alexander identifie les assaillants comme des unités de reconnaissance des 15e et 21e Panzer-Division, accompagnées d'éléments mobiles italiens et soutenues par des bombardiers en piqué. La Force L, qui comprend également un petit détachement grec, bénéficie pendant le combat d'un soutien de la Western Desert Air Force[1].

Au cours de la journée, les forces de l'Axe tentent à plusieurs reprises de reconnaître puis de déborder le dispositif français. Les hommes de Leclerc, retranchés dans des positions préparées et camouflées, conservent néanmoins leur terrain tandis que l'aviation alliée frappe les colonnes ennemies. Malgré les bombardements, les tirs d'artillerie et les attaques mécanisées, la Force L ne cède pas sa position. À la tombée de la nuit, les forces de l'Axe reconnaissent la défaite et commencent finalement à se retirer sans être parvenues à chasser les Français de Ksar Rhilane[2].

La résistance de la Force L est suffisamment remarquée pour qu'Alexander compare dans son rapport officiel la conduite des hommes de Leclerc à celle des Français libres du général Marie-Pierre Kœnig à Bir Hakeim[1]. Le combat constitue ainsi un moment important dans le parcours de Leclerc : après les opérations très mobiles du Tchad et du Fezzan, ses troupes démontrent leur capacité à tenir une position préparée face à une attaque allemande mécanisée, en coordination avec les moyens aériens britanniques.

La bataille intervient dix jours avant le déclenchement de l'offensive de la VIIIe armée britannique contre la ligne Mareth. Le maintien de Ksar Rhilane est crucial et permet aux Alliés de conserver un secteur appelé à jouer un rôle dans les opérations de contournement par l'ouest des monts de Matmata.

Contexte

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Situation militaire dans le Sud tunisien

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Au début de mars 1943, les forces germano-italiennes d'Afrique du Nord ont été refoulées de Libye vers la Tunisie par la VIIIe armée britannique. Dans le Sud tunisien, leur principal système défensif est organisé autour de la ligne Mareth, fortification construite par la France avant la guerre entre la côte méditerranéenne et les monts de Matmata. Les reconnaissances alliées établissent cependant qu'une importante force mobile peut contourner l'extrémité occidentale du dispositif en passant par le désert à l'ouest des Matmata. Alexander indique que cette possibilité a notamment été reconnue par le Long Range Desert Group[1]. Le , les forces de l'Axe lancent une importante offensive contre la VIIIe armée autour de Médenine. L'attaque échoue avec de lourdes pertes en chars. Alexander considère cette bataille comme le dernier engagement de Erwin Rommel en Afrique avant son départ du théâtre tunisien[1]. Quatre jours plus tard, l'Axe entreprend une nouvelle action offensive, de beaucoup plus faible ampleur, contre les positions de Leclerc à Ksar Rhilane. Alexander estime que son objectif principal est probablement d'obtenir un succès offensif, même limité, après l'échec de Médenine[1].

La Force L

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Après la conquête du Fezzan, les troupes de Leclerc rejoignent les forces britanniques en Tripolitaine à la fin de janvier 1943. Rééquipées et renforcées, elles prennent le nom de Force L. L'historien Douglas Porch estime la formation à environ 4 000 hommes à ce stade de la campagne. Il indique également que les Britanniques lui fournissent notamment des moyens antichars, du matériel logistique, des sapeurs spécialisés dans le déminage et un officier de liaison aérienne[3]. Un détachement du Bataillon sacré grec est rattaché à la Force L. Le général Jean-Julien Fonde indique que cette unité grecque, initialement préparée pour servir avec le Long Range Desert Group, est affectée à la Force L au début de février et présentée à Leclerc à Nalut le 16 février[4].

Occupation de Ksar Rhilane

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Les récits français situent l'arrivée des premiers éléments de la Force L à Ksar Rhilane les 22 et 23 février[5]. Le rapport officiel d'Alexander établit qu'au 24 février la Force L a occupé Ksar Rhilane, qu'il décrit comme un poste désertique situé à environ trente miles à l'ouest des monts de Matmata[6].

La Force L organise progressivement sa défense. Les récits français décrivent un dispositif dispersé et soigneusement camouflé, les véhicules étant placés en retrait tandis que des éléments avancés surveillent les pistes situées au nord, notamment dans le secteur du Djebel Outid[5]. François Jacob, alors médecin dans la Force L, décrit lui aussi dans ses mémoires les hommes, armes et véhicules dissimulés ou enterrés, ainsi que la consigne de ne pas ouvrir prématurément le feu afin de ne pas révéler les positions françaises[7].

Importance du secteur

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Les sources britanniques donnent deux raisons complémentaires à l'importance de Ksar Rhilane. Le rapport de la Royal Air Force situe le secteur à environ 50 miles au sud-ouest de Médenine et considère que la possession des hauteurs de la région est très importante parce qu'elle permet aux Alliés d'interdire à l'ennemi l'observation vers le sud[2].

Alexander souligne pour sa part que le poste prend une importance croissante parce que les Alliés ont déjà prévu de faire passer une force de débordement par le désert à l'ouest des Matmata[1]. Douglas Porch décrit Ksar Rhilane comme un carrefour contrôlant le passage de Ksar el-Hallouf et que Montgomery envisage d'utiliser comme base logistique dans la préparation de l'attaque contre la ligne Mareth[3].

Le plan allié est antérieur au combat du 10 mars. Alexander indique que Montgomery lui en transmet une première copie le 27 février, alors que le plan a été fixé le 26 février. La force de débordement doit être principalement constituée de la 2e division néo-zélandaise, renforcée par la 8th Armoured Brigade et la Force L. L'ensemble est placé sous les ordres du général Bernard Freyberg. Son objectif est de déboucher à travers le désert et de couper la route Gabès-Matmata[1]. La bataille de Ksar Ghilane ne peut donc pas être présentée comme étant à l'origine du projet de contournement de la ligne Mareth.

Forces en présence

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Alliés

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La défense terrestre de Ksar Rhilane repose principalement sur la Force L de Leclerc.

Elle est constituée des unités françaises libres venues du Tchad et du Fezzan, complétées par les renforts et matériels reçus depuis leur jonction avec les Britanniques. Un détachement du Bataillon sacré grec lui est rattaché[4]. La Force L dispose également d'une liaison permettant de demander l'intervention de l'aviation alliée. Cette liaison joue un rôle essentiel le 10 mars, les Français communiquant à la Western Desert Air Force la position des véhicules ennemis[2]. Le soutien aérien britannique comprend notamment des Hurricane IID du No. 6 Squadron RAF, spécialisés dans l'attaque des blindés, des chasseurs Spitfire et des chasseurs-bombardiers Kittyhawk[2].

La source alliée de plus haut niveau disponible, le rapport d'Alexander, attribue l'attaque à :

Le rapport opérationnel de la RAF décrit de manière indépendante les assaillants comme les unités légèrement blindées de deux groupes de reconnaissance ennemis[2]. Il est par conséquent inexact de présenter l'engagement comme une attaque menée par l'ensemble des 15e et 21e Panzer-Division.

Les récits français attribuent traditionnellement le principal groupement allemand au major Hans von Luck. La Fondation Maréchal Leclerc reprend notamment une composition dans laquelle son unité de reconnaissance aurait été renforcée de chars et de pièces antichars[5].

Cette attribution apparaît également, mais sous forme conditionnelle, dans la documentation du Musée de la Libération de Paris - musée du Général Leclerc - musée Jean-Moulin.

La fiche d'un objet allemand récupéré sur le champ de bataille indique que l'attaque « aurait été conduite » par le groupement blindé de reconnaissance de von Luck[8].

Prélude du 9 mars

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Le 9 mars, Leclerc est informé de la possibilité d'une attaque contre Ksar Rhilane. Les récits divergent sur la nature exacte des instructions britanniques. Une tradition française rapporte que Montgomery demande à Leclerc de se replier mais il refuse.

Selon les versions, la distance proposée varie : un document du ministère français de la Défense évoque 50 km[9], tandis que la tradition reproduite par la Fondation Maréchal Leclerc donne 90 km[5].

Douglas Porch rapporte une version différente : le commandement de la VIIIe armée propose à Leclerc de confier la défense de Ksar Rhilane à une unité britannique, et il refuse. Leclerc estime pouvoir tenir à condition de bénéficier d'un soutien aérien[3]. Les différentes versions concordent néanmoins sur deux points : Leclerc décide de conserver sa position et le soutien de l'aviation britannique arrive.

Déroulement

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Premiers contacts

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Douglas Porch situe le début de l'action vers 6 h 30 le 10 mars. Il décrit environ quarante véhicules à roues appartenant aux unités de reconnaissance des 15e et 21e Panzer-Division, soutenus par des Ju 87, progressant contre les avant-postes français[3].

Les éléments avancés de la Force L se replient progressivement vers la position principale. Selon les récits français, ils cherchent à ne pas conduire directement les assaillants vers le centre du dispositif défensif[5]. Le journal de marche de la Compagnie de découverte et de combat du Cameroun, devenue en février 1943 la batterie n° 31 antichars, situe vers 7 h 30 le début de l'attaque contre les positions françaises.

Il mentionne un violent tir d'artillerie et plusieurs interventions de l'aviation allemande[10]. Les différences entre les horaires rapportés peuvent s'expliquer par la distinction entre le premier contact avec les avant-postes et l'engagement de la position principale.

Première intervention aérienne alliée

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Les Français communiquent par radio la position des véhicules ennemis à la Western Desert Air Force. Le rapport de la RAF indique qu'une première formation de treize Hurricane IID du No. 6 Squadron, escortée par des Spitfire, localise un groupe d'environ vingt véhicules. L'attaque dure approximativement trente minutes. Les équipages britanniques revendiquent neuf à douze véhicules incendiés et plusieurs autres endommagés[2]. Une deuxième formation de six Hurricane IID revendique ensuite des coups directs sur un Panzer IV et une automitrailleuse[2]. Porch situe cette première grande intervention aérienne vers 8 h 15, au moment où les forces allemandes s'arrêtent pour déployer leur artillerie[3].

Combats au sol et tentatives de débordement

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Les combats se poursuivent pendant le reste de la journée. Porch indique que les forces allemandes cherchent à plusieurs reprises à tourner les flancs français, mais que leurs mouvements sont régulièrement contrariés par les interventions de la RAF[3]. Les récits français décrivent successivement des pressions contre le nord, le sud et le centre du dispositif. Ce découpage très précis provient cependant principalement de la tradition de la Force L et doit être distingué du récit plus général des sources britanniques[5]. Le journal de marche de la batterie n° 31 indique que l'unité reste sous le feu ennemi pendant plus de neuf heures. Sa première section ouvre le feu sur les véhicules allemands, tandis que ses deuxième et troisième sections, placées en seconde ligne, n'ont pas l'occasion de tirer[10].

Combat au sud de la position

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Un épisode du combat dans le secteur sud est documenté par un objet conservé au Musée de la Libération de Paris. Un agenda allemand est récupéré par le sous-lieutenant Yves de Daruvar dans l'automitrailleuse allemande immatriculée WH 813348. La documentation du musée précise que le véhicule a été détruit le 10 mars 1943 à 11 h 45, devant les lignes du Groupe nomade du Tibesti, au sud de la position française. Deux membres allemands de l'équipage sont retrouvés morts dans le blindé et enterrés à proximité avec les honneurs militaires[8].

Combats aériens et attaques de l'après-midi

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Au cours de l'après-midi, les Français signalent à l'aviation alliée une nouvelle concentration de véhicules et de pièces d'artillerie. Deux squadrons de Kittyhawk sont envoyés à l'attaque. Le rapport de la RAF revendique quinze véhicules détruits, parmi lesquels une automitrailleuse, un camion de munitions et un camion-citerne, ainsi qu'environ douze autres véhicules endommagés[2].

L'aviation allemande intervient également. Une formation de Ju 87 fortement escortée tente d'atteindre les positions alliées. Selon le rapport britannique, les Kittyhawk l'empêchent d'effectuer efficacement son bombardement et revendiquent deux Bf 109 et un Ju 87 abattus, ainsi qu'un autre Bf 109 endommagé. À la tombée du jour, une autre formation de Ju 87 fait demi-tour à la vue d'une patrouille de Spitfire[2]. Le rapport de la RAF mentionne la perte de six Kittyhawk au cours de la journée. Il ne permet cependant pas d'établir que l'ensemble de ces appareils a été perdu directement dans le seul engagement de Ksar Rhilane[2].

Retrait de l'Axe

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À la tombée de la nuit, les forces de l'Axe commencent à se retirer du secteur. Le rapport de la RAF indique explicitement que l'attaque a échoué et mentionne des véhicules détruits ainsi que dix canons abandonnés[2]. Alexander confirme que la Force L a tenu sa position et que l'attaque a été repoussée, avec ce qu'il décrit comme des pertes importantes infligées à l'ennemi.

Il compare la résistance de Leclerc à celle des Français libres du général Marie-Pierre Kœnig lors de la bataille de Bir Hakeim[1]. La Force L reste donc maîtresse de Ksar Rhilane à l'issue du combat.

Conséquences

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La bataille constitue une victoire tactique défensive pour la Force L et ses alliés : les assaillants ne prennent pas Ksar Rhilane et ne contraignent pas Leclerc à évacuer sa position. Alexander estime que l'opération allemande visait probablement à obtenir un succès offensif limité après l'échec de Médenine[1]. Le maintien de Ksar Rhilane intervient également alors que la VIIIe armée prépare l'offensive contre la ligne Mareth. Le plan de contournement par l'ouest étant antérieur au 10 mars, la victoire française ne crée pas cette manœuvre, mais permet à la Force L de rester en place dans un secteur déjà destiné à jouer un rôle dans son exécution[1].

À partir du 20 mars, la Force L participe aux opérations du New Zealand Corps de Freyberg dans le cadre de l'opération Pugilist. Le corps de débordement progresse par l'ouest des Matmata afin de menacer l'arrière du dispositif de Mareth et la route Gabès-Matmata[1].

La campagne se poursuit ensuite vers Gabès et le nord de la Tunisie.

Place dans le parcours de Leclerc

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Ksar Rhilane constitue un engagement différent des campagnes sahariennes précédemment conduites par Leclerc au Tchad et au Fezzan. La Force L doit cette fois conserver une position défensive face à des unités mécanisées allemandes, en combinant camouflage, armes antichars, artillerie, reconnaissance et soutien aérien allié.

L'historien Jean-Christophe Notin qualifie ainsi Ksar Rhilane de « première victoire statique de Leclerc », soulignant son adaptation à une forme de combat différente des grands raids sahariens[9]. Douglas Porch insiste également sur la combinaison de la discipline des défenseurs, de la manœuvre, des tirs d'artillerie préparés et du soutien aérien coordonné grâce aux communications radio[3]. Le bref message de félicitations « Well done! » envoyé à Leclerc par Montgomery après le combat est rapporté aussi bien par la tradition française que par Porch[5],[3].

Bilan matériel

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Le chiffre français traditionnel[style à revoir] de soixante véhicules ennemis perdus[réf. nécessaire] ne repose pas, dans les sources publiées utilisées ici, sur un bilan allemand indépendant. Il est donc distingué des revendications propres à la RAF et n'est pas utilisé comme total certain des pertes de l'Axe.

Mémoire

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Colonne en hommage au général Leclerc et à sa Force L pour leur résistance victorieuse.

Une stèle située dans la région commémore les combats de la Force L. Son inscription indique :

« Ici, du 23 février au 10 mars 1943, le Général Leclerc et la Force L, venus du Tchad, ont soutenu victorieusement l'assaut des forces ennemies, leur infligeant des pertes sévères. »

[11] Les dates figurant sur cette inscription commémorent la période de présence de la Force L dans le secteur ; le principal engagement décrit comme la bataille de Ksar Ghilane a lieu le 10 mars 1943.

Dans la culture

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La bataille est représentée dans le film J'écris ton nom, second volet du diptyque cinématographique La Bataille de Gaulle, réalisé par Antonin Baudry et sorti en 2026. Le film retrace la résistance héroïque de la Force L (future 2e division blindée), commandée par le général Philippe Leclerc, face à une division blindée de l'Afrikakorps.

Le Centre national du cinéma et de l'image animée indique que le film met en scène la bataille de Ksar Ghilane menée par le général Leclerc, interprété par Niels Schneider[12].

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 (en) Harold Alexander, The African Campaign from El Alamein to Tunis, from 10th August, 1942 to 13th May, 1943 (Despatch submitted to the Secretary of State for War on 23 May 1947), Supplement to The London Gazette, (lire en ligne), chap. 38196, p. 873.
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 (en) Headquarters Royal Air Force Middle East, R.A.F. Middle East Review No. 2 : January–March 1943, (lire en ligne), p. 17.
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 (en) Douglas Porch, Resistance and Liberation : France at War, 1942–1945, Cambridge University Press, (ISBN 978-1-009-16114-5, DOI 10.1017/9781009161152), p. 71.
  4. 1 2 Jean-Julien Fonde, « « L'Escadron Sacré » dans le Sud Tunisien (1943) », Revue historique des Armées, no 113, , p. 99-118 (DOI 10.3406/rharm.1973.8671, lire en ligne, consulté le ).
  5. 1 2 3 4 5 6 7 « Ksar Rhilane (Tunisie) – 10 mars 1943 », sur Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque (consulté le ).
  6. (en) Harold Alexander, The African Campaign from El Alamein to Tunis, from 10th August, 1942 to 13th May, 1943, Supplement to The London Gazette, (lire en ligne), chap. 38196, p. 870.
  7. François Jacob, La Statue intérieure, Paris, Odile Jacob, .
  8. 1 2 « Kalendar 1942 Panzergruppe Afrika (15e Pz. Div.) », sur Paris Musées Collections (consulté le ).
  9. 1 2 « Fred Moore : Ksar Rhilane », sur Chemins de mémoire, Ministère de la Défense (consulté le ).
  10. 1 2 « Journal de marche de la Compagnie de découverte et de combat du Cameroun, 1er décembre 1941 au 31 octobre 1943 », sur Fondation de la France Libre (consulté le ).
  11. « « Mémoire des Sables » - AEFE Tunisie », sur Ministère des Armées et des Anciens combattants (consulté le ).
  12. « Combats, décors, foules : les effets visuels de « La Bataille de Gaulle » », sur Centre national du cinéma et de l'image animée (consulté le ).

Bibliographie

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  • Colonel A. Goutard, « La bataille sur la ligne Mareth », Historia, no 46, (ISSN 1270-0835).
  • François Ingold, Ceux de Leclerc en Tunisie, Paris, Office français d'édition, , 82 p.