Bataille de Laval
La bataille de Laval se déroule lors de la guerre de Vendée.
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Laval (Mayenne) |
| Issue | Victoire vendéenne |
| François-Joseph Letourneur | Henri de La Rochejaquelein |
| 6 000 hommes | 25 000 hommes |
| Inconnues | Inconnues |
Batailles
- 1re Bressuire
- 1re Machecoul
- 1re Saint-Florent-le-Vieil
- Jallais
- 1re Chemillé
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- Montorgueil
- La Bruffière
- La Créancière
- 3e Chemillé
- La Bégaudière
- Froidfond
- La Chabotterie
| Coordonnées | 48° 04′ 22″ nord, 0° 46′ 12″ ouest | |
|---|---|---|
Prélude
modifierAprès avoir traversé la Loire, sous la pression des forces républicaines de l'armée de l'Ouest, les Vendéens occupent Varades, où leurs officiers se réunissent en conseil le 19 octobre 1793. Le général en chef Maurice d'Elbée n'ayant pas participé à la traversée de la Loire[Note 1], les officiers proposent alors le grade de généralissime à Louis de Salgues de Lescure. Ce dernier, blessé également, décline l'offre, jugeant que sa blessure est trop sérieuse[Note 2]. À la place, Lescure propose de nommer Henri de La Rochejaquelein. Celui-ci, après un moment d'hésitation, finit par accepter, et il devient ainsi, à 21 ans, le général en chef des Vendéens.
Cependant, le conseil doit également décider de la marche à suivre. L'objectif est de soulever les habitants de la Bretagne et du Comté de Laval, considérés comme majoritairement favorables aux royalistes. Afin de garder le contact avec Charette, Lescure propose de marcher sur Nantes, dont la garnison est alors fort réduite. Cependant Talmont, qui posséde de nombreuses terres dans le Comté de Laval, propose de prendre d'abord Laval ; il affirme que l'influence qu'il a dans cette province y provoquera le soulèvement de plusieurs dizaines de milliers d'hommes. La Rochejaquelein accepte ce projet.
La bataille
modifierLe , l'armée se met en marche pour Laval ; sur son passage, elle culbute facilement les faibles garnisons d'Ingrandes et de Candé le jour même, puis celles de Segré et Château-Gontier le 21.
Dans ces circonstances, les administrateurs du département de la Mayenne, pour éviter que les détenus, prêtres réfractaires et suspects, parmi lesquels se trouvent quelques patriotes, soient délivrés par les Vendéens, se résolvent à les faire conduire loin du théâtre de la guerre.
Le , les Vendéens sont devant Laval, défendue par 6 000 hommes. Le conventionnel François Joachim Esnue-Lavallée charge 15 000 volontaires de leur en interdire l'entrée. Cependant les Républicains n'offrent pas une défense très solide : dès le premier assaut vendéen, le général Letourneur ordonne la retraite, qui se transforme en déroute, les troupes se dispersant dans les campagnes.
Ces victoires obtenues facilement regonflent le moral des Vendéens, auxquels la population de Laval offre un bon accueil et se charge de leur fournir des vivres et du ravitaillement. Les généraux vendéens décident de rester quelques jours à Laval afin d'attendre des renforts et de faire reposer les troupes, exténuées par les longues marches des jours précédents. Le même jour, l'armée de l'Ouest traverse elle aussi la Loire à Angers et Nantes, laissant derrière elle Haxo pour combattre Charette.
Après l'entrée des Vendéens à Laval, Mme de Monfrand, qui héberge Lescure dans son hôtel, réussit à sauver un grand nombre de patriotes que les Vendéens, irrités du massacre de Candé de la veille, veulent mettre à mort[réf. nécessaire]. Dès que les Vendéens ont quitté la ville, elle est jetée dans un cachot et condamnée à mort[réf. nécessaire].
Notes et références
modifierSources
modifier- Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, édition de 2009, p. 287-288.
- Charles-Louis Chassin, La Vendée Patriote (1793-1800), Tome III, édition Paul Dupont, 1893-1895, p. 237-238.
- Yves Gras, La guerre de Vendée : 1793-1796, Paris, Economica, coll. « Campagnes et stratégies », , 184 p. (ISBN 978-2-7178-2600-5), p. 96-99.
- Jean Tabeur, Paris contre la Province, les guerres de l'Ouest, éditions Economica, 2008, p. 155-157.
- Étienne-Louis Couanier de Launay, Histoire de Laval (818-1855), Imp. Godbert, , 608 p. [détail des éditions] (lire en ligne)
