Bataille de Marj al-Saffar (1126)

bataille des croisés en Terre Sainte

La bataille de Marj al-Saffar fut un affrontement militaire opposant l'armée croisée du royaume de Jérusalem menée par le roi Baudouin II de Jérusalem à l'émirat de Damas dirigé par Tughtekin, qui se déroula à Marj al-Saffar (en) près de la ville de Damas. Les Croisés ont vaincu l'armée musulmane sur le champ de bataille, mais ont échoué dans leur objectif de s'emparer de cette ville.

Bataille de Marj al-Saffar de 1126
Informations générales
Date
Lieu Marj al-Saffar (en) (Drapeau de la Syrie Syrie)
près de Damas (empire seldjoukide)
Issue Victoire des croisés
Belligérants
Royaume de Jérusalem Bourides de Damas
Nizârites de Syrie
Commandants
Baudouin II de Jérusalem Tughtekin
Forces en présence
inconnues 3 000 cavaliers et un nombre inconnu de fantassins
Pertes
14 chevaliers et 80 fantassins 2 000 cavaliers et un nombre inconnu de fantassins
Coordonnées 33° 17′ 13″ nord, 36° 15′ 29″ est
Géolocalisation sur la carte : Syrie
(Voir situation sur carte : Syrie)
Bataille de Marj al-Saffar de 1126
Géolocalisation sur la carte : États latins d'Orient
(Voir situation sur carte : États latins d'Orient)
Bataille de Marj al-Saffar de 1126

Contexte

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Après sa victoire à la bataille d'Azaz, au nord-est d'Antioche, Baudouin II de Jérusalem mena une armée de Francs à l'assaut de Damas au début de l'année 1126. Son armée était composée des habituels chevaliers montés et d'hommes d'armes, appuyés par des lanciers et des archers à pied. À Marj al-Saffar, à 30 kilomètres de Damas[1], les croisés rencontrèrent l'armée damascène qui leur livra bataille. Tughtekin, fondateur de la dynastie bouride, régnait alors sur Damas.

Bataille

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Peu de détails sur la bataille sont connus. Les sources divergent sur les détails tactiques, mais s'accordent sur le fait que les Croisés ne parvinrent pas à s'emparer de Damas. Les Francs subirent de lourdes pertes face aux archers turcs lors d'un combat acharné, « mais une forte attaque menée en fin de journée leur permit de remporter une victoire chèrement acquise. Leur succès tactique les empêcha d'atteindre leur objectif initial : la conquête de Damas »[2].

Un autre historien écrit : « Les forces croisées ont remporté une victoire nette, mais n'ont pas pu exploiter leur avantage »[1]. Un troisième auteur note que la victoire des croisés est survenue parce que Tughtekin « est tombé de son cheval et, pensant qu'il avait été tué, ses compagnons ont fui »[3].

En raison de leurs lourdes pertes, les croisés ont été contraints de battre en retraite[4].

Conséquences

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Certains Ismaéliens nizârites de Homs et d'ailleurs participèrent à la défense de Damas[5]. Cela contribua à l'établissement de l'alliance entre le chef nizârite Bahram al-Da'i (en), grand dai de Syrie, et les bourides[6].

En 1129, les Francs attaquèrent de nouveau Damas, mais leur siège de la ville échoua de nouveau.

Bibliographie

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  • (en) N. A. R. Gibb, The Damascus Chronicle of the Crusades, Luzac & Company, .
  • (en) R. C. Smail, Crusading Warfare 1097-1193, New York, Barnes & Noble Books, (ISBN 1-56619-769-4).
  • (en) John France, Western Warfare in the Age of the Crusades, 1000-1300, Cornell University Press, (ISBN 0-8014-3671-0).
  • (en) Car Hillenbrand, The Crusades: Islamic Perspectives, Routledge, (ISBN 1579582109).
  • (en) Ross Burns, Damascus: A History, Routledge, (ISBN 978-0-415-27105-9).

Références

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  1. 1 2 Ross Burns 2005, p. 150.
  2. ↑ R. C. Smail 1956, p. 182.
  3. ↑ Car Hillenbrand 1999, p. 515.
  4. ↑ John France 1999, p. 220.
  5. ↑ (en) James Wasserman, The Templars and the Assassins : The Militia of Heaven, Simon and Schuster, (ISBN 9781594778735), p. 117
  6. ↑ N. A. R. Gibb 1932, p. 174-177.